Pierre DUX. 8 L.A.S., 1960-1974, à Henry de Montherlant; 12pages in-8 à son adresse 57, rue de Clichy IXe, et 5pages oblong in-12 à en-tête Comédie Française Administrateur général.
Intéressante correspondance du comédien, metteur en scène et administrateur à Montherlant.
23 septembre 1960. Un contrat d’assurance l’empêche de faire la mise en scène du Cardinal d’Espagne; il se réjouissait de retrouver Montherlant «dans ce travail de plateau, qui selon l’auteur et l’œuvre, peut être passionnant, et dont deux de vos pièces sont mes meilleurs souvenirs. Ce qui me nâvre aussi, bien sûr, c’est l’ennui où vont se trouver Escande et la Comédie-Française, à deux mois de la date prévue pour la générale»… – 11 juin 1969, concernant les coupures suggérées par Dux et acceptées par Montherlant pour la reprise de Malatesta à la Comédie Française (28 janvier 1970): «À mon sens la pièce a énormément gagné»… – 3 août 1969. Il regrette de n’avoir pu voir les représentations de Malatesta en Italie, ayant été retenu par la fin de tournage d’un film. Il est en vacances à Valberg, où a commencé la lecture des Garçons…
19 février 1970. Il a revu plusieurs fois Malatesta, trois fois de la scène, deux fois de la salle: «Tout “tient” parfaitement»; il a même constaté des progrès, notamment chez Aminel (le cardinal); le seul problème est parfois un flottement chez les figurants, remplacés «avec les moyens du bord»… – 27 mai, il n’a pu encore trouver «deux heures tranquilles – et pas nocturnes» pour bien lire la pièce de Montherlant. Il n’entrera en fonctions au Français que le 1er août... – 26 juillet, au sujet d’un projet de reprise du Don Juan de Montherlant par «un metteur en scène non traditionaliste», Leveugle… – 28 décembre. Réaction à la lecture des Notes sur le théâtre de Montherlant, où il cite une phrase de Dux, qui précise ici sa pensée: «ce que je veux dire c’est que le fond, quelle que soit sa valeur n’a aucune chance de parvenir au public si la composition et la forme sont mauvaises, parce que la pièce n’aura pas de succès». Il vise ainsi «les innombrables auteurs contemporains qui veulent écrire à partir d’un thème sur lequel ils sont bourrés d’idées, mais dont les pièces sombrent dans l’ennui parce qu’elles sont mal faites»… – 21 mars 1974, remerciant de l’envoi d’un beau livre «qui va désormais voisiner dans ma bibliothèque avec les autres volumes du grand Montherlant»…
Live mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°163

Pierre DUX. 8 L.A.S., 1960-1974, à Henry de Montherlant; 12pages in-8 à son adresse 57, rue de Clichy IXe, et 5pages oblong in-12 à en-tête Comédie Française Administrateur général. Intéressante correspondance du comédien, metteur en scène et administrateur à Montherlant. 23 septembre 1960. Un contrat d’assurance l’empêche de faire la mise en scène du Cardinal d’Espagne; il se réjouissait de retrouver Montherlant «dans ce travail de plateau, qui selon l’auteur et l’œuvre, peut être passionnant, et dont deux de vos pièces sont mes meilleurs souvenirs. Ce qui me nâvre aussi, bien sûr, c’est l’ennui où vont se trouver Escande et la Comédie-Française, à deux mois de la date prévue pour la générale»… – 11 juin 1969, concernant les coupures suggérées par Dux et acceptées par Montherlant pour la reprise de Malatesta à la Comédie Française (28 janvier 1970): «À mon sens la pièce a énormément gagné»… – 3 août 1969. Il regrette de n’avoir pu voir les représentations de Malatesta en Italie, ayant été retenu par la fin de tournage d’un film. Il est en vacances à Valberg, où a commencé la lecture des Garçons… 19 février 1970. Il a revu plusieurs fois Malatesta, trois fois de la scène, deux fois de la salle: «Tout “tient” parfaitement»; il a même constaté des progrès, notamment chez Aminel (le cardinal); le seul problème est parfois un flottement chez les figurants, remplacés «avec les moyens du bord»… – 27 mai, il n’a pu encore trouver «deux heures tranquilles – et pas nocturnes» pour bien lire la pièce de Montherlant. Il n’entrera en fonctions au Français que le 1er août... – 26 juillet, au sujet d’un projet de reprise du Don Juan de Montherlant par «un metteur en scène non traditionaliste», Leveugle… – 28 décembre. Réaction à la lecture des Notes sur le théâtre de Montherlant, où il cite une phrase de Dux, qui précise ici sa pensée: «ce que je veux dire c’est que le fond, quelle que soit sa valeur n’a aucune chance de parvenir au public si la composition et la forme sont mauvaises, parce que la pièce n’aura pas de succès». Il vise ainsi «les innombrables auteurs contemporains qui veulent écrire à partir d’un thème sur lequel ils sont bourrés d’idées, mais dont les pièces sombrent dans l’ennui parce qu’elles sont mal faites»… – 21 mars 1974, remerciant de l’envoi d’un beau livre «qui va désormais voisiner dans ma bibliothèque avec les autres volumes du grand Montherlant»…

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Pierre DUX. 8 L.A.S., 1960-1974, à Henry de Montherlant; 12pages in-8 à son adresse 57, rue de Clichy IXe, et 5pages oblong in-12 à en-tête Comédie Française Administrateur général. Intéressante correspondance du comédien, metteur en scène et administrateur à Montherlant. 23 septembre 1960. Un contrat d’assurance l’empêche de faire la mise en scène du Cardinal d’Espagne; il se réjouissait de retrouver Montherlant «dans ce travail de plateau, qui selon l’auteur et l’œuvre, peut être passionnant, et dont deux de vos pièces sont mes meilleurs souvenirs. Ce qui me nâvre aussi, bien sûr, c’est l’ennui où vont se trouver Escande et la Comédie-Française, à deux mois de la date prévue pour la générale»… – 11 juin 1969, concernant les coupures suggérées par Dux et acceptées par Montherlant pour la reprise de Malatesta à la Comédie Française (28 janvier 1970): «À mon sens la pièce a énormément gagné»… – 3 août 1969. Il regrette de n’avoir pu voir les représentations de Malatesta en Italie, ayant été retenu par la fin de tournage d’un film. Il est en vacances à Valberg, où a commencé la lecture des Garçons… 19 février 1970. Il a revu plusieurs fois Malatesta, trois fois de la scène, deux fois de la salle: «Tout “tient” parfaitement»; il a même constaté des progrès, notamment chez Aminel (le cardinal); le seul problème est parfois un flottement chez les figurants, remplacés «avec les moyens du bord»… – 27 mai, il n’a pu encore trouver «deux heures tranquilles – et pas nocturnes» pour bien lire la pièce de Montherlant. Il n’entrera en fonctions au Français que le 1er août... – 26 juillet, au sujet d’un projet de reprise du Don Juan de Montherlant par «un metteur en scène non traditionaliste», Leveugle… – 28 décembre. Réaction à la lecture des Notes sur le théâtre de Montherlant, où il cite une phrase de Dux, qui précise ici sa pensée: «ce que je veux dire c’est que le fond, quelle que soit sa valeur n’a aucune chance de parvenir au public si la composition et la forme sont mauvaises, parce que la pièce n’aura pas de succès». Il vise ainsi «les innombrables auteurs contemporains qui veulent écrire à partir d’un thème sur lequel ils sont bourrés d’idées, mais dont les pièces sombrent dans l’ennui parce qu’elles sont mal faites»… – 21 mars 1974, remerciant de l’envoi d’un beau livre «qui va désormais voisiner dans ma bibliothèque avec les autres volumes du grand Montherlant»…
Vente mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris