Léon BLOY. 5 L.A.S., 1903-1914, à Alfred Vallette; 5 pages in-8 et 1 page in-12.
À son éditeur au Mercure de France.
Lagny 8 décembre 1903. Bloy doit se rendre le lendemain à Paris et ira au Mercure: «Je vous porterais l’image que vous attendez & ce que j’aurai pu corriger d’épreuves. J’en suis inondé». [Il s’agit de l’édition de Mon journal].
Paris, 12 rue Cortot, 7 avril 1908. Le libraire Blaizot lui a donné Les Dédicaces à la main de Barbey d’Aurevilly qu’il vient d’éditer. Bloy trouve cette publication déshonorante pour Barbey et propose à Vallette quelques pages de protestation dans le Mercure de France. Il est «sur le point de déménager, une fois de plus» et demande à Vallette de ne pas encore lui envoyer les exemplaires du Mendiant ingrat. Il demande les Œuvres posthumes de Baudelaire, et annonce: «A bientôt l’Invendable».
[Bourg-la-Reine] 2 juin 1911 (au dos de l’avis imprimé de son changement d’adresse). Il est installé et demande à l’éditeur de lui envoyer 25 exemplaires du Sang du Pauvre, avec deux Femme pauvre «& un petit paquet de la “Prière d’insérer”»; il demande le «relevé de compte pour Celle qui pleure»…
Mévoisins par Saint-Piat (Eure-&-Loir) 20 août 1913. Il envoie à Vallette l’ensemble de ses épreuves, «aussi bien corrigées que possible», pour la nouvelle série d’Exégèse des lieux communs; il parle de la mise en pages, de la typographie des titres, de la table. Il lui manque deux pages de son manuscrit, il faut les réclamer à l’imprimeur: «Vous savez peut-être que la vente, parfois très avantageuse, de mes manuscrits, est une de mes ressources»…
Bourg-la-Reine 5 mai 1914. «Un mufle dont j’ai fort à me plaindre, le baron Albert Lumbroso, directeur de la Revue Napoléonienne à Rome», lui a offert 50F pour traduire «un certain nombre de pages du Désespéré. Je viens de lui écrire que vous seul pouvez l’autoriser. Si donc vous le voyez venir, je vous prie de le saler»...
Live mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°58

Léon BLOY. 5 L.A.S., 1903-1914, à Alfred Vallette; 5 pages in-8 et 1 page in-12. À son éditeur au Mercure de France. Lagny 8 décembre 1903. Bloy doit se rendre le lendemain à Paris et ira au Mercure: «Je vous porterais l’image que vous attendez & ce que j’aurai pu corriger d’épreuves. J’en suis inondé». [Il s’agit de l’édition de Mon journal]. Paris, 12 rue Cortot, 7 avril 1908. Le libraire Blaizot lui a donné Les Dédicaces à la main de Barbey d’Aurevilly qu’il vient d’éditer. Bloy trouve cette publication déshonorante pour Barbey et propose à Vallette quelques pages de protestation dans le Mercure de France. Il est «sur le point de déménager, une fois de plus» et demande à Vallette de ne pas encore lui envoyer les exemplaires du Mendiant ingrat. Il demande les Œuvres posthumes de Baudelaire, et annonce: «A bientôt l’Invendable». [Bourg-la-Reine] 2 juin 1911 (au dos de l’avis imprimé de son changement d’adresse). Il est installé et demande à l’éditeur de lui envoyer 25 exemplaires du Sang du Pauvre, avec deux Femme pauvre «& un petit paquet de la “Prière d’insérer”»; il demande le «relevé de compte pour Celle qui pleure»… Mévoisins par Saint-Piat (Eure-&-Loir) 20 août 1913. Il envoie à Vallette l’ensemble de ses épreuves, «aussi bien corrigées que possible», pour la nouvelle série d’Exégèse des lieux communs; il parle de la mise en pages, de la typographie des titres, de la table. Il lui manque deux pages de son manuscrit, il faut les réclamer à l’imprimeur: «Vous savez peut-être que la vente, parfois très avantageuse, de mes manuscrits, est une de mes ressources»… Bourg-la-Reine 5 mai 1914. «Un mufle dont j’ai fort à me plaindre, le baron Albert Lumbroso, directeur de la Revue Napoléonienne à Rome», lui a offert 50F pour traduire «un certain nombre de pages du Désespéré. Je viens de lui écrire que vous seul pouvez l’autoriser. Si donc vous le voyez venir, je vous prie de le saler»...

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Léon BLOY. 5 L.A.S., 1903-1914, à Alfred Vallette; 5 pages in-8 et 1 page in-12. À son éditeur au Mercure de France. Lagny 8 décembre 1903. Bloy doit se rendre le lendemain à Paris et ira au Mercure: «Je vous porterais l’image que vous attendez & ce que j’aurai pu corriger d’épreuves. J’en suis inondé». [Il s’agit de l’édition de Mon journal]. Paris, 12 rue Cortot, 7 avril 1908. Le libraire Blaizot lui a donné Les Dédicaces à la main de Barbey d’Aurevilly qu’il vient d’éditer. Bloy trouve cette publication déshonorante pour Barbey et propose à Vallette quelques pages de protestation dans le Mercure de France. Il est «sur le point de déménager, une fois de plus» et demande à Vallette de ne pas encore lui envoyer les exemplaires du Mendiant ingrat. Il demande les Œuvres posthumes de Baudelaire, et annonce: «A bientôt l’Invendable». [Bourg-la-Reine] 2 juin 1911 (au dos de l’avis imprimé de son changement d’adresse). Il est installé et demande à l’éditeur de lui envoyer 25 exemplaires du Sang du Pauvre, avec deux Femme pauvre «& un petit paquet de la “Prière d’insérer”»; il demande le «relevé de compte pour Celle qui pleure»… Mévoisins par Saint-Piat (Eure-&-Loir) 20 août 1913. Il envoie à Vallette l’ensemble de ses épreuves, «aussi bien corrigées que possible», pour la nouvelle série d’Exégèse des lieux communs; il parle de la mise en pages, de la typographie des titres, de la table. Il lui manque deux pages de son manuscrit, il faut les réclamer à l’imprimeur: «Vous savez peut-être que la vente, parfois très avantageuse, de mes manuscrits, est une de mes ressources»… Bourg-la-Reine 5 mai 1914. «Un mufle dont j’ai fort à me plaindre, le baron Albert Lumbroso, directeur de la Revue Napoléonienne à Rome», lui a offert 50F pour traduire «un certain nombre de pages du Désespéré. Je viens de lui écrire que vous seul pouvez l’autoriser. Si donc vous le voyez venir, je vous prie de le saler»...
Vente mardi 10 mars・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris