Charles de Sainte-Maure, duc de MONTAUSIER (1610-1690) maréchal de camp, gouverneur du Grand Dauphin, gouverneur d’Alsace, mari de Julie d’Angennes ; il serait le modèle du Misanthrope de Molière. L.A.S., avec 8 lignes autographes de sa femme Julie d’ANGENNES, Paris 29 septembre 1651, au cardinal Mazarin ; 3pages in-4, adresse avec sceaux de cire noire sur lacs de soie bleue. Belle et rare lettre par les deux époux. Le duc craint que ses lettres ne soient perdues, et s’inquiète de n’avoir de «nouvelles de V E. que par la voix publique» ; il tient à l’assurer «que je suis toujours ce que je dois estre et que mon zele et ma passion pour vous quoy que tres inutiles ne laissent pas d’éclater en toutes occasions. Faites moy lhonneur, Monseigneur, de nen pas douter, et de me commander ce que vous jugerés a propos pour vostre service, et vous cognoistrés quau milieu de tant de personnes obligées qi vous ont manqué il y a une au moins qui ne sest pas demantie, et qui portera la recognoissance jusques a lextremité»… Julie d’Angennes prend la plume pour assurer Mazarin que ses «sentiments pour vre Eminence ne difèrent point de ceux quy vous sont expliques par cette lettre», et lui demande «de me continuer lhonneur de vos bonnes graces Jose dire que cest avec justice puis que personne ne vous honore avec plus de passion que moy». On joint une l.a.s. de la prieure du Carmel de France, 30 juin 1864, confirmant au marquis de Sainte-Maure que Julie d’Angennes, en 1671, et son mari le duc de Montausier, en 1690, ont été inhumés dans la chapelle du Carmel. – Une note explique la provenance de cette lettre, achetée par le marquis de Sainte-Maure Montausier à la vente après décès du libraire J.J. de Bure, le 23 décembre 1853.
Estimation
600 € - 800 €
Résultat
791 €
Frais de vente
32%
Charles de Sainte-Maure, duc de MONTAUSIER (1610-1690) maréchal de camp, gouverneur du Grand Dauphin, gouverneur d’Alsace, mari de Julie d’Angennes ; il serait le modèle du Misanthrope de Molière. L.A.S., avec 8 lignes autographes de sa femme Julie d’ANGENNES, Paris 29 septembre 1651, au cardinal Mazarin ; 3pages in-4, adresse avec sceaux de cire noire sur lacs de soie bleue.
Belle et rare lettre par les deux époux. Le duc craint que ses lettres ne soient perdues, et s’inquiète de n’avoir de «nouvelles de V E. que par la voix publique» ; il tient à l’assurer «que je suis toujours ce que je dois estre et que mon zele et ma passion pour vous quoy que tres inutiles ne laissent pas d’éclater en toutes occasions. Faites moy lhonneur, Monseigneur, de nen pas douter, et de me commander ce que vous jugerés a propos pour vostre service, et vous cognoistrés quau milieu de tant de personnes obligées qi vous ont manqué il y a une au moins qui ne sest pas demantie, et qui portera la recognoissance jusques a lextremité»… Julie d’Angennes prend la plume pour assurer Mazarin que ses «sentiments pour vre Eminence ne difèrent point de ceux quy vous sont expliques par cette lettre», et lui demande «de me continuer lhonneur de vos bonnes graces Jose dire que cest avec justice puis que personne ne vous honore avec plus de passion que moy».
On joint une l.a.s. de la prieure du Carmel de France, 30 juin 1864, confirmant au marquis de Sainte-Maure que Julie d’Angennes, en 1671, et son mari le duc de Montausier, en 1690, ont été inhumés dans la chapelle du Carmel. – Une note explique la provenance de cette lettre, achetée par le marquis de Sainte-Maure Montausier à la vente après décès du libraire J.J. de Bure, le 23 décembre 1853.
Vente
jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris