Sidney SMITH (1764-1840) amiral anglais. L.S. comme «capitaine de haut bord au service d’Angleterre prisonnier de guerre», à la Tour du Temple 15 septembre 1796, à La Revellière-Lépeaux, Directeur ; 1page et demie in-fol. Lettre de la Prison du Temple. [Smith avait été fait prisonnier le 17 mars 1796 alors qu’il remontait la Seine pour capturer un corsaire français.] Il soumet un mémoire «dans l’espérance que vous verrez l’injustice qu’il y auroit de traiter plus long temps des prisonniers de guerre avec une vigueure que la jurisprudence n’admet pas même pour des malfaiteurs. L’emprisonnement solitaire est surement la plus forte punition qu’on puisse infliger, d’ailleurs, je me vois confondu avec des prisonniers prevenûs de crimes sans meme jouir du meme degré d’indulgence nommement celle de la societé, je sais bien qu’on a attaché les epithètes de monstre et incendiaire à mon nom [...] mon honneur peut vous être indifferent mais celui des français doit vous être cher, et vous devez sentir que ce seroit ternir leur gloire militaire que de continuer ce dur traitement envers des prisonniers de guerre qui n’ont pas d’autre tort que d’avoir fait leur devoir»... [Il finira par s’évader grâce aux complicités royalistes.] On joint des copies de lettres adressées au Directeur Barthélemy, et au ministre des Relations extérieures [Talleyrand], 1797 (défauts).
Estimation
200 € - 250 €
Résultat
791 €
Frais de vente
32%
Sidney SMITH (1764-1840) amiral anglais. L.S. comme «capitaine de haut bord au service d’Angleterre prisonnier de guerre», à la Tour du Temple 15 septembre 1796, à La Revellière-Lépeaux, Directeur ; 1page et demie in-fol.
Lettre de la Prison du Temple. [Smith avait été fait prisonnier le 17 mars 1796 alors qu’il remontait la Seine pour capturer un corsaire français.] Il soumet un mémoire «dans l’espérance que vous verrez l’injustice qu’il y auroit de traiter plus long temps des prisonniers de guerre avec une vigueure que la jurisprudence n’admet pas même pour des malfaiteurs. L’emprisonnement solitaire est surement la plus forte punition qu’on puisse infliger, d’ailleurs, je me vois confondu avec des prisonniers prevenûs de crimes sans meme jouir du meme degré d’indulgence nommement celle de la societé, je sais bien qu’on a attaché les epithètes de monstre et incendiaire à mon nom [...] mon honneur peut vous être indifferent mais celui des français doit vous être cher, et vous devez sentir que ce seroit ternir leur gloire militaire que de continuer ce dur traitement envers des prisonniers de guerre qui n’ont pas d’autre tort que d’avoir fait leur devoir»... [Il finira par s’évader grâce aux complicités royalistes.]
On joint des copies de lettres adressées au Directeur Barthélemy, et au ministre des Relations extérieures [Talleyrand], 1797 (défauts).
Vente
jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris