ISAMU NOGUCHI (1904-1988) – COLLECTION CHRISTOPHE MAGNAN Akari 10A, modèle conçu en [1952], de la série Akari initiée en [1951], notre œuvre issue de la 1ère édition et confectionnée à la main par la société japonaise Ozeki à Gifu Lampe de parquet. Papier washi collé sur brins de bambou. Le piètement tripode en métal laqué noir ; les sabots en plastique. Petites altérations au papier washi. Marquée du tampon rouge (Le Soleil et la Lune ; rond et croissant) vers la base de l’abat-jour. H.125 cm – D.55 cm Provenance : Collection Christophe Magnan. Archives et œuvres en rapport : The Isamu Noguchi Foundation and Garden Museum, New York – Des modèles identiques reproduits sur des photographies conservées dans les collections de cette institution sous les cotes 03056, 03578, 03127, 03428, 03429, 03430, 150932 et 150933. Collection publique et œuvre en rapport : Centre Pompidou, Paris – Un modèle identique est conservé dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire AM 1992-1-295. Expositions et œuvres en rapport : - Isamu Noguchi Exhibition – Tokyo, Chuo Koron Gallery, du 2 au 7 août 1954. Un modèle identique exposé lors de cette manifestation. - Isamu Noguchi and Rosanjin Kitaoji – Kamakura, The Museum of Modern Art, du 29 juin au 25 août 1996. Un modèle identique exposé lors de cette manifestation. Bibliographie : - Aujourd’hui, Art et Architecture – N° 7 de mars 1956. Un modèle identique reproduit page 84 ; le dessin du modèle reproduit page 85. - AKARI Light Sculpture by Isamu Noguchi – Catalogue commercial Ozeki and Co., Ltd., Tokyo, vers 1988. Un modèle identique reproduit page 9. - Isamu Noguchi : Sculptural Design – Catalogue de l’exposition itinérante organisée en 2002 par le Vitra Design Museum, Weil-am-Rhein (présentée à Londres, Weil-am-Rhein, Madrid, Paris, Cologne, Rotterdam, Berlin), Éditions Vitra Design Museum, Weil-am-Rhein, 2002. Un modèle identique reproduit pages 175 et 176. - Thibaut Varaillon, Christophe Magnan et Philippe Brieallard – Akari : les chemins de la lumière – Catalogue de l’exposition organisée à la WA Design Gallery, Paris (25 juin – 23 juillet 2021), Éditions de la galerie, Paris, 2021. Des modèles identiques reproduits pages 209 et 241 ; le dessin du modèle reproduit pages 27 et 39. Christophe Magnan ; sa rencontre et son parcours avec les Akari d’Isamu Noguchi vus par lui-même J’ai acquis ma première Akari à la fin des années 1990. Mes tournées fréquentes au marché aux Puces de Saint-Ouen ont eu raison de mon ignorance et la découverte de cette « lanterne magique » créa chez moi un émerveillement qui ne m’a jamais quitté depuis. Je rentrai chez moi sûr d’avoir de nouveau déniché un trésor mais ce n’est qu’à la nuit tombée que je découvris toute la magie des Akari : cette diffusion parfaite de la lumière qui permet de garder en suspens cet instant magique qui ne porte pas de nom, cette infime seconde où le jour et la nuit se passent le relais, ce moment furtif où hier hésite encore à devenir demain. Depuis, j’ai eu la chance d’acquérir de nombreux modèles, en tant que collectionneur tout d’abord puis en qualité de galeriste. Et c’est ainsi que je suis passé du statut de simple admirateur des Akari à celui de grand passionné du travail d’Isamu Noguchi. Comme beaucoup d’Européens, ma connaissance de l’œuvre de Noguchi s’arrêtait alors à sa table basse IN50 et à une perception un peu vague d’une série de lanternes japonaises remises au goût du jour. C’était oublier la diversité et l’amplitude du talent de cet artiste polymorphe : sculpteur parmi les plus grands du XXe siècle, paysagiste, architecte, dessinateur, céramiste, décorateur, designer… Ses modes d’expression semblent sans limite et toujours maitrisés à la perfection. En créant la galerie WA en 2018, j’ai eu pour objectif de faire entrer en résonnance les œuvres de designers japonais, français et américains, qui, au-delà des époques et des frontières, partagent la même culture de l’épure, constitutive des arts traditionnels nippons comme du « Mouvement Moderne ». Qui d’autre qu’Isamu Noguchi pouvait incarner à la perfection cet écho entre deux rives, cette passerelle tendue entre les styles, les siècles et les continents ? Qui mieux que lui et ses Akari pouvaient symboliser cette excellence qui ne différencie pas l’art de l’artisanat, cette symbiose parfaite entre le génie visionnaire de l’artiste et le savoir-faire séculaire des « petites mains » d’Ozeki ? Christophe Magnan
Estimation
2 000 € - 4 000 €
Résultat
4 615 €
Frais de vente
30%
ISAMU NOGUCHI (1904-1988) – COLLECTION CHRISTOPHE MAGNAN
Akari 10A, modèle conçu en [1952], de la série Akari initiée en [1951], notre œuvre issue de la 1ère édition et confectionnée à la main par la société japonaise Ozeki à Gifu
Lampe de parquet. Papier washi collé sur brins de bambou. Le piètement tripode en métal laqué noir ; les sabots en plastique. Petites altérations au papier washi. Marquée du tampon rouge (Le Soleil et la Lune ; rond et croissant) vers la base de l’abat-jour. H.125 cm – D.55 cm
Provenance :
Collection Christophe Magnan.
Archives et œuvres en rapport :
The Isamu Noguchi Foundation and Garden Museum, New York – Des modèles identiques reproduits sur des photographies conservées dans les collections de cette institution sous les cotes 03056, 03578, 03127, 03428, 03429, 03430, 150932 et 150933.
Collection publique et œuvre en rapport :
Centre Pompidou, Paris – Un modèle identique est conservé dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire AM 1992-1-295.
Expositions et œuvres en rapport :
- Isamu Noguchi Exhibition – Tokyo, Chuo Koron Gallery, du 2 au 7 août 1954. Un modèle identique exposé lors de cette manifestation.
- Isamu Noguchi and Rosanjin Kitaoji – Kamakura, The Museum of Modern Art, du 29 juin au 25 août 1996. Un modèle identique exposé lors de cette manifestation.
Bibliographie :
- Aujourd’hui, Art et Architecture – N° 7 de mars 1956. Un modèle identique reproduit page 84 ; le dessin du modèle reproduit page 85.
- AKARI Light Sculpture by Isamu Noguchi – Catalogue commercial Ozeki and Co., Ltd., Tokyo, vers 1988. Un modèle identique reproduit page 9.
- Isamu Noguchi : Sculptural Design – Catalogue de l’exposition itinérante organisée en 2002 par le Vitra Design Museum, Weil-am-Rhein (présentée à Londres, Weil-am-Rhein, Madrid, Paris, Cologne, Rotterdam, Berlin), Éditions Vitra Design Museum, Weil-am-Rhein, 2002. Un modèle identique reproduit pages 175 et 176.
- Thibaut Varaillon, Christophe Magnan et Philippe Brieallard – Akari : les chemins de la lumière – Catalogue de l’exposition organisée à la WA Design Gallery, Paris (25 juin – 23 juillet 2021), Éditions de la galerie, Paris, 2021. Des modèles identiques reproduits pages 209 et 241 ; le dessin du modèle reproduit pages 27 et 39.
Christophe Magnan ; sa rencontre et son parcours avec les Akari d’Isamu Noguchi vus par lui-même
J’ai acquis ma première Akari à la fin des années 1990. Mes tournées fréquentes au marché aux Puces de Saint-Ouen ont eu raison de mon ignorance et la découverte de cette « lanterne magique » créa chez moi un émerveillement qui ne m’a jamais quitté depuis. Je rentrai chez moi sûr d’avoir de nouveau déniché un trésor mais ce n’est qu’à la nuit tombée que je découvris toute la magie des Akari : cette diffusion parfaite de la lumière qui permet de garder en suspens cet instant magique qui ne porte pas de nom, cette infime seconde où le jour et la nuit se passent le relais, ce moment furtif où hier hésite encore à devenir demain.
Depuis, j’ai eu la chance d’acquérir de nombreux modèles, en tant que collectionneur tout d’abord puis en qualité de galeriste. Et c’est ainsi que je suis passé du statut de simple admirateur des Akari à celui de grand passionné du travail d’Isamu Noguchi.
Comme beaucoup d’Européens, ma connaissance de l’œuvre de Noguchi s’arrêtait alors à sa table basse IN50 et à une perception un peu vague d’une série de lanternes japonaises remises au goût du jour. C’était oublier la diversité et l’amplitude du talent de cet artiste polymorphe : sculpteur parmi les plus grands du XXe siècle, paysagiste, architecte, dessinateur, céramiste, décorateur, designer… Ses modes d’expression semblent sans limite et toujours maitrisés à la perfection.
En créant la galerie WA en 2018, j’ai eu pour objectif de faire entrer en résonnance les œuvres de designers japonais, français et américains, qui, au-delà des époques et des frontières, partagent la même culture de l’épure, constitutive des arts traditionnels nippons comme du « Mouvement Moderne ».
Qui d’autre qu’Isamu Noguchi pouvait incarner à la perfection cet écho entre deux rives, cette passerelle tendue entre les styles, les siècles et les continents ?
Qui mieux que lui et ses Akari pouvaient symboliser cette excellence qui ne différencie pas l’art de l’artisanat, cette symbiose parfaite entre le génie visionnaire de l’artiste et le savoir-faire séculaire des « petites mains » d’Ozeki ?
Christophe Magnan
Vente
vendredi 20 mars・11:00 (Europe/Paris)
Salle 5-6 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris