Richard WAGNER. L.A.S., Tribschen 31 janvier 1869, à Édouard Schuré ; 2 pages in-8 (petite fente au pli) ; en allemand.
Au sujet du chef d’orchestre Pasdeloup qui doit monter Rienzi.
[L’Alsacien Édouard Schuré (1841-1929) a été le pionnier du wagnérisme en France. C’est ici la 2e lettre que lui adresse Wagner. Jules Pasdeloup, directeur du Théâtre Lyrique depuis août 1868, devait y monter Rienzi, dont la première représentation eut lieu le 6 avril 1869.]
Wagner remercie Schuré pour ses lettres et ses aimables paroles. En ce qui concerne l’activité de Pasdeloup, il en a une si piètre opinion qu’il préférerait tout bonnement voir cette affaire en rester là. Pour réussir une entreprise de ce genre il faudrait une mise en œuvre et une tension extraordinaire de toutes les énergies. Pour parler franc, il serait nécessaire, pour parvenir à un tel résultat, de disposer de moyens intellectuels et moraux bien différents de ceux que le ciel a dévolus au sieur P. Tout ce qui désormais reste à faire est d’empêcher que se produise une catastrophe. : « Was das Pasdeloup’sche Unternemmen betrifft, so hege ich eine so geringeMeinung davon, dass ich nichts mehr wünschte als, es käme gar nicht zu Stande. So etwas könnte nur durch eine ausserordentliche Anspannung u. Erregung aller Kräfte gelingen : aufrichtig gesagt weiss ich aber, dass es zu solch einer Wirkung anderer intellectueller und moralischer Kräfte bedarf, als sie dem guten P. vom Himmel beschieden sind. – Alles gilt es demnach nur, etwas Uebles nicht geschehen zu lassen. »
En post-scriptum, il prie Schuré de trouver un bon débit de tabac [en français dans le texte], pour lui faire envoyer 1 kilogramme de tabac à priser de la Régie : « Regie-Schnupftabac ». Il lui indique également, dans le passage Choiseul, à droite du début de la Rue neuve des Petits Champs, un magasin de thé et de biscuits où il a trouvé jadis des biscottes gigantesques, de qualité supérieure : « wo ich einst vortreffliche Riesengrosse Zwiebacke entnahm »?; et il prie lui en faire envoyer une boîte. Il espère ne pas trop abuser de la complaisance de son ami.
Sämtliche Briefe, vol. 21, n° 28, p. 55.
Live mercredi 20 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°49

Richard WAGNER. L.A.S., Tribschen 31 janvier 1869, à Édouard Schuré ; 2 pages in-8 (petite fente au pli) ; en allemand. Au sujet du chef d’orchestre Pasdeloup qui doit monter Rienzi. [L’Alsacien Édouard Schuré (1841-1929) a été le pionnier du wagnérisme en France. C’est ici la 2e lettre que lui adresse Wagner. Jules Pasdeloup, directeur du Théâtre Lyrique depuis août 1868, devait y monter Rienzi, dont la première représentation eut lieu le 6 avril 1869.] Wagner remercie Schuré pour ses lettres et ses aimables paroles. En ce qui concerne l’activité de Pasdeloup, il en a une si piètre opinion qu’il préférerait tout bonnement voir cette affaire en rester là. Pour réussir une entreprise de ce genre il faudrait une mise en œuvre et une tension extraordinaire de toutes les énergies. Pour parler franc, il serait nécessaire, pour parvenir à un tel résultat, de disposer de moyens intellectuels et moraux bien différents de ceux que le ciel a dévolus au sieur P. Tout ce qui désormais reste à faire est d’empêcher que se produise une catastrophe. : « Was das Pasdeloup’sche Unternemmen betrifft, so hege ich eine so geringeMeinung davon, dass ich nichts mehr wünschte als, es käme gar nicht zu Stande. So etwas könnte nur durch eine ausserordentliche Anspannung u. Erregung aller Kräfte gelingen : aufrichtig gesagt weiss ich aber, dass es zu solch einer Wirkung anderer intellectueller und moralischer Kräfte bedarf, als sie dem guten P. vom Himmel beschieden sind. – Alles gilt es demnach nur, etwas Uebles nicht geschehen zu lassen. » En post-scriptum, il prie Schuré de trouver un bon débit de tabac [en français dans le texte], pour lui faire envoyer 1 kilogramme de tabac à priser de la Régie : « Regie-Schnupftabac ». Il lui indique également, dans le passage Choiseul, à droite du début de la Rue neuve des Petits Champs, un magasin de thé et de biscuits où il a trouvé jadis des biscottes gigantesques, de qualité supérieure : « wo ich einst vortreffliche Riesengrosse Zwiebacke entnahm »?; et il prie lui en faire envoyer une boîte. Il espère ne pas trop abuser de la complaisance de son ami. Sämtliche Briefe, vol. 21, n° 28, p. 55.

Estimation
2 500 € - 3 000 €
Résultat
3 297 €
Frais de vente
32%
Richard WAGNER. L.A.S., Tribschen 31 janvier 1869, à Édouard Schuré ; 2 pages in-8 (petite fente au pli) ; en allemand. Au sujet du chef d’orchestre Pasdeloup qui doit monter Rienzi. [L’Alsacien Édouard Schuré (1841-1929) a été le pionnier du wagnérisme en France. C’est ici la 2e lettre que lui adresse Wagner. Jules Pasdeloup, directeur du Théâtre Lyrique depuis août 1868, devait y monter Rienzi, dont la première représentation eut lieu le 6 avril 1869.] Wagner remercie Schuré pour ses lettres et ses aimables paroles. En ce qui concerne l’activité de Pasdeloup, il en a une si piètre opinion qu’il préférerait tout bonnement voir cette affaire en rester là. Pour réussir une entreprise de ce genre il faudrait une mise en œuvre et une tension extraordinaire de toutes les énergies. Pour parler franc, il serait nécessaire, pour parvenir à un tel résultat, de disposer de moyens intellectuels et moraux bien différents de ceux que le ciel a dévolus au sieur P. Tout ce qui désormais reste à faire est d’empêcher que se produise une catastrophe. : « Was das Pasdeloup’sche Unternemmen betrifft, so hege ich eine so geringeMeinung davon, dass ich nichts mehr wünschte als, es käme gar nicht zu Stande. So etwas könnte nur durch eine ausserordentliche Anspannung u. Erregung aller Kräfte gelingen : aufrichtig gesagt weiss ich aber, dass es zu solch einer Wirkung anderer intellectueller und moralischer Kräfte bedarf, als sie dem guten P. vom Himmel beschieden sind. – Alles gilt es demnach nur, etwas Uebles nicht geschehen zu lassen. » En post-scriptum, il prie Schuré de trouver un bon débit de tabac [en français dans le texte], pour lui faire envoyer 1 kilogramme de tabac à priser de la Régie : « Regie-Schnupftabac ». Il lui indique également, dans le passage Choiseul, à droite du début de la Rue neuve des Petits Champs, un magasin de thé et de biscuits où il a trouvé jadis des biscottes gigantesques, de qualité supérieure : « wo ich einst vortreffliche Riesengrosse Zwiebacke entnahm »?; et il prie lui en faire envoyer une boîte. Il espère ne pas trop abuser de la complaisance de son ami. Sämtliche Briefe, vol. 21, n° 28, p. 55.
Vente mercredi 20 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris