Henri-Louis Cain dit LEKAIN (1729-1778). L.A.S., Paris, 1er février 1777, à son fils Louis-Théodore; 2pages in-8.
Lettre de conseils à son fils qui veut embrasser la carrière théâtrale. [Troisième fils de Lekain, Louis-Théodore, né en 1754, avait vainement tenté, par l’entremise de Voltaire, de se faire engager à Saint-Petersbourg par Catherine II, et espérait être engagé dans la troupe de comédiens français du Landgrave Frédéric II de Hesse-Cassel, dont le marquis de Luchet dirigeait les théâtres.].
«Il vous faut renoncer, pour le moment, mon cher enfant, au voyage de Hesse Cassell; il n’aura lieu que pour pasques 1778. J’attends, en conséquence, un engagement de Mr le marquis de Luchet; il craint, dit-il, de vous mettre, cette année cy, en partage avec un tracassier que l’on congédie à l’expiration de son engagement; il faut tacher de trouver, pour la campagne prochaine, de quoi vous occuper pour couler le temps, et vous donner encor plus d’usage du théatre; je n’entends point parler de Pétersbourg, ce qui me fait présumer que l’on n’en a point encor rendû de réponse à Mr de Voltaire; l’impératrice est, dit-on, occupée de plus grands projets que de celui de veiller à son spectacle; […] vous êtes trop jeune, mon cher enfant, pour ne pas vous résigner au délai que je vous propose et qui me semble nécessité; […] je ne vous avais pas trompé sur les désagréments d’un comédien de province; il faut donc vous en retirer»…
Live mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°220

Henri-Louis Cain dit LEKAIN (1729-1778). L.A.S., Paris, 1er février 1777, à son fils Louis-Théodore; 2pages in-8. Lettre de conseils à son fils qui veut embrasser la carrière théâtrale. [Troisième fils de Lekain, Louis-Théodore, né en 1754, avait vainement tenté, par l’entremise de Voltaire, de se faire engager à Saint-Petersbourg par Catherine II, et espérait être engagé dans la troupe de comédiens français du Landgrave Frédéric II de Hesse-Cassel, dont le marquis de Luchet dirigeait les théâtres.]. «Il vous faut renoncer, pour le moment, mon cher enfant, au voyage de Hesse Cassell; il n’aura lieu que pour pasques 1778. J’attends, en conséquence, un engagement de Mr le marquis de Luchet; il craint, dit-il, de vous mettre, cette année cy, en partage avec un tracassier que l’on congédie à l’expiration de son engagement; il faut tacher de trouver, pour la campagne prochaine, de quoi vous occuper pour couler le temps, et vous donner encor plus d’usage du théatre; je n’entends point parler de Pétersbourg, ce qui me fait présumer que l’on n’en a point encor rendû de réponse à Mr de Voltaire; l’impératrice est, dit-on, occupée de plus grands projets que de celui de veiller à son spectacle; […] vous êtes trop jeune, mon cher enfant, pour ne pas vous résigner au délai que je vous propose et qui me semble nécessité; […] je ne vous avais pas trompé sur les désagréments d’un comédien de province; il faut donc vous en retirer»…

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
1 714 €
Frais de vente
30%
Henri-Louis Cain dit LEKAIN (1729-1778). L.A.S., Paris, 1er février 1777, à son fils Louis-Théodore; 2pages in-8. Lettre de conseils à son fils qui veut embrasser la carrière théâtrale. [Troisième fils de Lekain, Louis-Théodore, né en 1754, avait vainement tenté, par l’entremise de Voltaire, de se faire engager à Saint-Petersbourg par Catherine II, et espérait être engagé dans la troupe de comédiens français du Landgrave Frédéric II de Hesse-Cassel, dont le marquis de Luchet dirigeait les théâtres.]. «Il vous faut renoncer, pour le moment, mon cher enfant, au voyage de Hesse Cassell; il n’aura lieu que pour pasques 1778. J’attends, en conséquence, un engagement de Mr le marquis de Luchet; il craint, dit-il, de vous mettre, cette année cy, en partage avec un tracassier que l’on congédie à l’expiration de son engagement; il faut tacher de trouver, pour la campagne prochaine, de quoi vous occuper pour couler le temps, et vous donner encor plus d’usage du théatre; je n’entends point parler de Pétersbourg, ce qui me fait présumer que l’on n’en a point encor rendû de réponse à Mr de Voltaire; l’impératrice est, dit-on, occupée de plus grands projets que de celui de veiller à son spectacle; […] vous êtes trop jeune, mon cher enfant, pour ne pas vous résigner au délai que je vous propose et qui me semble nécessité; […] je ne vous avais pas trompé sur les désagréments d’un comédien de province; il faut donc vous en retirer»…
Vente mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris