[Louis-Philippe-Joseph, duc d’ORLÉANS, dit PHILIPPE-ÉGALITÉ]. L.A.S. du chevalier Antoine de MICHEROUX, Turin 24 octobre 1789 ; 4pages in-4. Très intéressante lettre sur le rôle du duc d’Orléans dans les troubles. Il transmet à S.A.S. les dernières nouvelles reçues de Paris, concernant notamment «la retraite du Duc d’Orleans en Angleterre», après avoir été dénoncé au Roi par Bailly et Lafayette «comme l’auteur des tous les troubles, qui avoient agité jusqu’alors la Nation» ; le Roi convoqua le duc et, «après lui avoir reproché amèrement toutes ses coupables démarches, lui ordonna de partir aussitôt pour l’Angleterre» ; à sa demande, il fut indiqué sur les passeports qu’il «allait à Londres avec des commissions secretes, afin qu’on ne le prit point pour un fugitif et un proscrit». Rentré chez lui, il fit faire ses préparatifs «avec le plus grand bruit» dans l’espoir «d’ameuter la Populace en sa faveur», sans succès. Il a emmené avec lui «le sieur de La Clos, son secrétaire des commandements, et l’auteur du fameux roman intitulé les liaisons dangereuses». Micheroux énumère tous les troubles provoqués par le duc, en qui il voit «l’auteur de toutes ces crises par lesquelles la France a dû passer, et qui ont poussé insensiblement le Roi jusqu’au point de se trouver comme prisonnier au milieu d’un Peuple, qui l’adore» ; les piques armant la populace marchant sur Versailles ont été «fabriquées dans les écuries du Duc d’Orléans», qui avait résolu de faire assassiner Lafayette… «Depuis son départ, tout est rentré dans le calme à Paris. Le Roi se montre souvent au balcon avec la Reine, et le Peuple les comble d’applaudissements»… On joint une gravure au pointillé de Barbier, gravée par James Prand, Arrestation du Duc d’Orléans Le 6 Avril 1793 (32,5 x 26 cm, marges rognées).
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[Louis-Philippe-Joseph, duc d’ORLÉANS, dit PHILIPPE-ÉGALITÉ]. L.A.S. du chevalier Antoine de MICHEROUX, Turin 24 octobre 1789 ; 4pages in-4.
Très intéressante lettre sur le rôle du duc d’Orléans dans les troubles.
Il transmet à S.A.S. les dernières nouvelles reçues de Paris, concernant notamment «la retraite du Duc d’Orleans en Angleterre», après avoir été dénoncé au Roi par Bailly et Lafayette «comme l’auteur des tous les troubles, qui avoient agité jusqu’alors la Nation» ; le Roi convoqua le duc et, «après lui avoir reproché amèrement toutes ses coupables démarches, lui ordonna de partir aussitôt pour l’Angleterre» ; à sa demande, il fut indiqué sur les passeports qu’il «allait à Londres avec des commissions secretes, afin qu’on ne le prit point pour un fugitif et un proscrit». Rentré chez lui, il fit faire ses préparatifs «avec le plus grand bruit» dans l’espoir «d’ameuter la Populace en sa faveur», sans succès. Il a emmené avec lui «le sieur de La Clos, son secrétaire des commandements, et l’auteur du fameux roman intitulé les liaisons dangereuses». Micheroux énumère tous les troubles provoqués par le duc, en qui il voit «l’auteur de toutes ces crises par lesquelles la France a dû passer, et qui ont poussé insensiblement le Roi jusqu’au point de se trouver comme prisonnier au milieu d’un Peuple, qui l’adore» ; les piques armant la populace marchant sur Versailles ont été «fabriquées dans les écuries du Duc d’Orléans», qui avait résolu de faire assassiner Lafayette… «Depuis son départ, tout est rentré dans le calme à Paris. Le Roi se montre souvent au balcon avec la Reine, et le Peuple les comble d’applaudissements»…
On joint une gravure au pointillé de Barbier, gravée par James Prand, Arrestation du Duc d’Orléans Le 6 Avril 1793 (32,5 x 26 cm, marges rognées).
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jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris