Jean BOUHIER (1673-1746). L.A., Dijon 21 mai 1735, à l’abbé d’Olivet ; 2pages in-4, adresse avec sceau de cire noire aux armes.
Il reproche à l’abbé son silence et sa misanthropie, qui, lui, ne l’a pas gagné: «Mon goût pour les morts de mon cabinet ne m’empêche pas de frayer avec les vivans, & je suis fâché que vous vous laissiez aller à un penchant contraire. Il est vrai que nous vivons dans un siècle, où le commerce du monde est peu attrayant, étant moins tourné à l’amitié qu’à la satire». Il mentionne une lettre impertinente qui les critique tous les deux: «Tous les honnêtes gens l’ont lue avec mépris. Le jugement des autres doit peu nous embarrasser», et il cite Martial à ce sujet. Il en vient à un «passage de Cicéron, qui est à la fin de ses Académiques, qui porte le nom de Lucullus, je n’ai pas été plus conten que vous de la manière dont les commentateurs ont expliqué le Tollendum d’Hortensius». Il tente de donner son interprétation de ce mot, se référant à diverses lectures.
Sur la troisième page, note autographe de l’abbé d’Olivet, en latin, commentant les remarques de Bouhier.
Live mercredi 20 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°61

Jean BOUHIER (1673-1746). L.A., Dijon 21 mai 1735, à l’abbé d’Olivet ; 2pages in-4, adresse avec sceau de cire noire aux armes. Il reproche à l’abbé son silence et sa misanthropie, qui, lui, ne l’a pas gagné: «Mon goût pour les morts de mon cabinet ne m’empêche pas de frayer avec les vivans, & je suis fâché que vous vous laissiez aller à un penchant contraire. Il est vrai que nous vivons dans un siècle, où le commerce du monde est peu attrayant, étant moins tourné à l’amitié qu’à la satire». Il mentionne une lettre impertinente qui les critique tous les deux: «Tous les honnêtes gens l’ont lue avec mépris. Le jugement des autres doit peu nous embarrasser», et il cite Martial à ce sujet. Il en vient à un «passage de Cicéron, qui est à la fin de ses Académiques, qui porte le nom de Lucullus, je n’ai pas été plus conten que vous de la manière dont les commentateurs ont expliqué le Tollendum d’Hortensius». Il tente de donner son interprétation de ce mot, se référant à diverses lectures. Sur la troisième page, note autographe de l’abbé d’Olivet, en latin, commentant les remarques de Bouhier.

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
462 €
Frais de vente
32%
Jean BOUHIER (1673-1746). L.A., Dijon 21 mai 1735, à l’abbé d’Olivet ; 2pages in-4, adresse avec sceau de cire noire aux armes. Il reproche à l’abbé son silence et sa misanthropie, qui, lui, ne l’a pas gagné: «Mon goût pour les morts de mon cabinet ne m’empêche pas de frayer avec les vivans, & je suis fâché que vous vous laissiez aller à un penchant contraire. Il est vrai que nous vivons dans un siècle, où le commerce du monde est peu attrayant, étant moins tourné à l’amitié qu’à la satire». Il mentionne une lettre impertinente qui les critique tous les deux: «Tous les honnêtes gens l’ont lue avec mépris. Le jugement des autres doit peu nous embarrasser», et il cite Martial à ce sujet. Il en vient à un «passage de Cicéron, qui est à la fin de ses Académiques, qui porte le nom de Lucullus, je n’ai pas été plus conten que vous de la manière dont les commentateurs ont expliqué le Tollendum d’Hortensius». Il tente de donner son interprétation de ce mot, se référant à diverses lectures. Sur la troisième page, note autographe de l’abbé d’Olivet, en latin, commentant les remarques de Bouhier.
Vente mercredi 20 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris