Ernest Dumonthier éd. Recueil de dessins de tapis et de tapisseries d’ameublement du mobilier de la Couronne. Paris, Ch. Massin éd., [1911]. Un vol. in-plano [460x645mm], contenant un faux-titre en rouge, un titre, deux pl. de texte et 48 pl. en feuilles sur vélin fort. Héliotypie (phototypie) des frères Berthaud d’après des aquarelles de Saudé, certaines rehaussées à la gouache par l’artiste. Auréoles d’humidité, traces de colle, légère oxydation, salissures et quelques petits manques aux bords à certaines pl. Portefeuille plats papier marbré, dos cassé. Tirage à 500 ex. Ce recueil constitue une précieuse documentation sur le décor et les modèles des tapis et des tapisseries des résidences impériales du Premier Empire et de celles royales sous la Restauration. «Les documents renfermés dans le présent album sont la reproduction encore inédite de dessins et d’aquarelles de tapis et de tapisseries d’ameublement composés sous le Premier Empire et la Restauration, pour servir de modèles aux manufactures des Gobelins, de Beauvais, et notamment à celle de la Savonnerie. Les perturbations apportées dans le fonctionnement des Manufactures Nationales au cours de la période révolutionnaire, leur détresse financière, les contestations qui s’élevaient souvent sur leur utilité même, enfin le manque d’ouvriers et d’artistes en avaient, pour ainsi dire, arrêté complètement la production. Aussi, en 1800, lorsque Bonaparte, maître du pouvoir, eut décidé de s’installer aux Tuileries et à Saint-Cloud, Lecomte, architecte des Consuls, puis Percier et Fontaine ne purent trouver que bien difficilement, dans les réserves des Manufactures, les ressources indispensables à l’aménagement même sommaire de ces deux Palais. À la Savonnerie, il ne restait plus dans le magasin que trois tapis, deux petits et un grand. Bien plus, les modèles, les dessins, indispensables pour remettre en mouvement les métiers, avaient pour la plupart disparu: les uns ayant été vendus ou volés, les autres détériorés ou mutilés comme présentant des emblèmes de la féodalité. Quant à ceux qui s’y trouvaient encore, ils ne répondaient plus au goût du moment... Le premier soin de Bonaparte fut donc de reconstituer un fonds de dessins et de modèles nouvaux.» (E. Dumonthier, Préface).
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Ernest Dumonthier éd.
Recueil de dessins de tapis et de tapisseries d’ameublement du mobilier de la Couronne. Paris, Ch. Massin éd., [1911]. Un vol. in-plano [460x645mm], contenant un faux-titre en rouge, un titre, deux pl. de texte et 48 pl. en feuilles sur vélin fort. Héliotypie (phototypie) des frères Berthaud d’après des aquarelles de Saudé, certaines rehaussées à la gouache par l’artiste. Auréoles d’humidité, traces de colle, légère oxydation, salissures et quelques petits manques aux bords à certaines pl. Portefeuille plats papier marbré, dos cassé. Tirage à 500 ex.
Ce recueil constitue une précieuse documentation sur le décor et les modèles des tapis et des tapisseries des résidences impériales du Premier Empire et de celles royales sous la Restauration.
«Les documents renfermés dans le présent album sont la reproduction encore inédite de dessins et d’aquarelles de tapis et de tapisseries d’ameublement composés sous le Premier Empire et la Restauration, pour servir de modèles aux manufactures des Gobelins, de Beauvais, et notamment à celle de la Savonnerie.
Les perturbations apportées dans le fonctionnement des Manufactures Nationales au cours de la période révolutionnaire, leur détresse financière, les contestations qui s’élevaient souvent sur leur utilité même, enfin le manque d’ouvriers et d’artistes en avaient, pour ainsi dire, arrêté complètement la production.
Aussi, en 1800, lorsque Bonaparte, maître du pouvoir, eut décidé de s’installer aux Tuileries et à Saint-Cloud, Lecomte, architecte des Consuls, puis Percier et Fontaine ne purent trouver que bien difficilement, dans les réserves des Manufactures, les ressources indispensables à l’aménagement même sommaire de ces deux Palais.
À la Savonnerie, il ne restait plus dans le magasin que trois tapis, deux petits et un grand. Bien plus, les modèles, les dessins, indispensables pour remettre en mouvement les métiers, avaient pour la plupart disparu: les uns ayant été vendus ou volés, les autres détériorés ou mutilés comme présentant des emblèmes de la féodalité. Quant à ceux qui s’y trouvaient encore, ils ne répondaient plus au goût du moment...
Le premier soin de Bonaparte fut donc de reconstituer un fonds de dessins et de modèles nouvaux.» (E. Dumonthier, Préface).
Vente
mercredi 27 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris