VICTORIA Adelaïde Mary Louisa, princesse royale d’Angleterre et princesse royale de Prusse (1840-1901). 
10 L.A.S., 1866-1886, au baron de Triqueti ou à sa famille, plus 4 lettres jointes; 56 pages in-8 à son chiffre couronné, 5 enveloppes ; le tout monté sur onglets en un volume in-4, relié demi-vélin ivoire, titre calligraphié au dos. 

Très belle correspondance de la Princesse Royale de Prusse à son ancien maître.
Séjournant à Windsor avec son mari et son petit garçon qui est malade, la Princesse regrette de n’avoir pu visiter la Wolsey Chapel (chapelle commémorative du Prince Albert à laquelle travaille Triqueti); elle lui recommande de se faire annoncer à la Reine Victoria pour la lui montrer. 
La correspondance concerne ensuite le monument que la Princesse veut consacrer à Potsdam à la mémoire de son fils Sigismond, mort en bas âge le 18 juin 1866. Elle sollicite Triqueti [qui finalement ne le réalisera pas] et lui suggère d’y placer le buste du cher enfant, d’après celui fait par son élève Miss Durant, ainsi que «des vases que je remplirai de fleurs et deux chandeliers dont je vous prie de décider la forme»; elle est sûre qu’il saura «réunir la sérénité du style antique et avec la parfaire liberté de composition et l’élèvement chrétien». Elle lui envoie des dessins faits d’après ses désirs, et se réjouit de l’avancement de ses travaux à la chapelle Wolsey (26 août 1866). Dès le 10 septembre 1866, elle approuve son dessin et donne des détails sur la réalisation d’un nouveau buste qu’elle a confiée au Professeur Hagen à Berlin, car Sigismond avait changé depuis que Triqueti l’avait vu. Les envois de dessins et les échanges se poursuivent et elle remercie Triqueti de travailler «pour nous en rendant cette petite chapelle ce petit coin de terre qui renferme ce que nous avions de plus précieux, et où nous espérons nous-mêmes reposer un jour, “a monument of Love”. […] Votre admirable composition respire la tendresse, l’innocence et la simplicité»; elle s’inquiète du sujet sur le mur opposé, du texte que choisira Triqueti, de l’abside; elle lui donne une liste des fleurs qu’elle aime, à réaliser en mosaïque de marbre; elle a vu à Wittenberg «les tombeaux de Luther et de Melanchton et les belles tombes de mes ancêtres les électeurs de Saxe par Peter Fischer – bien remarquables comme style et travail» (15 juin 1869). Elle souhaite le voir employer des marbres qu’elle possède, et se réjouit de l’avancement du projet (octobre 1869).
Mais la guerre arrive et la comtesse de Brühl écrit à Triqueti que, malgré son désir, la Princesse Royale ne peut accepter son offre de commencer les travaux pour «la petite chapelle du Prince Sigismond», non parce que Triqueti est Français, mais parce que «ses fonds sont épuisés en ce moment, et qu’elle se prive autant que possible pour pouvoir soulager les blessés, les veuves et les orphelins», mais elle le priera, «dès que les circonstances le lui permettront», de se mettre à l’œuvre (4 avril 1871).
Deux copies de lettres (en anglais) de la Princesse à Miss Susan Durant (élève et collaboratrice de Triqueti) montrent son affection pour Triqueti et sa famille, et son désarroi devant la guerre et les souffrances de Paris (Homburg 3 octobre 1870, et Berlin 2 février 1871).
Après la mort de Triqueti en 1874, la Princesse écrit 2 longues lettres (en anglais, Postdam 1er et 17 juin 1874) à sa fille, Blanche Lee Childe, lui disant son amitié et son admiration pour le baron, dont la Chapelle de Wolsey est la dernière œuvre; elle garde précieusement les dessins faits pour le projet de sa petite chapelle.
Elle évoque encore les «beautiful objects of art – marbles – of dear Baron de Triqueti» dans une lettre au mari de Blanche, Edward Lee Childe (28 mai 1886).
Plus une L.A.S. du duc d’AUMALE, Twickenham 18 avril 1866 (2pages et quart in-8, deuil): il demande au baron de Triqueti son avis sur des dessins qui passent en vente à Drouot: Hobbema, Porbus, Primatice, et «207 Saint-Aubin – Portraits de Lafayette et du Duc d’Orléans. Les Primatice paraissent particulièrement intéressants»; il prie Triqueti d’aller voir ces dessins et, «s’ils sont beaux, authentiques et abordables», de les acquérir pour lui.
On a joint quelques photographies: – bas-relief de Triqueti placé dans la chapelle anglaise protestante de Berlin par la Princesse Royale avec tablette commémorative en dédicace; – deux bas-reliefs sculptés par la Princesse et offerts par elle à Triqueti: Lady Jane Grey et Mary Stuart Queen of Scots; – vase peint par la Princesse offert à Triqueti. Plus un montage photographique Unser Kaiserpaar im Familienkranze.

Provenance : château du Perthuis.
Live jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°83

VICTORIA Adelaïde Mary Louisa, princesse royale d’Angleterre et princesse royale de Prusse (1840-1901). 10 L.A.S., 1866-1886, au baron de Triqueti ou à sa famille, plus 4 lettres jointes; 56 pages in-8 à son chiffre couronné, 5 enveloppes ; le tout monté sur onglets en un volume in-4, relié demi-vélin ivoire, titre calligraphié au dos. Très belle correspondance de la Princesse Royale de Prusse à son ancien maître. Séjournant à Windsor avec son mari et son petit garçon qui est malade, la Princesse regrette de n’avoir pu visiter la Wolsey Chapel (chapelle commémorative du Prince Albert à laquelle travaille Triqueti); elle lui recommande de se faire annoncer à la Reine Victoria pour la lui montrer. La correspondance concerne ensuite le monument que la Princesse veut consacrer à Potsdam à la mémoire de son fils Sigismond, mort en bas âge le 18 juin 1866. Elle sollicite Triqueti [qui finalement ne le réalisera pas] et lui suggère d’y placer le buste du cher enfant, d’après celui fait par son élève Miss Durant, ainsi que «des vases que je remplirai de fleurs et deux chandeliers dont je vous prie de décider la forme»; elle est sûre qu’il saura «réunir la sérénité du style antique et avec la parfaire liberté de composition et l’élèvement chrétien». Elle lui envoie des dessins faits d’après ses désirs, et se réjouit de l’avancement de ses travaux à la chapelle Wolsey (26 août 1866). Dès le 10 septembre 1866, elle approuve son dessin et donne des détails sur la réalisation d’un nouveau buste qu’elle a confiée au Professeur Hagen à Berlin, car Sigismond avait changé depuis que Triqueti l’avait vu. Les envois de dessins et les échanges se poursuivent et elle remercie Triqueti de travailler «pour nous en rendant cette petite chapelle ce petit coin de terre qui renferme ce que nous avions de plus précieux, et où nous espérons nous-mêmes reposer un jour, “a monument of Love”. […] Votre admirable composition respire la tendresse, l’innocence et la simplicité»; elle s’inquiète du sujet sur le mur opposé, du texte que choisira Triqueti, de l’abside; elle lui donne une liste des fleurs qu’elle aime, à réaliser en mosaïque de marbre; elle a vu à Wittenberg «les tombeaux de Luther et de Melanchton et les belles tombes de mes ancêtres les électeurs de Saxe par Peter Fischer – bien remarquables comme style et travail» (15 juin 1869). Elle souhaite le voir employer des marbres qu’elle possède, et se réjouit de l’avancement du projet (octobre 1869). Mais la guerre arrive et la comtesse de Brühl écrit à Triqueti que, malgré son désir, la Princesse Royale ne peut accepter son offre de commencer les travaux pour «la petite chapelle du Prince Sigismond», non parce que Triqueti est Français, mais parce que «ses fonds sont épuisés en ce moment, et qu’elle se prive autant que possible pour pouvoir soulager les blessés, les veuves et les orphelins», mais elle le priera, «dès que les circonstances le lui permettront», de se mettre à l’œuvre (4 avril 1871). Deux copies de lettres (en anglais) de la Princesse à Miss Susan Durant (élève et collaboratrice de Triqueti) montrent son affection pour Triqueti et sa famille, et son désarroi devant la guerre et les souffrances de Paris (Homburg 3 octobre 1870, et Berlin 2 février 1871). Après la mort de Triqueti en 1874, la Princesse écrit 2 longues lettres (en anglais, Postdam 1er et 17 juin 1874) à sa fille, Blanche Lee Childe, lui disant son amitié et son admiration pour le baron, dont la Chapelle de Wolsey est la dernière œuvre; elle garde précieusement les dessins faits pour le projet de sa petite chapelle. Elle évoque encore les «beautiful objects of art – marbles – of dear Baron de Triqueti» dans une lettre au mari de Blanche, Edward Lee Childe (28 mai 1886). Plus une L.A.S. du duc d’AUMALE, Twickenham 18 avril 1866 (2pages et quart in-8, deuil): il demande au baron de Triqueti son avis sur des dessins qui passent en vente à Drouot: Hobbema, Porbus, Primatice, et «207 Saint-Aubin – Portraits de Lafayette et du Duc d’Orléans. Les Primatice paraissent particulièrement intéressants»; il prie Triqueti d’aller voir ces dessins et, «s’ils sont beaux, authentiques et abordables», de les acquérir pour lui. On a joint quelques photographies: – bas-relief de Triqueti placé dans la chapelle anglaise protestante de Berlin par la Princesse Royale avec tablette commémorative en dédicace; – deux bas-reliefs sculptés par la Princesse et offerts par elle à Triqueti: Lady Jane Grey et Mary Stuart Queen of Scots; – vase peint par la Princesse offert à Triqueti. Plus un montage photographique Unser Kaiserpaar im Familienkranze. Provenance : château du Perthuis.

Estimation
5 000 € - 7 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
VICTORIA Adelaïde Mary Louisa, princesse royale d’Angleterre et princesse royale de Prusse (1840-1901). 10 L.A.S., 1866-1886, au baron de Triqueti ou à sa famille, plus 4 lettres jointes; 56 pages in-8 à son chiffre couronné, 5 enveloppes ; le tout monté sur onglets en un volume in-4, relié demi-vélin ivoire, titre calligraphié au dos. Très belle correspondance de la Princesse Royale de Prusse à son ancien maître. Séjournant à Windsor avec son mari et son petit garçon qui est malade, la Princesse regrette de n’avoir pu visiter la Wolsey Chapel (chapelle commémorative du Prince Albert à laquelle travaille Triqueti); elle lui recommande de se faire annoncer à la Reine Victoria pour la lui montrer. La correspondance concerne ensuite le monument que la Princesse veut consacrer à Potsdam à la mémoire de son fils Sigismond, mort en bas âge le 18 juin 1866. Elle sollicite Triqueti [qui finalement ne le réalisera pas] et lui suggère d’y placer le buste du cher enfant, d’après celui fait par son élève Miss Durant, ainsi que «des vases que je remplirai de fleurs et deux chandeliers dont je vous prie de décider la forme»; elle est sûre qu’il saura «réunir la sérénité du style antique et avec la parfaire liberté de composition et l’élèvement chrétien». Elle lui envoie des dessins faits d’après ses désirs, et se réjouit de l’avancement de ses travaux à la chapelle Wolsey (26 août 1866). Dès le 10 septembre 1866, elle approuve son dessin et donne des détails sur la réalisation d’un nouveau buste qu’elle a confiée au Professeur Hagen à Berlin, car Sigismond avait changé depuis que Triqueti l’avait vu. Les envois de dessins et les échanges se poursuivent et elle remercie Triqueti de travailler «pour nous en rendant cette petite chapelle ce petit coin de terre qui renferme ce que nous avions de plus précieux, et où nous espérons nous-mêmes reposer un jour, “a monument of Love”. […] Votre admirable composition respire la tendresse, l’innocence et la simplicité»; elle s’inquiète du sujet sur le mur opposé, du texte que choisira Triqueti, de l’abside; elle lui donne une liste des fleurs qu’elle aime, à réaliser en mosaïque de marbre; elle a vu à Wittenberg «les tombeaux de Luther et de Melanchton et les belles tombes de mes ancêtres les électeurs de Saxe par Peter Fischer – bien remarquables comme style et travail» (15 juin 1869). Elle souhaite le voir employer des marbres qu’elle possède, et se réjouit de l’avancement du projet (octobre 1869). Mais la guerre arrive et la comtesse de Brühl écrit à Triqueti que, malgré son désir, la Princesse Royale ne peut accepter son offre de commencer les travaux pour «la petite chapelle du Prince Sigismond», non parce que Triqueti est Français, mais parce que «ses fonds sont épuisés en ce moment, et qu’elle se prive autant que possible pour pouvoir soulager les blessés, les veuves et les orphelins», mais elle le priera, «dès que les circonstances le lui permettront», de se mettre à l’œuvre (4 avril 1871). Deux copies de lettres (en anglais) de la Princesse à Miss Susan Durant (élève et collaboratrice de Triqueti) montrent son affection pour Triqueti et sa famille, et son désarroi devant la guerre et les souffrances de Paris (Homburg 3 octobre 1870, et Berlin 2 février 1871). Après la mort de Triqueti en 1874, la Princesse écrit 2 longues lettres (en anglais, Postdam 1er et 17 juin 1874) à sa fille, Blanche Lee Childe, lui disant son amitié et son admiration pour le baron, dont la Chapelle de Wolsey est la dernière œuvre; elle garde précieusement les dessins faits pour le projet de sa petite chapelle. Elle évoque encore les «beautiful objects of art – marbles – of dear Baron de Triqueti» dans une lettre au mari de Blanche, Edward Lee Childe (28 mai 1886). Plus une L.A.S. du duc d’AUMALE, Twickenham 18 avril 1866 (2pages et quart in-8, deuil): il demande au baron de Triqueti son avis sur des dessins qui passent en vente à Drouot: Hobbema, Porbus, Primatice, et «207 Saint-Aubin – Portraits de Lafayette et du Duc d’Orléans. Les Primatice paraissent particulièrement intéressants»; il prie Triqueti d’aller voir ces dessins et, «s’ils sont beaux, authentiques et abordables», de les acquérir pour lui. On a joint quelques photographies: – bas-relief de Triqueti placé dans la chapelle anglaise protestante de Berlin par la Princesse Royale avec tablette commémorative en dédicace; – deux bas-reliefs sculptés par la Princesse et offerts par elle à Triqueti: Lady Jane Grey et Mary Stuart Queen of Scots; – vase peint par la Princesse offert à Triqueti. Plus un montage photographique Unser Kaiserpaar im Familienkranze. Provenance : château du Perthuis.
Vente jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris