Anne-Louis GIRODET-TRIOSON (Montargis 1767 - Paris 1824)
Éole déchaine les vents contre les vaisseaux troyens
Crayon noir.
25,8 x 35 cm

Provenance : 
- Vente après-décès de l’artiste, Paris, 11 avril 1825 (recueil de dessins destinés à l’illustration des œuvres de Virgile), acquis lors de cette vente par son élève et ami Antoine Pannetier.
- Ancienne collection Pannetier, jusqu’en 1859.
- Ancienne collection La Bordes.
- Vente « 170 dessins de Girodet, Compositions pour l’Énéide et les Géorgiques de Virgile », Paris, Hôtel Drouot, 15 avril 1867, n° 2.
- Ancienne collection Firmin-Didot.
- Vente « 146 dessins de Girodet pour l’Éneide », le 17 novembre 1971, Paris, Hôtel Drouot, probablement le n°6.
- Vente anonyme, Artcurial, Paris, Hôtel Dassault, 23 mars 2017, n°74, reproduit.

Bibliographie : 
Angela Stief, « Die Aeneisillustrationen von Girodet-Trioson : künstlerische und literarische Rezeption von Vergils Epos in Frankreich um 1800 », Francfort, 1986, p. 315, n° 2.

Exposition :
Dessiner l’Énéide, Montargis, musée Girodet, 1997, p. 44, n° 2.

 Girodet travaille sur les œuvres de Virgile tout au long de sa vie. Dès 1791, il est chargé par David de réaliser avec Gérard les illustrations de l’Éneide pour l’édition de Didot qui sera publiée en 1798 (voir : S. Bellenger, Girodet, catalogue d’exposition, 2005-2006, p. 437). Dans une lettre de février 1811 à son ami Marie-Philippe Coupin de la Couperie, Girodet explique s’être lancé dans une suite d’illustrations pour l’Éneide (voir : P.A. Coupin, Œuvres posthumes de Girodet-Trioson, peintre d’histoire, suivies de sa correspondance ; précédées d’une notice historique, et mises en ordre, Paris, 1829, pp. 309-310). Cette suite semble inachevée à sa mort, en 1824, du moins non publiée. Lors de sa vente après décès en 1825, selon Madame Amélie-Julie Simons-Candeille, un anglais tente d’acheter la suite de l’Énéide, mais les amis et élèves de Girodet contrent son offre afin de défendre sa mémoire et de garder en France ces illustrations. La suite est finalement achetée 10 000 Francs par Antoine Pannetier, son élève et ami (voir : S. Lemeux Fraitot, Inventaire après décès de Gros et de Girodet, p. 196). Ses élèves se chargent alors de lithographier, sous la direction de Monsieur Pannetier, 72 dessins sur les 182 que Girodet avait laissés.

Notre dessin traduit les vers 50-85 du chant I de l’Énéide. Junon se rend auprès du dieu Éole, préposé par Jupiter à tenir les vents enchaînés dans de sombres cavernes et, flattant habilement le docile Éole en lui promettant une nymphe pour épouse en guise de récompense, elle le convainc de libérer les vents. Sur notre dessin Junon donne à Éole la nymphe qui lui est promise et les vents s’échappent avec furie de la caverne où ils étaient enfermés. Au loin, les frêles esquifs tentent désespérément de fuir la tempête qui gronde déjà.
Live vendredi 27 mars・13:30 (Europe/Paris)
Lot n°86

Anne-Louis GIRODET-TRIOSON (Montargis 1767 - Paris 1824) Éole déchaine les vents contre les vaisseaux troyens Crayon noir. 25,8 x 35 cm Provenance : - Vente après-décès de l’artiste, Paris, 11 avril 1825 (recueil de dessins destinés à l’illustration des œuvres de Virgile), acquis lors de cette vente par son élève et ami Antoine Pannetier. - Ancienne collection Pannetier, jusqu’en 1859. - Ancienne collection La Bordes. - Vente « 170 dessins de Girodet, Compositions pour l’Énéide et les Géorgiques de Virgile », Paris, Hôtel Drouot, 15 avril 1867, n° 2. - Ancienne collection Firmin-Didot. - Vente « 146 dessins de Girodet pour l’Éneide », le 17 novembre 1971, Paris, Hôtel Drouot, probablement le n°6. - Vente anonyme, Artcurial, Paris, Hôtel Dassault, 23 mars 2017, n°74, reproduit. Bibliographie : Angela Stief, « Die Aeneisillustrationen von Girodet-Trioson : künstlerische und literarische Rezeption von Vergils Epos in Frankreich um 1800 », Francfort, 1986, p. 315, n° 2. Exposition : Dessiner l’Énéide, Montargis, musée Girodet, 1997, p. 44, n° 2. Girodet travaille sur les œuvres de Virgile tout au long de sa vie. Dès 1791, il est chargé par David de réaliser avec Gérard les illustrations de l’Éneide pour l’édition de Didot qui sera publiée en 1798 (voir : S. Bellenger, Girodet, catalogue d’exposition, 2005-2006, p. 437). Dans une lettre de février 1811 à son ami Marie-Philippe Coupin de la Couperie, Girodet explique s’être lancé dans une suite d’illustrations pour l’Éneide (voir : P.A. Coupin, Œuvres posthumes de Girodet-Trioson, peintre d’histoire, suivies de sa correspondance ; précédées d’une notice historique, et mises en ordre, Paris, 1829, pp. 309-310). Cette suite semble inachevée à sa mort, en 1824, du moins non publiée. Lors de sa vente après décès en 1825, selon Madame Amélie-Julie Simons-Candeille, un anglais tente d’acheter la suite de l’Énéide, mais les amis et élèves de Girodet contrent son offre afin de défendre sa mémoire et de garder en France ces illustrations. La suite est finalement achetée 10 000 Francs par Antoine Pannetier, son élève et ami (voir : S. Lemeux Fraitot, Inventaire après décès de Gros et de Girodet, p. 196). Ses élèves se chargent alors de lithographier, sous la direction de Monsieur Pannetier, 72 dessins sur les 182 que Girodet avait laissés. Notre dessin traduit les vers 50-85 du chant I de l’Énéide. Junon se rend auprès du dieu Éole, préposé par Jupiter à tenir les vents enchaînés dans de sombres cavernes et, flattant habilement le docile Éole en lui promettant une nymphe pour épouse en guise de récompense, elle le convainc de libérer les vents. Sur notre dessin Junon donne à Éole la nymphe qui lui est promise et les vents s’échappent avec furie de la caverne où ils étaient enfermés. Au loin, les frêles esquifs tentent désespérément de fuir la tempête qui gronde déjà.

Estimation
30 000 € - 40 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
32%
Anne-Louis GIRODET-TRIOSON (Montargis 1767 - Paris 1824) Éole déchaine les vents contre les vaisseaux troyens Crayon noir. 25,8 x 35 cm Provenance : - Vente après-décès de l’artiste, Paris, 11 avril 1825 (recueil de dessins destinés à l’illustration des œuvres de Virgile), acquis lors de cette vente par son élève et ami Antoine Pannetier. - Ancienne collection Pannetier, jusqu’en 1859. - Ancienne collection La Bordes. - Vente « 170 dessins de Girodet, Compositions pour l’Énéide et les Géorgiques de Virgile », Paris, Hôtel Drouot, 15 avril 1867, n° 2. - Ancienne collection Firmin-Didot. - Vente « 146 dessins de Girodet pour l’Éneide », le 17 novembre 1971, Paris, Hôtel Drouot, probablement le n°6. - Vente anonyme, Artcurial, Paris, Hôtel Dassault, 23 mars 2017, n°74, reproduit. Bibliographie : Angela Stief, « Die Aeneisillustrationen von Girodet-Trioson : künstlerische und literarische Rezeption von Vergils Epos in Frankreich um 1800 », Francfort, 1986, p. 315, n° 2. Exposition : Dessiner l’Énéide, Montargis, musée Girodet, 1997, p. 44, n° 2. Girodet travaille sur les œuvres de Virgile tout au long de sa vie. Dès 1791, il est chargé par David de réaliser avec Gérard les illustrations de l’Éneide pour l’édition de Didot qui sera publiée en 1798 (voir : S. Bellenger, Girodet, catalogue d’exposition, 2005-2006, p. 437). Dans une lettre de février 1811 à son ami Marie-Philippe Coupin de la Couperie, Girodet explique s’être lancé dans une suite d’illustrations pour l’Éneide (voir : P.A. Coupin, Œuvres posthumes de Girodet-Trioson, peintre d’histoire, suivies de sa correspondance ; précédées d’une notice historique, et mises en ordre, Paris, 1829, pp. 309-310). Cette suite semble inachevée à sa mort, en 1824, du moins non publiée. Lors de sa vente après décès en 1825, selon Madame Amélie-Julie Simons-Candeille, un anglais tente d’acheter la suite de l’Énéide, mais les amis et élèves de Girodet contrent son offre afin de défendre sa mémoire et de garder en France ces illustrations. La suite est finalement achetée 10 000 Francs par Antoine Pannetier, son élève et ami (voir : S. Lemeux Fraitot, Inventaire après décès de Gros et de Girodet, p. 196). Ses élèves se chargent alors de lithographier, sous la direction de Monsieur Pannetier, 72 dessins sur les 182 que Girodet avait laissés. Notre dessin traduit les vers 50-85 du chant I de l’Énéide. Junon se rend auprès du dieu Éole, préposé par Jupiter à tenir les vents enchaînés dans de sombres cavernes et, flattant habilement le docile Éole en lui promettant une nymphe pour épouse en guise de récompense, elle le convainc de libérer les vents. Sur notre dessin Junon donne à Éole la nymphe qui lui est promise et les vents s’échappent avec furie de la caverne où ils étaient enfermés. Au loin, les frêles esquifs tentent désespérément de fuir la tempête qui gronde déjà.
Vente vendredi 27 mars・13:30 (Europe/Paris)
Salle 1 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris