René-Théophile LAËNNEC (1781-1826). L.A.S., Paris 16 avril 1810, à son père à Quimper ; 2pages et demie in-4, adresse.
Belle lettre à son père sur la situation financière du jeune médecin.
Il a été obligé de faire un voyage à Compiègne, «qui m’a beaucoup dérangé dans toutes mes affaires». Il est en train de monter son ménage, «c’est-à-dire d’acheter non pas tout ce qui est nécessaire, parce que je ne l’aurais pas pu», mais l’indispensable, avant l’arrivée de sa sœur. Il détaille l’état de ses biens: draps, serviettes, argenterie. Sa position est loin d’être brillante: «mes dépenses croissent tous les jours dans une progression au moins aussi rapide que mes revenus». Il fait le détail de ses rentrées et de ses dépenses, des charges qui lui incombent et des dettes qu’il doit rembourser ; il ne peut pas «compter cette année pour faire face à toutes ces dépenses sur plus de 7000ll net, et  il est très-possible que cela aille au dessous, car les médecins sont plus sujets à trouver des gens qui ne les payent pas, que tout autre espèce d’hommes». Il espère cependant arriver un jour à une certaine aisance, mais pour l’instant il ne peut faire ce que désire son père, «à moins que mon oncle ne veuille se charger de ma sœur jusqu’à ce que mes revenus soient entièrement libérés» Mais «je ne voudrais pas même y consentir […] je me reprocherais de l’en laisser chargé plus longtemps». Il termine sa lettre, car «un malade qui vient me consulter m’arrache la plume des mains»…
Live mercredi 20 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°169

René-Théophile LAËNNEC (1781-1826). L.A.S., Paris 16 avril 1810, à son père à Quimper ; 2pages et demie in-4, adresse. Belle lettre à son père sur la situation financière du jeune médecin. Il a été obligé de faire un voyage à Compiègne, «qui m’a beaucoup dérangé dans toutes mes affaires». Il est en train de monter son ménage, «c’est-à-dire d’acheter non pas tout ce qui est nécessaire, parce que je ne l’aurais pas pu», mais l’indispensable, avant l’arrivée de sa sœur. Il détaille l’état de ses biens: draps, serviettes, argenterie. Sa position est loin d’être brillante: «mes dépenses croissent tous les jours dans une progression au moins aussi rapide que mes revenus». Il fait le détail de ses rentrées et de ses dépenses, des charges qui lui incombent et des dettes qu’il doit rembourser ; il ne peut pas «compter cette année pour faire face à toutes ces dépenses sur plus de 7000ll net, et il est très-possible que cela aille au dessous, car les médecins sont plus sujets à trouver des gens qui ne les payent pas, que tout autre espèce d’hommes». Il espère cependant arriver un jour à une certaine aisance, mais pour l’instant il ne peut faire ce que désire son père, «à moins que mon oncle ne veuille se charger de ma sœur jusqu’à ce que mes revenus soient entièrement libérés» Mais «je ne voudrais pas même y consentir […] je me reprocherais de l’en laisser chargé plus longtemps». Il termine sa lettre, car «un malade qui vient me consulter m’arrache la plume des mains»…

Estimation
1 200 € - 1 500 €
Résultat
1 583 €
Frais de vente
32%
René-Théophile LAËNNEC (1781-1826). L.A.S., Paris 16 avril 1810, à son père à Quimper ; 2pages et demie in-4, adresse. Belle lettre à son père sur la situation financière du jeune médecin. Il a été obligé de faire un voyage à Compiègne, «qui m’a beaucoup dérangé dans toutes mes affaires». Il est en train de monter son ménage, «c’est-à-dire d’acheter non pas tout ce qui est nécessaire, parce que je ne l’aurais pas pu», mais l’indispensable, avant l’arrivée de sa sœur. Il détaille l’état de ses biens: draps, serviettes, argenterie. Sa position est loin d’être brillante: «mes dépenses croissent tous les jours dans une progression au moins aussi rapide que mes revenus». Il fait le détail de ses rentrées et de ses dépenses, des charges qui lui incombent et des dettes qu’il doit rembourser ; il ne peut pas «compter cette année pour faire face à toutes ces dépenses sur plus de 7000ll net, et il est très-possible que cela aille au dessous, car les médecins sont plus sujets à trouver des gens qui ne les payent pas, que tout autre espèce d’hommes». Il espère cependant arriver un jour à une certaine aisance, mais pour l’instant il ne peut faire ce que désire son père, «à moins que mon oncle ne veuille se charger de ma sœur jusqu’à ce que mes revenus soient entièrement libérés» Mais «je ne voudrais pas même y consentir […] je me reprocherais de l’en laisser chargé plus longtemps». Il termine sa lettre, car «un malade qui vient me consulter m’arrache la plume des mains»…
Vente mercredi 20 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris