ISAMU NOGUCHI (1904-1988) – COLLECTION CHRISTOPHE MAGNAN
Akari 30F, modèle créé en [1968], de la série Akari initiée en [1951], notre œuvre issue de la 1ère édition et confectionnée à la main par la société japonaise Ozeki à Gifu
Applique à un bras pivotant. Papier washi collé sur brins de bambou. Potence et platine en métal laqué noir. Marquée du tampon rouge (Le Soleil et la Lune ; rond et croissant) vers le sommet de l’abat-jour. H.44 cm – L.107 cm  

Provenance :
Collection Christophe Magnan.

Archives et œuvres en rapport : 
The Isamu Noguchi Foundation and Garden Museum, New York – Des suspensions 30F reproduites sur des photographies conservées dans les collections de cette institution sous les cotes 03459, 03460, 151149, 151150, 151300 et 151301. 

Bibliographie : 
- AKARI Light Sculpture by Isamu Noguchi – Catalogue commercial Ozeki and Co., Ltd., Tokyo, vers 1988. Une suspension 30F reproduite page 24. 
- Thibaut Varaillon, Christophe Magnan et Philippe Brieallard – Akari : les chemins de la lumière – Catalogue de l’exposition organisée à la WA Design Gallery, Paris (25 juin – 23 juillet 2021), Éditions de la galerie, Paris, 2021. Une variante 30A reproduite page 129. 

Christophe Magnan ; sa rencontre et son parcours avec les Akari d’Isamu Noguchi vus par lui-même
J’ai acquis ma première Akari à la fin des années 1990. Mes tournées fréquentes au marché aux Puces de Saint-Ouen ont eu raison de mon ignorance et la découverte de cette « lanterne magique » créa chez moi un émerveillement qui ne m’a jamais quitté depuis. Je rentrai chez moi sûr d’avoir de nouveau déniché un trésor mais ce n’est qu’à la nuit tombée que je découvris toute la magie des Akari : cette diffusion parfaite de la lumière qui permet de garder en suspens cet instant magique qui ne porte pas de nom, cette infime seconde où le jour et la nuit se passent le relais, ce moment furtif où hier hésite encore à devenir demain. 
Depuis, j’ai eu la chance d’acquérir de nombreux modèles, en tant que collectionneur tout d’abord puis en qualité de galeriste. Et c’est ainsi que je suis passé du statut de simple admirateur des Akari à celui de grand passionné du travail d’Isamu Noguchi. 
Comme beaucoup d’Européens, ma connaissance de l’œuvre de Noguchi s’arrêtait alors à sa table basse IN50 et à une perception un peu vague d’une série de lanternes japonaises remises au goût du jour. C’était oublier la diversité et l’amplitude du talent de cet artiste polymorphe : sculpteur parmi les plus grands du XXe siècle, paysagiste, architecte, dessinateur, céramiste, décorateur, designer… Ses modes d’expression semblent sans limite et toujours maitrisés à la perfection. 
En créant la galerie WA en 2018, j’ai eu pour objectif de faire entrer en résonnance les œuvres de designers japonais, français et américains, qui, au-delà des époques et des frontières, partagent la même culture de l’épure, constitutive des arts traditionnels nippons comme du « Mouvement Moderne ».
Qui d’autre qu’Isamu Noguchi pouvait incarner à la perfection cet écho entre deux rives, cette passerelle tendue entre les styles, les siècles et les continents ? 
Qui mieux que lui et ses Akari pouvaient symboliser cette excellence qui ne différencie pas l’art de l’artisanat, cette symbiose parfaite entre le génie visionnaire de l’artiste et le savoir-faire séculaire des « petites mains » d’Ozeki ?
Christophe Magnan
Live vendredi 20 mars・11:00 (Europe/Paris)
Lot n°226

ISAMU NOGUCHI (1904-1988) – COLLECTION CHRISTOPHE MAGNAN Akari 30F, modèle créé en [1968], de la série Akari initiée en [1951], notre œuvre issue de la 1ère édition et confectionnée à la main par la société japonaise Ozeki à Gifu Applique à un bras pivotant. Papier washi collé sur brins de bambou. Potence et platine en métal laqué noir. Marquée du tampon rouge (Le Soleil et la Lune ; rond et croissant) vers le sommet de l’abat-jour. H.44 cm – L.107 cm Provenance : Collection Christophe Magnan. Archives et œuvres en rapport : The Isamu Noguchi Foundation and Garden Museum, New York – Des suspensions 30F reproduites sur des photographies conservées dans les collections de cette institution sous les cotes 03459, 03460, 151149, 151150, 151300 et 151301. Bibliographie : - AKARI Light Sculpture by Isamu Noguchi – Catalogue commercial Ozeki and Co., Ltd., Tokyo, vers 1988. Une suspension 30F reproduite page 24. - Thibaut Varaillon, Christophe Magnan et Philippe Brieallard – Akari : les chemins de la lumière – Catalogue de l’exposition organisée à la WA Design Gallery, Paris (25 juin – 23 juillet 2021), Éditions de la galerie, Paris, 2021. Une variante 30A reproduite page 129. Christophe Magnan ; sa rencontre et son parcours avec les Akari d’Isamu Noguchi vus par lui-même J’ai acquis ma première Akari à la fin des années 1990. Mes tournées fréquentes au marché aux Puces de Saint-Ouen ont eu raison de mon ignorance et la découverte de cette « lanterne magique » créa chez moi un émerveillement qui ne m’a jamais quitté depuis. Je rentrai chez moi sûr d’avoir de nouveau déniché un trésor mais ce n’est qu’à la nuit tombée que je découvris toute la magie des Akari : cette diffusion parfaite de la lumière qui permet de garder en suspens cet instant magique qui ne porte pas de nom, cette infime seconde où le jour et la nuit se passent le relais, ce moment furtif où hier hésite encore à devenir demain. Depuis, j’ai eu la chance d’acquérir de nombreux modèles, en tant que collectionneur tout d’abord puis en qualité de galeriste. Et c’est ainsi que je suis passé du statut de simple admirateur des Akari à celui de grand passionné du travail d’Isamu Noguchi. Comme beaucoup d’Européens, ma connaissance de l’œuvre de Noguchi s’arrêtait alors à sa table basse IN50 et à une perception un peu vague d’une série de lanternes japonaises remises au goût du jour. C’était oublier la diversité et l’amplitude du talent de cet artiste polymorphe : sculpteur parmi les plus grands du XXe siècle, paysagiste, architecte, dessinateur, céramiste, décorateur, designer… Ses modes d’expression semblent sans limite et toujours maitrisés à la perfection. En créant la galerie WA en 2018, j’ai eu pour objectif de faire entrer en résonnance les œuvres de designers japonais, français et américains, qui, au-delà des époques et des frontières, partagent la même culture de l’épure, constitutive des arts traditionnels nippons comme du « Mouvement Moderne ». Qui d’autre qu’Isamu Noguchi pouvait incarner à la perfection cet écho entre deux rives, cette passerelle tendue entre les styles, les siècles et les continents ? Qui mieux que lui et ses Akari pouvaient symboliser cette excellence qui ne différencie pas l’art de l’artisanat, cette symbiose parfaite entre le génie visionnaire de l’artiste et le savoir-faire séculaire des « petites mains » d’Ozeki ? Christophe Magnan

Estimation
2 000 € - 4 000 €
Résultat
2 637 €
Frais de vente
30%
ISAMU NOGUCHI (1904-1988) – COLLECTION CHRISTOPHE MAGNAN Akari 30F, modèle créé en [1968], de la série Akari initiée en [1951], notre œuvre issue de la 1ère édition et confectionnée à la main par la société japonaise Ozeki à Gifu Applique à un bras pivotant. Papier washi collé sur brins de bambou. Potence et platine en métal laqué noir. Marquée du tampon rouge (Le Soleil et la Lune ; rond et croissant) vers le sommet de l’abat-jour. H.44 cm – L.107 cm Provenance : Collection Christophe Magnan. Archives et œuvres en rapport : The Isamu Noguchi Foundation and Garden Museum, New York – Des suspensions 30F reproduites sur des photographies conservées dans les collections de cette institution sous les cotes 03459, 03460, 151149, 151150, 151300 et 151301. Bibliographie : - AKARI Light Sculpture by Isamu Noguchi – Catalogue commercial Ozeki and Co., Ltd., Tokyo, vers 1988. Une suspension 30F reproduite page 24. - Thibaut Varaillon, Christophe Magnan et Philippe Brieallard – Akari : les chemins de la lumière – Catalogue de l’exposition organisée à la WA Design Gallery, Paris (25 juin – 23 juillet 2021), Éditions de la galerie, Paris, 2021. Une variante 30A reproduite page 129. Christophe Magnan ; sa rencontre et son parcours avec les Akari d’Isamu Noguchi vus par lui-même J’ai acquis ma première Akari à la fin des années 1990. Mes tournées fréquentes au marché aux Puces de Saint-Ouen ont eu raison de mon ignorance et la découverte de cette « lanterne magique » créa chez moi un émerveillement qui ne m’a jamais quitté depuis. Je rentrai chez moi sûr d’avoir de nouveau déniché un trésor mais ce n’est qu’à la nuit tombée que je découvris toute la magie des Akari : cette diffusion parfaite de la lumière qui permet de garder en suspens cet instant magique qui ne porte pas de nom, cette infime seconde où le jour et la nuit se passent le relais, ce moment furtif où hier hésite encore à devenir demain. Depuis, j’ai eu la chance d’acquérir de nombreux modèles, en tant que collectionneur tout d’abord puis en qualité de galeriste. Et c’est ainsi que je suis passé du statut de simple admirateur des Akari à celui de grand passionné du travail d’Isamu Noguchi. Comme beaucoup d’Européens, ma connaissance de l’œuvre de Noguchi s’arrêtait alors à sa table basse IN50 et à une perception un peu vague d’une série de lanternes japonaises remises au goût du jour. C’était oublier la diversité et l’amplitude du talent de cet artiste polymorphe : sculpteur parmi les plus grands du XXe siècle, paysagiste, architecte, dessinateur, céramiste, décorateur, designer… Ses modes d’expression semblent sans limite et toujours maitrisés à la perfection. En créant la galerie WA en 2018, j’ai eu pour objectif de faire entrer en résonnance les œuvres de designers japonais, français et américains, qui, au-delà des époques et des frontières, partagent la même culture de l’épure, constitutive des arts traditionnels nippons comme du « Mouvement Moderne ». Qui d’autre qu’Isamu Noguchi pouvait incarner à la perfection cet écho entre deux rives, cette passerelle tendue entre les styles, les siècles et les continents ? Qui mieux que lui et ses Akari pouvaient symboliser cette excellence qui ne différencie pas l’art de l’artisanat, cette symbiose parfaite entre le génie visionnaire de l’artiste et le savoir-faire séculaire des « petites mains » d’Ozeki ? Christophe Magnan
Vente vendredi 20 mars・11:00 (Europe/Paris)
Salle 5-6 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris