Virginie DÉJAZET (1798-1875). 3 L.A.S., [vers 1840]-1871; 6pages in-8, 2 adresses.
[Vers 1839-1840], à Mademoiselle Dupont, «artiste du Théâtre Français»: «Je suis toujours bien heureuse de pouvoir vous être agréable en quelque chose, mais en vérité, vu les études de mon théâtre, il ne m’est guère possible d’apprendre le rôle de Victor qui demande une santé de mémoire que le temps seul peut donner»...
Dieppe 4 septembre 1870, à son «bon Papa Lardin» (à l’encre rouge): «que devenez-vous au milieu de cet affreux cataclysme que nous traversons. Moi, je suis venue à Dieppe, pour tacher d’y gagner au moins notre pain, puisque sans position à Paris, j’y risquais d’y mourir de faim, et nous sommes sept, mon ami! Il m’a fallu pour exploiter mon petit mérite, engager une troupe, ce qui occasionne de grands frais[…] J’ai choisi cette ville, parce que pendant la saison des bains, il y vient une assez grande quantité d’anglais»… Elle couvrait les dépenses, mais «cette infâme guerre» va la ruiner… «être venue jusqu’à mon âge, 72 ans, pour voir notre pauvre France humiliée ainsi!»…
Londres 30 janvier 1871, à Francis Plunkett, directeur du théâtre du Palais-Royal: «Vivez-vous? comment allez-vous? voici les deux questions que mon cœur vous adresse»…
Live mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°141

Virginie DÉJAZET (1798-1875). 3 L.A.S., [vers 1840]-1871; 6pages in-8, 2 adresses. [Vers 1839-1840], à Mademoiselle Dupont, «artiste du Théâtre Français»: «Je suis toujours bien heureuse de pouvoir vous être agréable en quelque chose, mais en vérité, vu les études de mon théâtre, il ne m’est guère possible d’apprendre le rôle de Victor qui demande une santé de mémoire que le temps seul peut donner»... Dieppe 4 septembre 1870, à son «bon Papa Lardin» (à l’encre rouge): «que devenez-vous au milieu de cet affreux cataclysme que nous traversons. Moi, je suis venue à Dieppe, pour tacher d’y gagner au moins notre pain, puisque sans position à Paris, j’y risquais d’y mourir de faim, et nous sommes sept, mon ami! Il m’a fallu pour exploiter mon petit mérite, engager une troupe, ce qui occasionne de grands frais[…] J’ai choisi cette ville, parce que pendant la saison des bains, il y vient une assez grande quantité d’anglais»… Elle couvrait les dépenses, mais «cette infâme guerre» va la ruiner… «être venue jusqu’à mon âge, 72 ans, pour voir notre pauvre France humiliée ainsi!»… Londres 30 janvier 1871, à Francis Plunkett, directeur du théâtre du Palais-Royal: «Vivez-vous? comment allez-vous? voici les deux questions que mon cœur vous adresse»…

Estimation
200 € - 250 €
Résultat
237 €
Frais de vente
30%
Virginie DÉJAZET (1798-1875). 3 L.A.S., [vers 1840]-1871; 6pages in-8, 2 adresses. [Vers 1839-1840], à Mademoiselle Dupont, «artiste du Théâtre Français»: «Je suis toujours bien heureuse de pouvoir vous être agréable en quelque chose, mais en vérité, vu les études de mon théâtre, il ne m’est guère possible d’apprendre le rôle de Victor qui demande une santé de mémoire que le temps seul peut donner»... Dieppe 4 septembre 1870, à son «bon Papa Lardin» (à l’encre rouge): «que devenez-vous au milieu de cet affreux cataclysme que nous traversons. Moi, je suis venue à Dieppe, pour tacher d’y gagner au moins notre pain, puisque sans position à Paris, j’y risquais d’y mourir de faim, et nous sommes sept, mon ami! Il m’a fallu pour exploiter mon petit mérite, engager une troupe, ce qui occasionne de grands frais[…] J’ai choisi cette ville, parce que pendant la saison des bains, il y vient une assez grande quantité d’anglais»… Elle couvrait les dépenses, mais «cette infâme guerre» va la ruiner… «être venue jusqu’à mon âge, 72 ans, pour voir notre pauvre France humiliée ainsi!»… Londres 30 janvier 1871, à Francis Plunkett, directeur du théâtre du Palais-Royal: «Vivez-vous? comment allez-vous? voici les deux questions que mon cœur vous adresse»…
Vente mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris