ISAMU NOGUCHI (1904-1988) – COLLECTION CHRISTOPHE MAGNAN Akari BB3-L5, modèle créé en [1976], de la série Akari initiée en [1951], notre œuvre issue de la 1ère édition et confectionnée à la main par la société japonaise Ozeki à Gifu Lampe de parquet. Papier washi collé sur brins de bambou. Le piètement en bambou, métal laqué noir et fonte. Édition ancienne. Marquée du tampon rouge (Le Soleil et la Lune ; rond et croissant) et située JAPAN vers le sommet de l’abat-jour. H.165 cm – L.54 cm Provenance : Collection Christophe Magnan. Archives et œuvres en rapport : The Isamu Noguchi Foundation and Garden Museum, New York – Un modèle identique reproduit sur une photographie conservée dans les collections de cette institution sous la cote 03482 ; des suspensions L5 reproduites sous les cotes 03166, 03480, 03481, 151399, 151400, 153396 et 153398. Expositions et œuvres en rapport : - Fire & Water : Paper As Art : The Visionary’s Tool for Transformation – New York, West Nyack, Rockland Center for the Arts (RoCA), du 30 mars au 5 mai 1980. Une suspension L5 exposée lors de cette manifestation. - Space of Akari & Stone – Tokyo, Yurakucho Art Forum, Seibu Museum of Art, du 9 février au 20 février 1985. Un modèle identique, à variante de piètement, exposé lors de cette manifestation. Bibliographie : - AKARI Light Sculpture by Isamu Noguchi – Catalogue commercial Ozeki and Co., Ltd., Tokyo, vers 1988. Un modèle identique, à variante de piètement, reproduit page 20. - Fire & Water : Paper As Art : The Visionary’s Tool for Transformation – Catalogue de l’exposition organisée au Rockland Center for the Arts (RoCA), West Nyack, New York (30 mars – 5 mai 1980), Éditions du musée, New York, 1980. Une suspension L5 reproduite au sein du catalogue (non paginé). - Collectif – Isamu Noguchi : Space of Akari & Stone – Éditions Chronicle Books, San Francisco, 1985. Un modèle identique, à variante de piètement, reproduit pages 20 (détail), 22, 30, et 46 (détail). Christophe Magnan ; sa rencontre et son parcours avec les Akari d’Isamu Noguchi vus par lui-même J’ai acquis ma première Akari à la fin des années 1990. Mes tournées fréquentes au marché aux Puces de Saint-Ouen ont eu raison de mon ignorance et la découverte de cette « lanterne magique » créa chez moi un émerveillement qui ne m’a jamais quitté depuis. Je rentrai chez moi sûr d’avoir de nouveau déniché un trésor mais ce n’est qu’à la nuit tombée que je découvris toute la magie des Akari : cette diffusion parfaite de la lumière qui permet de garder en suspens cet instant magique qui ne porte pas de nom, cette infime seconde où le jour et la nuit se passent le relais, ce moment furtif où hier hésite encore à devenir demain. Depuis, j’ai eu la chance d’acquérir de nombreux modèles, en tant que collectionneur tout d’abord puis en qualité de galeriste. Et c’est ainsi que je suis passé du statut de simple admirateur des Akari à celui de grand passionné du travail d’Isamu Noguchi. Comme beaucoup d’Européens, ma connaissance de l’œuvre de Noguchi s’arrêtait alors à sa table basse IN50 et à une perception un peu vague d’une série de lanternes japonaises remises au goût du jour. C’était oublier la diversité et l’amplitude du talent de cet artiste polymorphe : sculpteur parmi les plus grands du XXe siècle, paysagiste, architecte, dessinateur, céramiste, décorateur, designer… Ses modes d’expression semblent sans limite et toujours maitrisés à la perfection. En créant la galerie WA en 2018, j’ai eu pour objectif de faire entrer en résonnance les œuvres de designers japonais, français et américains, qui, au-delà des époques et des frontières, partagent la même culture de l’épure, constitutive des arts traditionnels nippons comme du « Mouvement Moderne ». Qui d’autre qu’Isamu Noguchi pouvait incarner à la perfection cet écho entre deux rives, cette passerelle tendue entre les styles, les siècles et les continents ? Qui mieux que lui et ses Akari pouvaient symboliser cette excellence qui ne différencie pas l’art de l’artisanat, cette symbiose parfaite entre le génie visionnaire de l’artiste et le savoir-faire séculaire des « petites mains » d’Ozeki ? Christophe Magnan
Estimation
4 000 € - 6 000 €
Résultat
10 550 €
Frais de vente
30%
ISAMU NOGUCHI (1904-1988) – COLLECTION CHRISTOPHE MAGNAN
Akari BB3-L5, modèle créé en [1976], de la série Akari initiée en [1951], notre œuvre issue de la 1ère édition et confectionnée à la main par la société japonaise Ozeki à Gifu
Lampe de parquet. Papier washi collé sur brins de bambou. Le piètement en bambou, métal laqué noir et fonte. Édition ancienne. Marquée du tampon rouge (Le Soleil et la Lune ; rond et croissant) et située JAPAN vers le sommet de l’abat-jour. H.165 cm – L.54 cm
Provenance :
Collection Christophe Magnan.
Archives et œuvres en rapport :
The Isamu Noguchi Foundation and Garden Museum, New York – Un modèle identique reproduit sur une photographie conservée dans les collections de cette institution sous la cote 03482 ; des suspensions L5 reproduites sous les cotes 03166, 03480, 03481, 151399, 151400, 153396 et 153398.
Expositions et œuvres en rapport :
- Fire & Water : Paper As Art : The Visionary’s Tool for Transformation – New York, West Nyack, Rockland Center for the Arts (RoCA), du 30 mars au 5 mai 1980. Une suspension L5 exposée lors de cette manifestation.
- Space of Akari & Stone – Tokyo, Yurakucho Art Forum, Seibu Museum of Art, du 9 février au 20 février 1985. Un modèle identique, à variante de piètement, exposé lors de cette manifestation.
Bibliographie :
- AKARI Light Sculpture by Isamu Noguchi – Catalogue commercial Ozeki and Co., Ltd., Tokyo, vers 1988. Un modèle identique, à variante de piètement, reproduit page 20.
- Fire & Water : Paper As Art : The Visionary’s Tool for Transformation – Catalogue de l’exposition organisée au Rockland Center for the Arts (RoCA), West Nyack, New York (30 mars – 5 mai 1980), Éditions du musée, New York, 1980. Une suspension L5 reproduite au sein du catalogue (non paginé).
- Collectif – Isamu Noguchi : Space of Akari & Stone – Éditions Chronicle Books, San Francisco, 1985. Un modèle identique, à variante de piètement, reproduit pages 20 (détail), 22, 30, et 46 (détail).
Christophe Magnan ; sa rencontre et son parcours avec les Akari d’Isamu Noguchi vus par lui-même
J’ai acquis ma première Akari à la fin des années 1990. Mes tournées fréquentes au marché aux Puces de Saint-Ouen ont eu raison de mon ignorance et la découverte de cette « lanterne magique » créa chez moi un émerveillement qui ne m’a jamais quitté depuis. Je rentrai chez moi sûr d’avoir de nouveau déniché un trésor mais ce n’est qu’à la nuit tombée que je découvris toute la magie des Akari : cette diffusion parfaite de la lumière qui permet de garder en suspens cet instant magique qui ne porte pas de nom, cette infime seconde où le jour et la nuit se passent le relais, ce moment furtif où hier hésite encore à devenir demain.
Depuis, j’ai eu la chance d’acquérir de nombreux modèles, en tant que collectionneur tout d’abord puis en qualité de galeriste. Et c’est ainsi que je suis passé du statut de simple admirateur des Akari à celui de grand passionné du travail d’Isamu Noguchi.
Comme beaucoup d’Européens, ma connaissance de l’œuvre de Noguchi s’arrêtait alors à sa table basse IN50 et à une perception un peu vague d’une série de lanternes japonaises remises au goût du jour. C’était oublier la diversité et l’amplitude du talent de cet artiste polymorphe : sculpteur parmi les plus grands du XXe siècle, paysagiste, architecte, dessinateur, céramiste, décorateur, designer… Ses modes d’expression semblent sans limite et toujours maitrisés à la perfection.
En créant la galerie WA en 2018, j’ai eu pour objectif de faire entrer en résonnance les œuvres de designers japonais, français et américains, qui, au-delà des époques et des frontières, partagent la même culture de l’épure, constitutive des arts traditionnels nippons comme du « Mouvement Moderne ».
Qui d’autre qu’Isamu Noguchi pouvait incarner à la perfection cet écho entre deux rives, cette passerelle tendue entre les styles, les siècles et les continents ?
Qui mieux que lui et ses Akari pouvaient symboliser cette excellence qui ne différencie pas l’art de l’artisanat, cette symbiose parfaite entre le génie visionnaire de l’artiste et le savoir-faire séculaire des « petites mains » d’Ozeki ?
Christophe Magnan
Vente
vendredi 20 mars・11:00 (Europe/Paris)
Salle 5-6 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris