Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) Menu au bull de Palmyre. 1897. Lithographie. [250x360mm]. Delteil 211; Adhémar 253; Wittrock 186. Impression en brun violacé. Très belle épreuve sur vélin glacé. Deux petits restes de pattes de montage (anciens timbres-poste) en tête au verso. Très claires rousseurs. Pli cassé oblique et infime arrachement dans l’angle inférieur gauche. Toutes marges. De toute rareté: selon Wittrock, on ne connaît que 6 épreuves de ce sujet, dont une seule dans une collection publique (Albi, musée Toulouse-Lautrec). Ce menu fut réalisé pour un dîner du 31 juillet 1897 au bar «La Souris» (chez Madame Palmyre). On y reconnaît le bouledogue français de la patronne, Madame Palmyre. Le texte du menu était inscrit à la plume sur les épreuves utilisées. «[Lautrec] fréquente de plus en plus les bars de Montmartre. Deux lui plaisent particulièrement, «Le Hanneton» et «La Souris» qui sont fréquentés uniquement par des femmes. Lautrec a été, toujours, intéressé par les lesbiennes, et il en a montré un grand nombre, à commencer par la Goulue, dès 1892 […] il semble préférer au «Hanneton», «La Souris», la Touris, comme il dit (Coquiot, page 65), tenu par Mme Palmyre, Armande. Lapparent l’a vu à «La Souris» trôner «sous la lumière crue des lampes électriques, entouré d’une douzaine de femmes à la chair molle, vêtues de stricts vestons d’hommes à col dur.» Il y a certainement rencontré Bottini, qui est venu chercher son inspiration auprès de lui. Palmyre l’amusait par sa gravité replète, ayant, disait-il, «le cœur sur la main, elle a l’air de vouloir tout dévorer». Et Lautrec montre en juin Mme Palmyre à «La Souris»; il montre aussi le bouledogue de Palmyre, en tête d’un menu». (Jean Adhémar, Toulouse-Lautrec, lithographies et pointes sèches, Paris, Arts et Métiers graphiques, 1965, p. XXVII). Le bouledogue Bouboule fut portraituré par Lautrec dans une huile sur carton en 1897. Elle est aujourd’hui conservée au musée Toulouse-Lautrec d’Albi. Le chien était connu pour être aussi patibulaire que sa maîtresse, mordant constamment les mollets des clients.
Estimation
3 000 € - 4 000 €
Résultat
3 956 €
Frais de vente
32%
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Menu au bull de Palmyre. 1897. Lithographie. [250x360mm]. Delteil 211; Adhémar 253; Wittrock 186. Impression en brun violacé. Très belle épreuve sur vélin glacé. Deux petits restes de pattes de montage (anciens timbres-poste) en tête au verso. Très claires rousseurs. Pli cassé oblique et infime arrachement dans l’angle inférieur gauche. Toutes marges. De toute rareté: selon Wittrock, on ne connaît que 6 épreuves de ce sujet, dont une seule dans une collection publique (Albi, musée Toulouse-Lautrec).
Ce menu fut réalisé pour un dîner du 31 juillet 1897 au bar «La Souris» (chez Madame Palmyre). On y reconnaît le bouledogue français de la patronne, Madame Palmyre. Le texte du menu était inscrit à la plume sur les épreuves utilisées.
«[Lautrec] fréquente de plus en plus les bars de Montmartre. Deux lui plaisent particulièrement, «Le Hanneton» et «La Souris» qui sont fréquentés uniquement par des femmes. Lautrec a été, toujours, intéressé par les lesbiennes, et il en a montré un grand nombre, à commencer par la Goulue, dès 1892 […] il semble préférer au «Hanneton», «La Souris», la Touris, comme il dit (Coquiot, page 65), tenu par Mme Palmyre, Armande. Lapparent l’a vu à «La Souris» trôner «sous la lumière crue des lampes électriques, entouré d’une douzaine de femmes à la chair molle, vêtues de stricts vestons d’hommes à col dur.» Il y a certainement rencontré Bottini, qui est venu chercher son inspiration auprès de lui. Palmyre l’amusait par sa gravité replète, ayant, disait-il, «le cœur sur la main, elle a l’air de vouloir tout dévorer».
Et Lautrec montre en juin Mme Palmyre à «La Souris»; il montre aussi le bouledogue de Palmyre, en tête d’un menu». (Jean Adhémar, Toulouse-Lautrec, lithographies et pointes sèches, Paris, Arts et Métiers graphiques, 1965, p. XXVII).
Le bouledogue Bouboule fut portraituré par Lautrec dans une huile sur carton en 1897. Elle est aujourd’hui conservée au musée Toulouse-Lautrec d’Albi. Le chien était connu pour être aussi patibulaire que sa maîtresse, mordant constamment les mollets des clients.
Vente
mercredi 27 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris