Madeleine RENAUD. 2 L.A.S. «Madeleine», [1937]-1940, à Jean-Louis Barrault; 2pages et demie in-8 et 2pages in-4, en-têtes d’hôtels.
Belles lettres d’amour à son futur mari.
Berlin Samedi [1937] (elle tourne L’Étrange Monsieur Victor de Jean Grémillon, et a rencontré Barrault l’année précédente). «Mon amour très aimé Je viens de raccrocher et mon cœur chavire; j’ai une telle montée de tendresse vers toi qu’il faut que je te le dise, qu’il faut que je te l’écrive! Nous nous adorons, n’est-ce pas? Savourons bien ce miracle! Dieu soit loué, tu en sens tout le prix et tu sais protéger, exalter cet amour, c’est immense; comme je fais de même, ce serait bien le diable si ce bonheur unique ne s’éternisait pas; je ne pourrais jamais rester en froid avec toi plus de deux heures, et toi?» Elle a vu Bernard Zimmer, qui a un scénario de Kean que le cinéaste Heyman voudrait tourner avec Barrault; mais qu’il ne décide rien avant son retour: «Tu sais que tes décisions prises trop brusquement te causent ensuite des ennuis. Je rêve de voyages, de bateaux, de roulottes, de mer et de montagne, le tout collée à toi, Poucette suspendue à ton bras, à ton cou»...
Megève 1er janvier 1940. Barrault est mobilisé, et elle souffre de cette séparation: «Nous étions au plus fort de notre amour, au plus beau moment de notre vie; nous avions atteint le sublime et chaque petit moment quotidien était un miracle. Tout ça est arrêté et nous voici en attente; ce qui empêche le complet désespoir de m’envahir, c’est que j’ai foi en ta puissance d’amour. Je crois que lorsque nous nous rejoindrons pour ne plus nous quitter, tu auras la même fraîcheur, le même élan, le même goût à m’aimer et comme mon cœur suit ton cœur, nous serons sauvés!». Elle parle de son fils Jean-Pierre. Elle va écrire à Bourdet (administrateur de la Comédie-Française), et à Charles Granval (son premier mari). [Ils se marieront le 5 septembre.]
Live mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°278

Madeleine RENAUD. 2 L.A.S. «Madeleine», [1937]-1940, à Jean-Louis Barrault; 2pages et demie in-8 et 2pages in-4, en-têtes d’hôtels. Belles lettres d’amour à son futur mari. Berlin Samedi [1937] (elle tourne L’Étrange Monsieur Victor de Jean Grémillon, et a rencontré Barrault l’année précédente). «Mon amour très aimé Je viens de raccrocher et mon cœur chavire; j’ai une telle montée de tendresse vers toi qu’il faut que je te le dise, qu’il faut que je te l’écrive! Nous nous adorons, n’est-ce pas? Savourons bien ce miracle! Dieu soit loué, tu en sens tout le prix et tu sais protéger, exalter cet amour, c’est immense; comme je fais de même, ce serait bien le diable si ce bonheur unique ne s’éternisait pas; je ne pourrais jamais rester en froid avec toi plus de deux heures, et toi?» Elle a vu Bernard Zimmer, qui a un scénario de Kean que le cinéaste Heyman voudrait tourner avec Barrault; mais qu’il ne décide rien avant son retour: «Tu sais que tes décisions prises trop brusquement te causent ensuite des ennuis. Je rêve de voyages, de bateaux, de roulottes, de mer et de montagne, le tout collée à toi, Poucette suspendue à ton bras, à ton cou»... Megève 1er janvier 1940. Barrault est mobilisé, et elle souffre de cette séparation: «Nous étions au plus fort de notre amour, au plus beau moment de notre vie; nous avions atteint le sublime et chaque petit moment quotidien était un miracle. Tout ça est arrêté et nous voici en attente; ce qui empêche le complet désespoir de m’envahir, c’est que j’ai foi en ta puissance d’amour. Je crois que lorsque nous nous rejoindrons pour ne plus nous quitter, tu auras la même fraîcheur, le même élan, le même goût à m’aimer et comme mon cœur suit ton cœur, nous serons sauvés!». Elle parle de son fils Jean-Pierre. Elle va écrire à Bourdet (administrateur de la Comédie-Française), et à Charles Granval (son premier mari). [Ils se marieront le 5 septembre.]

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Madeleine RENAUD. 2 L.A.S. «Madeleine», [1937]-1940, à Jean-Louis Barrault; 2pages et demie in-8 et 2pages in-4, en-têtes d’hôtels. Belles lettres d’amour à son futur mari. Berlin Samedi [1937] (elle tourne L’Étrange Monsieur Victor de Jean Grémillon, et a rencontré Barrault l’année précédente). «Mon amour très aimé Je viens de raccrocher et mon cœur chavire; j’ai une telle montée de tendresse vers toi qu’il faut que je te le dise, qu’il faut que je te l’écrive! Nous nous adorons, n’est-ce pas? Savourons bien ce miracle! Dieu soit loué, tu en sens tout le prix et tu sais protéger, exalter cet amour, c’est immense; comme je fais de même, ce serait bien le diable si ce bonheur unique ne s’éternisait pas; je ne pourrais jamais rester en froid avec toi plus de deux heures, et toi?» Elle a vu Bernard Zimmer, qui a un scénario de Kean que le cinéaste Heyman voudrait tourner avec Barrault; mais qu’il ne décide rien avant son retour: «Tu sais que tes décisions prises trop brusquement te causent ensuite des ennuis. Je rêve de voyages, de bateaux, de roulottes, de mer et de montagne, le tout collée à toi, Poucette suspendue à ton bras, à ton cou»... Megève 1er janvier 1940. Barrault est mobilisé, et elle souffre de cette séparation: «Nous étions au plus fort de notre amour, au plus beau moment de notre vie; nous avions atteint le sublime et chaque petit moment quotidien était un miracle. Tout ça est arrêté et nous voici en attente; ce qui empêche le complet désespoir de m’envahir, c’est que j’ai foi en ta puissance d’amour. Je crois que lorsque nous nous rejoindrons pour ne plus nous quitter, tu auras la même fraîcheur, le même élan, le même goût à m’aimer et comme mon cœur suit ton cœur, nous serons sauvés!». Elle parle de son fils Jean-Pierre. Elle va écrire à Bourdet (administrateur de la Comédie-Française), et à Charles Granval (son premier mari). [Ils se marieront le 5 septembre.]
Vente mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris