Prise de la BASTILLE. L.A., 15 juillet 1789 ; 4pages in-4 (légers défauts ; la fin manque). Récit de la prise de la Bastille par un participant. «Dès le matin du 14 nos troupes bourjoises mieux armées et mieux ordonées que la veille nombreuse d’environ 30 à 40 mille ont été renforcées»… Ils se sont présentés sans canon devant les Invalides ; on leur a ouvert les portes: «nous avons trouvé très peu de poudre mais au moins 30 à 40 mille fusils, pistolets, sabres et huit ou dix gros canons sans compter les petits. […] on a voulu attaquer la Bastille. Je croyois l’entreprise comme impossible […] Le gouverneur s’est servi de canons à boulets et à mitraille. Il peut y avoir eu 200 hommes des notres tués, on s’est occupé à mettre le feu aux portes […] et on a été prendre le plus gros canon qu’on a braqué vers le lieu opposé à la porte» ; la défense intérieure s’est portée sur la brèche, et M. de Launay, le gouverneur, a eu recours à la ruse: «il a fait baisser le pont levis et nos troupes bourjoises croyant la place à eux sont entrées triomphantes ; mais dès qu’il y en eu environ 200 il a fait metre bas les armes à ses invalides, et a engagé les bourjois à en faire autant aussitôt le pont levis a été relevé et on a fait feu sur nos troupes». Le canon ayant fait une brèche, «nos bourjois avec quelques gardes françaises sont entrés avec fureur», et ont puni Launay: «on lui a doné un coup de bayonete sur la figures, et puis chacun à l’envi lui a doné des bourrades, on la menéé à la grève où il a été pendu»… On joint 2 L.A.S. de François RAVAISSON-MOLLIEN, 11 juin 1874 et s.d. (4p. in-8, cachet de la coll. Taillade). Sur son travail, et en particulier sur la prise de la Bastille sur laquelle il n’a trouvé aucun renseignement exact: «les vainqueurs ont en général gardé un silence prudent et les vaincus, ceux qui ont échappé au massacre, n’en ont rien voulu dire non plus ; la vérité est je crois que la prison a été médiocrement attaquée et pas du tout défendue» ; Louis XVI a laissé faire, et les gens de la Bastille n’ont pas voulu prendre de responsabilités, etc.
Estimation
500 € - 700 €
Résultat
1 714 €
Frais de vente
32%
Prise de la BASTILLE. L.A., 15 juillet 1789 ; 4pages in-4 (légers défauts ; la fin manque).
Récit de la prise de la Bastille par un participant.
«Dès le matin du 14 nos troupes bourjoises mieux armées et mieux ordonées que la veille nombreuse d’environ 30 à 40 mille ont été renforcées»… Ils se sont présentés sans canon devant les Invalides ; on leur a ouvert les portes: «nous avons trouvé très peu de poudre mais au moins 30 à 40 mille fusils, pistolets, sabres et huit ou dix gros canons sans compter les petits. […] on a voulu attaquer la Bastille. Je croyois l’entreprise comme impossible […] Le gouverneur s’est servi de canons à boulets et à mitraille. Il peut y avoir eu 200 hommes des notres tués, on s’est occupé à mettre le feu aux portes […] et on a été prendre le plus gros canon qu’on a braqué vers le lieu opposé à la porte» ; la défense intérieure s’est portée sur la brèche, et M. de Launay, le gouverneur, a eu recours à la ruse: «il a fait baisser le pont levis et nos troupes bourjoises croyant la place à eux sont entrées triomphantes ; mais dès qu’il y en eu environ 200 il a fait metre bas les armes à ses invalides, et a engagé les bourjois à en faire autant aussitôt le pont levis a été relevé et on a fait feu sur nos troupes». Le canon ayant fait une brèche, «nos bourjois avec quelques gardes françaises sont entrés avec fureur», et ont puni Launay: «on lui a doné un coup de bayonete sur la figures, et puis chacun à l’envi lui a doné des bourrades, on la menéé à la grève où il a été pendu»…
On joint 2 L.A.S. de François RAVAISSON-MOLLIEN, 11 juin 1874 et s.d. (4p. in-8, cachet de la coll. Taillade). Sur son travail, et en particulier sur la prise de la Bastille sur laquelle il n’a trouvé aucun renseignement exact: «les vainqueurs ont en général gardé un silence prudent et les vaincus, ceux qui ont échappé au massacre, n’en ont rien voulu dire non plus ; la vérité est je crois que la prison a été médiocrement attaquée et pas du tout défendue» ; Louis XVI a laissé faire, et les gens de la Bastille n’ont pas voulu prendre de responsabilités, etc.
Vente
jeudi 21 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris