Victor-Maurice de Riquet, comte de caraman (1727-1807). L.A.S., Edimbourg 15 juillet 1796, à un comte ; 4 pages in-4. Projet d’émigrer avec sa famille en Russie et d’y former une colonie française. Il ne regrette de Roissy que le bonheur d’y trouver sa famille rassemblée sous le grand platane, car il a été élevé dans les principes de fidélité, modestie, franchise et fermeté: «Loin de fusiller nos prisonniers, nous leur offrions notre bourse, notre chambre, nos services. Tels etoient les principes des honnêtes gens que l’horreur du crime, et l’impossibilité de remplir leurs devoirs, a eloignés de leur patrie, et qu’on a appellés improprement émigrés au lieu de les nommer tout simplement de leur nom, d’honnêtes gens, d’hommes d’honneur, fidèles a leurs sermens et a leur devoir»... Il résume la situation financière de sa famille de 40 personnes et environ autant de domestiques, pour qui il faudra de nouvelles ressources dès 1797 «pour les transporter dans les parties meridionnales de l’empire de la Russie, et payer par leurs travaux, et l’extension de leurs principes royalistes, la reconnoissance qu’ils devroient a Sa Majesté l’imperatrice [Catherine II]. Ce sentiment seroit le premier mobile de leur activité ; et si elle vouloit former un Regiment de François choisis, eprouvés par le malheur et fermes dans leurs principes, on parviendroit aisement à le lever. Toutes les connoissances relatives au militaire, à l’agriculture, aux canaux se reüniroient dans cette colonie». S’il est assuré de l’acceptation de sa proposition par l’Impératrice, il demandera alors l’approbation «du Roy de France» [Louis XVIII], et écrira à son ami le comte Esterhazy...
Estimation
200 € - 250 €
Résultat
435 €
Frais de vente
32%
Victor-Maurice de Riquet, comte de caraman (1727-1807). L.A.S., Edimbourg 15 juillet 1796, à un comte ; 4 pages in-4.
Projet d’émigrer avec sa famille en Russie et d’y former une colonie française.
Il ne regrette de Roissy que le bonheur d’y trouver sa famille rassemblée sous le grand platane, car il a été élevé dans les principes de fidélité, modestie, franchise et fermeté: «Loin de fusiller nos prisonniers, nous leur offrions notre bourse, notre chambre, nos services. Tels etoient les principes des honnêtes gens que l’horreur du crime, et l’impossibilité de remplir leurs devoirs, a eloignés de leur patrie, et qu’on a appellés improprement émigrés au lieu de les nommer tout simplement de leur nom, d’honnêtes gens, d’hommes d’honneur, fidèles a leurs sermens et a leur devoir»... Il résume la situation financière de sa famille de 40 personnes et environ autant de domestiques, pour qui il faudra de nouvelles ressources dès 1797 «pour les transporter dans les parties meridionnales de l’empire de la Russie, et payer par leurs travaux, et l’extension de leurs principes royalistes, la reconnoissance qu’ils devroient a Sa Majesté l’imperatrice [Catherine II]. Ce sentiment seroit le premier mobile de leur activité ; et si elle vouloit former un Regiment de François choisis, eprouvés par le malheur et fermes dans leurs principes, on parviendroit aisement à le lever. Toutes les connoissances relatives au militaire, à l’agriculture, aux canaux se reüniroient dans cette colonie». S’il est assuré de l’acceptation de sa proposition par l’Impératrice, il demandera alors l’approbation «du Roy de France» [Louis XVIII], et écrira à son ami le comte Esterhazy...
Vente
jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris