François-Antoine BOISSY D’ANGLAS (1756-1826) conventionnel (Ardèche). Manuscrit autographe, Pensées diverses sur les mœurs, la politique &a et la révolution française ; carnet in-8 de 28 pages, avec ratures et corrections.

Très intéressant carnet de souvenirs et notes sur la Révolution.

Sur Malesherbes et son opposition aux jurys populaires: «Etablissés un juri a Toulouse, me disait il, et Calas sera encore roué»  ; sur l’abbé Dubos et la supériorité des beaux-arts et la Littérature, le jugement des philosophes et des écrivains qui se contentent de parler des Français de Paris ou de Versailles, sur Montesquieu qui a souvent copié les idées des autres, etc. ; sur le prince de Brunswick à qui la France proposa le commandement de ses armées lors de la déclaration de guerre contre l’Autriche en 1792: «on assure que Brunswick allait accepter ce commandement, lorsque les intrigues de la Reine firent expres pour l’empecher, declarer la guerre a la Prusse, et alors Brunswick prit parti contre la France» ; sur la fuite à Varennes: «J’ai oui dire qu’il y avait un parti en France lorsque le roi s’enfuit, lequel voulait le deposer et creer une republique avec un protecteur ou president qui aurait été ce meme prince de Brunswic... Carra l’un des aboyeurs de ce parti en fesait sans cesse l’eloge dans les feuilles et aux jacobins». Boissy d’Anglas évoque encore d’autres acteurs de la Révolution comme La Fayette, le législateur Bonnier d’Alco, le conventionnel Roberjot, Dietrich le maire de Strasbourg «victime de la tirannie de Robespierre», le général Laharpe, Serbelloni, etc. Il parle du Danemark où «le Roi est constitutionnellement desposte et ou le peuple est extremement heureux» ; de la franc-maçonnerie et de l’organisation du Grand Orient avec le duc d’Orléans à sa tête pour lutter contre les Chevaliers du Temple dont le grand maître était le prince de Brunswick... ; de Philippe-Égalité auquel il compare le prince de Conti «moins crapuleux et plus populaire» ; de Rabaut Saint-Étienne, de l’ouvrage de Monthion sur Louis XVIII et de l’explication fournie par un «fougueux républicain» qui a voté la mort de Louis XVI pour avoir «établi et perçu des impots non votés par les assemblées du peuple, [...] donné des lettres de cachet quand la constitution deffendait d’y avoir egard [...] avoir tiré des emprunts contre le vœu des representans du peuple»… Etc.
Live jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°210

François-Antoine BOISSY D’ANGLAS (1756-1826) conventionnel (Ardèche). Manuscrit autographe, Pensées diverses sur les mœurs, la politique &a et la révolution française ; carnet in-8 de 28 pages, avec ratures et corrections. Très intéressant carnet de souvenirs et notes sur la Révolution. Sur Malesherbes et son opposition aux jurys populaires: «Etablissés un juri a Toulouse, me disait il, et Calas sera encore roué»  ; sur l’abbé Dubos et la supériorité des beaux-arts et la Littérature, le jugement des philosophes et des écrivains qui se contentent de parler des Français de Paris ou de Versailles, sur Montesquieu qui a souvent copié les idées des autres, etc. ; sur le prince de Brunswick à qui la France proposa le commandement de ses armées lors de la déclaration de guerre contre l’Autriche en 1792: «on assure que Brunswick allait accepter ce commandement, lorsque les intrigues de la Reine firent expres pour l’empecher, declarer la guerre a la Prusse, et alors Brunswick prit parti contre la France» ; sur la fuite à Varennes: «J’ai oui dire qu’il y avait un parti en France lorsque le roi s’enfuit, lequel voulait le deposer et creer une republique avec un protecteur ou president qui aurait été ce meme prince de Brunswic... Carra l’un des aboyeurs de ce parti en fesait sans cesse l’eloge dans les feuilles et aux jacobins». Boissy d’Anglas évoque encore d’autres acteurs de la Révolution comme La Fayette, le législateur Bonnier d’Alco, le conventionnel Roberjot, Dietrich le maire de Strasbourg «victime de la tirannie de Robespierre», le général Laharpe, Serbelloni, etc. Il parle du Danemark où «le Roi est constitutionnellement desposte et ou le peuple est extremement heureux» ; de la franc-maçonnerie et de l’organisation du Grand Orient avec le duc d’Orléans à sa tête pour lutter contre les Chevaliers du Temple dont le grand maître était le prince de Brunswick... ; de Philippe-Égalité auquel il compare le prince de Conti «moins crapuleux et plus populaire» ; de Rabaut Saint-Étienne, de l’ouvrage de Monthion sur Louis XVIII et de l’explication fournie par un «fougueux républicain» qui a voté la mort de Louis XVI pour avoir «établi et perçu des impots non votés par les assemblées du peuple, [...] donné des lettres de cachet quand la constitution deffendait d’y avoir egard [...] avoir tiré des emprunts contre le vœu des representans du peuple»… Etc.

Estimation
1 000 € - 1 200 €
Résultat
3 693 €
Frais de vente
32%
François-Antoine BOISSY D’ANGLAS (1756-1826) conventionnel (Ardèche). Manuscrit autographe, Pensées diverses sur les mœurs, la politique &a et la révolution française ; carnet in-8 de 28 pages, avec ratures et corrections. Très intéressant carnet de souvenirs et notes sur la Révolution. Sur Malesherbes et son opposition aux jurys populaires: «Etablissés un juri a Toulouse, me disait il, et Calas sera encore roué»  ; sur l’abbé Dubos et la supériorité des beaux-arts et la Littérature, le jugement des philosophes et des écrivains qui se contentent de parler des Français de Paris ou de Versailles, sur Montesquieu qui a souvent copié les idées des autres, etc. ; sur le prince de Brunswick à qui la France proposa le commandement de ses armées lors de la déclaration de guerre contre l’Autriche en 1792: «on assure que Brunswick allait accepter ce commandement, lorsque les intrigues de la Reine firent expres pour l’empecher, declarer la guerre a la Prusse, et alors Brunswick prit parti contre la France» ; sur la fuite à Varennes: «J’ai oui dire qu’il y avait un parti en France lorsque le roi s’enfuit, lequel voulait le deposer et creer une republique avec un protecteur ou president qui aurait été ce meme prince de Brunswic... Carra l’un des aboyeurs de ce parti en fesait sans cesse l’eloge dans les feuilles et aux jacobins». Boissy d’Anglas évoque encore d’autres acteurs de la Révolution comme La Fayette, le législateur Bonnier d’Alco, le conventionnel Roberjot, Dietrich le maire de Strasbourg «victime de la tirannie de Robespierre», le général Laharpe, Serbelloni, etc. Il parle du Danemark où «le Roi est constitutionnellement desposte et ou le peuple est extremement heureux» ; de la franc-maçonnerie et de l’organisation du Grand Orient avec le duc d’Orléans à sa tête pour lutter contre les Chevaliers du Temple dont le grand maître était le prince de Brunswick... ; de Philippe-Égalité auquel il compare le prince de Conti «moins crapuleux et plus populaire» ; de Rabaut Saint-Étienne, de l’ouvrage de Monthion sur Louis XVIII et de l’explication fournie par un «fougueux républicain» qui a voté la mort de Louis XVI pour avoir «établi et perçu des impots non votés par les assemblées du peuple, [...] donné des lettres de cachet quand la constitution deffendait d’y avoir egard [...] avoir tiré des emprunts contre le vœu des representans du peuple»… Etc.
Vente jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris