Armand-Jean Le Bouthillier de RANCÉ (1626-1700). L.S., de la Trappe 28 juin 1690, à un religieux ; 4 pages in-8. Après avoir assuré son correspondant de toute sa considération, Rancé évoque un prétendu religieux de la Trappe qui «ne l’a jamais esté, il a pu y avoir porté l’habit de novice, cela suffit pour en scavoir, et pour en dire des particularitez ; il court le monde a l’heure qu’il est et va de pais en pais tenant les mêmes discours quil a tenu chez vous ; des gens de bien qui ne me connoissent point, touchéz de piété, m’ecrivent en sa faveur, et me donnent la peine de leur répondre pour les désabuser». Il souffre de ses rhumatismes et donne des nouvelles de religieux: Don Marciez ; le frère Joseph, «une âme fort innocente et fort touchée» ; le frère Paphnuce, «un convers d’une fidélité et d’une exactitude admirable». Quant à la communauté, «il nous est mort bien des Religieux depuis que vous navez esté icy, mais il y en a d’autres qui ont pris leur place, et par la grace de Dieu il n’y a nul affoiblissement, ni dans le nombre ni dans l’observance. Tout s’y maintient». Il termine par des encouragements et des conseils: «vous estes dans l’estat ou Dieu vous veut, vous en connoissez parfaitement les devoirs, et je suis assuré que rien ne vous occupe davantage que le soin d’y satisfaire, ceste crainte que vous avez de n’y estre pas aussi fidelle que vous devriez estre, est la gardienne et la conservatrice de vostre piété et de vostre vertu. J.C. ne manque point de protéger ses ministres quand ils ont autant de zèle que vous avez pour sa gloire et pour son service. Nous ne manquerons point de luy offrir nos prières afin qu’il soit toujours vostre guide et vostree lumiere»…
Estimation
1 000 € - 1 200 €
Résultat
1 055 €
Frais de vente
32%
Armand-Jean Le Bouthillier de RANCÉ (1626-1700). L.S., de la Trappe 28 juin 1690, à un religieux ; 4 pages in-8.
Après avoir assuré son correspondant de toute sa considération, Rancé évoque un prétendu religieux de la Trappe qui «ne l’a jamais esté, il a pu y avoir porté l’habit de novice, cela suffit pour en scavoir, et pour en dire des particularitez ; il court le monde a l’heure qu’il est et va de pais en pais tenant les mêmes discours quil a tenu chez vous ; des gens de bien qui ne me connoissent point, touchéz de piété, m’ecrivent en sa faveur, et me donnent la peine de leur répondre pour les désabuser».
Il souffre de ses rhumatismes et donne des nouvelles de religieux: Don Marciez ; le frère Joseph, «une âme fort innocente et fort touchée» ; le frère Paphnuce, «un convers d’une fidélité et d’une exactitude admirable». Quant à la communauté, «il nous est mort bien des Religieux depuis que vous navez esté icy, mais il y en a d’autres qui ont pris leur place, et par la grace de Dieu il n’y a nul affoiblissement, ni dans le nombre ni dans l’observance. Tout s’y maintient».
Il termine par des encouragements et des conseils: «vous estes dans l’estat ou Dieu vous veut, vous en connoissez parfaitement les devoirs, et je suis assuré que rien ne vous occupe davantage que le soin d’y satisfaire, ceste crainte que vous avez de n’y estre pas aussi fidelle que vous devriez estre, est la gardienne et la conservatrice de vostre piété et de vostre vertu. J.C. ne manque point de protéger ses ministres quand ils ont autant de zèle que vous avez pour sa gloire et pour son service. Nous ne manquerons point de luy offrir nos prières afin qu’il soit toujours vostre guide et vostree lumiere»…
Vente
jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris