Pierre Célestin ROUX-LAVERGNE (1802-1874) historien et journaliste, il fut député d’Ille-et-Vilaine (1848-1849). L.A.S., Paris 7 décembre 1851, à un ami ; 4 pages in-8, en-tête du journal L’Univers.

Réaction au coup d’état du 2 décembre 1851. 

«Ne serions-nous pas au commencement de la fin ? […] Je trouve dans Louis-Napoléon des symptômes providentiels très marqués. Ils se résument en un mot: il chatie le Bourgeois et le Socialiste. L’Eglise n’est pas touchée au contraire.» Les Bourgeois sont furieux, tout comme Villemain ; «Les libres penseurs sont aux abois ; les socialistes rugissent. Le peuple seul trouve le tour subtil, hardi, bien joué, digne d’un Napoléon et c’est ma foi vrai. […] J’ai vu à un étroit judas de la mairie du 10ème, l’élite de la France parlementaire donner une représentation digne du théâtre Guignol». Il relate les prises de parole de Vatimesnil «pâle de colère comme Polichinelle au moment d’être emporté par le Diable», Berryer «brandissant son écharpe», Oudinot: «Quelle farce ! Ils étaient prisonniers. Quand on a trouvé qu’ils avaient assez amusé le public, un officier a fermé la fenêtre. C’est tout comme à la foire: le spectacle va commencer». Lui, ne fait pas partie des furieux ; le mot d’ordre des socialistes, selon Pierre Larousse, c’est «le feu, des barricades faites avec des maisons entières, s’emparer de toutes les églises ; et moi, ajoutait l’ami Pierre, j’y prêcherai. […] Louis Napoléon est un héros ou un fou. […] Jusqu’ici, il parait réellement de l’étoffe de ces hommes dans la main des quels Dieu met les peuples. Il est, dit-on, la Grue divine destinée à croquer le crapaud orléaniste et le serpent socialiste»…
Live jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°420

Pierre Célestin ROUX-LAVERGNE (1802-1874) historien et journaliste, il fut député d’Ille-et-Vilaine (1848-1849). L.A.S., Paris 7 décembre 1851, à un ami ; 4 pages in-8, en-tête du journal L’Univers. Réaction au coup d’état du 2 décembre 1851. «Ne serions-nous pas au commencement de la fin ? […] Je trouve dans Louis-Napoléon des symptômes providentiels très marqués. Ils se résument en un mot: il chatie le Bourgeois et le Socialiste. L’Eglise n’est pas touchée au contraire.» Les Bourgeois sont furieux, tout comme Villemain ; «Les libres penseurs sont aux abois ; les socialistes rugissent. Le peuple seul trouve le tour subtil, hardi, bien joué, digne d’un Napoléon et c’est ma foi vrai. […] J’ai vu à un étroit judas de la mairie du 10ème, l’élite de la France parlementaire donner une représentation digne du théâtre Guignol». Il relate les prises de parole de Vatimesnil «pâle de colère comme Polichinelle au moment d’être emporté par le Diable», Berryer «brandissant son écharpe», Oudinot: «Quelle farce ! Ils étaient prisonniers. Quand on a trouvé qu’ils avaient assez amusé le public, un officier a fermé la fenêtre. C’est tout comme à la foire: le spectacle va commencer». Lui, ne fait pas partie des furieux ; le mot d’ordre des socialistes, selon Pierre Larousse, c’est «le feu, des barricades faites avec des maisons entières, s’emparer de toutes les églises ; et moi, ajoutait l’ami Pierre, j’y prêcherai. […] Louis Napoléon est un héros ou un fou. […] Jusqu’ici, il parait réellement de l’étoffe de ces hommes dans la main des quels Dieu met les peuples. Il est, dit-on, la Grue divine destinée à croquer le crapaud orléaniste et le serpent socialiste»…

Estimation
150 € - 200 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
32%
Pierre Célestin ROUX-LAVERGNE (1802-1874) historien et journaliste, il fut député d’Ille-et-Vilaine (1848-1849). L.A.S., Paris 7 décembre 1851, à un ami ; 4 pages in-8, en-tête du journal L’Univers. Réaction au coup d’état du 2 décembre 1851. «Ne serions-nous pas au commencement de la fin ? […] Je trouve dans Louis-Napoléon des symptômes providentiels très marqués. Ils se résument en un mot: il chatie le Bourgeois et le Socialiste. L’Eglise n’est pas touchée au contraire.» Les Bourgeois sont furieux, tout comme Villemain ; «Les libres penseurs sont aux abois ; les socialistes rugissent. Le peuple seul trouve le tour subtil, hardi, bien joué, digne d’un Napoléon et c’est ma foi vrai. […] J’ai vu à un étroit judas de la mairie du 10ème, l’élite de la France parlementaire donner une représentation digne du théâtre Guignol». Il relate les prises de parole de Vatimesnil «pâle de colère comme Polichinelle au moment d’être emporté par le Diable», Berryer «brandissant son écharpe», Oudinot: «Quelle farce ! Ils étaient prisonniers. Quand on a trouvé qu’ils avaient assez amusé le public, un officier a fermé la fenêtre. C’est tout comme à la foire: le spectacle va commencer». Lui, ne fait pas partie des furieux ; le mot d’ordre des socialistes, selon Pierre Larousse, c’est «le feu, des barricades faites avec des maisons entières, s’emparer de toutes les églises ; et moi, ajoutait l’ami Pierre, j’y prêcherai. […] Louis Napoléon est un héros ou un fou. […] Jusqu’ici, il parait réellement de l’étoffe de ces hommes dans la main des quels Dieu met les peuples. Il est, dit-on, la Grue divine destinée à croquer le crapaud orléaniste et le serpent socialiste»…
Vente jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris