VICTORIA Adelaïde Mary Louisa, princesse royale d’Angleterre et princesse royale de Prusse (1840-1901) Trois épreuves sur papier albuminé contrecollées sur carton présentant des reproductions de tableaux. Deux anges et une Déploration du Christ. Elles sont toutes les trois annotées par Victoria en pied. Deux marquées «V. Pcesse R de Prusse» et une « Pour le Baron de Triqueti de la part de la Princesse Royale de Prusse 1864. » Format des cartons: 31,5 x 21,3 cm et 21,3 x 31,5 cm Henry de Triqueti séjourne en 1864 à Berlin et échange avec la princesse autour des premiers projets de décoration de la chapelle commémorative du prince Albert. Sans nul doute, le don de ces trois tirages photographiques, conservés par le sculpteur, s’inscrit dans le cadre de l’élaboration du programme iconographique destiné à la décoration de la chapelle Wolsey. Provenance : château du Perthuis. Note : Fille aînée de la Reine Victoria et du Prince Albert, « Vicky » bénéficie d’une éducation soignée mais libérale, avec un père très présent, la pratique des jeux et des ateliers de travaux manuels. Mariée au Kronprinz Frédéric de Prusse, Victoria quitte le Royaume-Uni pour la Prusse en 1858. Dans une Allemagne en construction, une Prusse rigide, anglophobe et va-t-en-guerre, la vie de Cour est particulièrement pesante pour la jeune princesse. Elle peut compter sur le soutien de son mari, « Freddy », futur empereur d’Allemagne, et de son père, le Prince Albert, de qui elle est très proche. Le décès de ce dernier, en 1861, va la bouleverser. Elle va mettre tout en oeuvre pour sacraliser la mémoire de son père et sera extrêmement investie dans tous les projets mémoriels. C’est elle qui impose Henry de Triqueti pour le décor de la chapelle Wolsey. Le trio qu’ils forment avec Susan D. Durant est très fécond. Les échanges artistiques et épistolaires sont importants et témoignent d’une grande richesse culturelle. La montée en puissance de Bismarck et la guerre entre la Prusse et la France vont rendre de plus en plus ardus les échanges entre le sculpteur et sa commanditaire et amie. Malgré tout, Victoria restera présente auprès de Triqueti jusqu’à l’achèvement des travaux de la chapelle Wolsey et le décès de l’artiste. Elle tentera d’ailleurs, dans la mesure de ses moyens, de protéger le sculpteur et son atelier tout au long du conflit entre la France et la Prusse. Il en sera de même du Kronprinz Frédéric qui, sollicité par le baron de Triqueti pour protéger ses concitoyens du Loiret des exactions prussiennes, demandera que les sanctions auprès de la population soient appliquées « mollement ». Portés à la tête de l’empire allemand en 1888, suite au décès de Guillaume Ier, l’empereur Frédéric III et l’impératrice Victoria ne régneront que 99 jours, le temps de montrer à l’Europe en ébullition qu’une autre voie était possible pour l’Allemagne de Bismarck et du futur Kaiser Guillaume II.
Estimation
300 € - 500 €
Résultat
396 €
Frais de vente
30%
VICTORIA Adelaïde Mary Louisa, princesse royale d’Angleterre et princesse royale de Prusse (1840-1901)
Trois épreuves sur papier albuminé contrecollées sur carton présentant des reproductions de tableaux. Deux anges et une Déploration du Christ.
Elles sont toutes les trois annotées par Victoria en pied. Deux marquées «V. Pcesse R de Prusse» et une « Pour le Baron de Triqueti de la part de la Princesse Royale de Prusse 1864. »
Format des cartons: 31,5 x 21,3 cm et 21,3 x 31,5 cm
Henry de Triqueti séjourne en 1864 à Berlin et échange avec la princesse autour des premiers projets de décoration de la chapelle commémorative du prince Albert. Sans nul doute, le don de ces trois tirages photographiques, conservés par le sculpteur, s’inscrit dans le cadre de l’élaboration du programme iconographique destiné à la décoration de la chapelle Wolsey.
Provenance : château du Perthuis.
Note : Fille aînée de la Reine Victoria et du Prince Albert, « Vicky » bénéficie d’une éducation soignée mais libérale, avec un père très présent, la pratique des jeux et des ateliers de travaux manuels. Mariée au Kronprinz Frédéric de Prusse, Victoria quitte le Royaume-Uni pour la Prusse en 1858. Dans une Allemagne en construction, une Prusse rigide, anglophobe et va-t-en-guerre, la vie de Cour est particulièrement pesante pour la jeune princesse. Elle peut compter sur le soutien de son mari, « Freddy », futur empereur d’Allemagne, et de son père, le Prince Albert, de qui elle est très proche. Le décès de ce dernier, en 1861, va la bouleverser. Elle va mettre tout en oeuvre pour sacraliser la mémoire de son père et sera extrêmement investie dans tous les projets mémoriels. C’est elle qui impose Henry de Triqueti pour le décor de la chapelle Wolsey. Le trio qu’ils forment avec Susan D. Durant est très fécond. Les échanges artistiques et épistolaires sont importants et témoignent d’une grande richesse culturelle. La montée en puissance de Bismarck et la guerre entre la Prusse et la France vont rendre de plus en plus ardus les échanges entre le sculpteur et sa commanditaire et amie. Malgré tout, Victoria restera présente auprès de Triqueti jusqu’à l’achèvement des travaux de la chapelle Wolsey et le décès de l’artiste. Elle tentera d’ailleurs, dans la mesure de ses moyens, de protéger le sculpteur et son atelier tout au long du conflit entre la France et la Prusse. Il en sera de même du Kronprinz Frédéric qui, sollicité par le baron de Triqueti pour protéger ses concitoyens du Loiret des exactions prussiennes, demandera que les sanctions auprès de la population soient appliquées « mollement ». Portés à la tête de l’empire allemand en 1888, suite au décès de Guillaume Ier, l’empereur Frédéric III et l’impératrice Victoria ne régneront que 99 jours, le temps de montrer à l’Europe en ébullition qu’une autre voie était possible pour l’Allemagne de Bismarck et du futur Kaiser Guillaume II.
Vente
jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris