Thomas-Alexandre Davy de la Pailleterie, dit Alexandre DUMAS (1762-1806) général mulâtre, il se distingua par sa force et sa bravoure dans les guerres de la Révolution ; surnommé «l’Horatius Coclès du Tyrol», il est le père du romancier Alexandre Dumas. P.S. «Vu Al. Dumas», [1801] ; 5pages in4. Rare et intéressant rapport «sur la captivité que les français prisonniers de guerre du Roy de Naples ont souffert au chateau d’Otrante». Autorisé par Menou pour raison d’infirmité à quitter l’Égypte, le sous-lieutenant Joseph Vincent (qui signe ce rapport) fut chargé de veiller sur «les aveugles et estropiés embarqués sur le bâtiment La Vierge du Rosaire et évacués sur l’hôtel des Invalides à Paris», et embarqua à Alexandrie le 29 floréal an VII (18 mai 1799). Après 20 jours de navigation, le navire fut forcé de relâcher au port de Lecce, et tout l’équipage et les malades furent faits prisonniers par les troupes napolitaines. Dépouillés sans ménagements de leur argent, effets et papiers, mis en quarantaine «dans des grôttes humides sans autres moyens d’existance que quelque reste de biscuit pourri [...] et de deux œufs pour chacun», ils furent ensuite transférés dans une prison obscure du château d’Otrante «sans distinction de grade ni d’infirmité». Vincent décrit en détail les conditions de détention et les mauvais traitements subis pendant plus d’un an... L’armistice du 18 février 1801 leur rendit la liberté, mais tous ne retrouvèrent pas leurs biens... Vincent recommande à la bienveillance nationale ces victimes d’un sort odieux, «si contraire aux droits de la guerre et au sentiment d’humanité»...
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Thomas-Alexandre Davy de la Pailleterie, dit Alexandre DUMAS (1762-1806) général mulâtre, il se distingua par sa force et sa bravoure dans les guerres de la Révolution ; surnommé «l’Horatius Coclès du Tyrol», il est le père du romancier Alexandre Dumas. P.S. «Vu Al. Dumas», [1801] ; 5pages in4.
Rare et intéressant rapport «sur la captivité que les français prisonniers de guerre du Roy de Naples ont souffert au chateau d’Otrante».
Autorisé par Menou pour raison d’infirmité à quitter l’Égypte, le sous-lieutenant Joseph Vincent (qui signe ce rapport) fut chargé de veiller sur «les aveugles et estropiés embarqués sur le bâtiment La Vierge du Rosaire et évacués sur l’hôtel des Invalides à Paris», et embarqua à Alexandrie le 29 floréal an VII (18 mai 1799). Après 20 jours de navigation, le navire fut forcé de relâcher au port de Lecce, et tout l’équipage et les malades furent faits prisonniers par les troupes napolitaines. Dépouillés sans ménagements de leur argent, effets et papiers, mis en quarantaine «dans des grôttes humides sans autres moyens d’existance que quelque reste de biscuit pourri [...] et de deux œufs pour chacun», ils furent ensuite transférés dans une prison obscure du château d’Otrante «sans distinction de grade ni d’infirmité». Vincent décrit en détail les conditions de détention et les mauvais traitements subis pendant plus d’un an... L’armistice du 18 février 1801 leur rendit la liberté, mais tous ne retrouvèrent pas leurs biens... Vincent recommande à la bienveillance nationale ces victimes d’un sort odieux, «si contraire aux droits de la guerre et au sentiment d’humanité»...
Vente
jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris