Henry de TRIQUETI (1803-1874)
Concert d’anges, 1872
Médaillon sculpté en très bas-relief en marbre blanc et rehauts d’or
Signé des initiales « T.H » et daté « 1872 » sur la face au niveau du genou de l’ange de droite
D. : 51 cm

Provenance : château du Perthuis. 

C’est tout autant en raison de sa grande admiration pour l’art de la Renaissance que de son profond sentiment religieux que Triqueti est attiré tout au long de carrière par les figures angéliques, médiatrices entre le monde divin et le monde humain. Dans un tondo sculpté en très bas-relief, hommage au stiacciato de Donatello, il donne vie, dans un décor de rotonde, à un chœur de sept personnages en buste. Ils sont accompagnés de deux putti ailés supportant l’antiphonaire en premier plan, à l’instar des reliefs de la Cantoria de Luca Della Robbia au Duomo de Florence. 
Le sculpteur réalise une de ses premières scènes de chœur angélique en 1861, lorsqu’il acquiert à Florence pour le duc d’Aumale un manuscrit musical du XVe siècle auquel il manque le frontispice (Allégorie de la musique, frontispice du manuscrit de chansons, plume, encre noire et rouge sur parchemin, 38,7x28,5cm, Chantilly, musée Condé, n°inv. DE1208). En 1863, il choisit à nouveau ce sujet pour une de ses premières œuvres appliquant la technique de la tarsia commandée par la famille Fane de Salis pour décorer l’église de Teffont Evias, près de Salisbury. 
Réalisé en 1872 ce grand médaillon en marbre, l’une des dernières œuvres réalisées par l’artiste avant son décès en 1874, s’inspire directement des figures d’anges inventées par le sculpteur pour son imposant chantier de la chapelle Wolsey qui l’occupe de 1864 à sa mort. On y retrouve en effet la même idée que dans David dictant les psaumes sous l’inspiration divine daté de 1865 et surtout les mêmes typologies d’anges en buste qui ornent les bordures inférieures des scènes (Ange tenant un livre fermé, étude pour un bas-relief du panneau d’Abraham et l’ange ramenant Isaac à Sarah après le sacrifice, Paris, ENSBA, n°inv. EBA 5048).
Une première version de la composition nous est connue, aujourd’hui conservée au musée des beaux-arts d’Orléans (n°inv. 2035). Il pourrait s’agir de la première pensée de l’artiste: le médaillon en plâtre d’un diamètre de 61cm est annoté de deux cercles tracés au compas. Le diamètre de l’un des deux correspond à la dimension de notre tondo en marbre réalisé en 1872 et à la composition modifiée: les deux angelots ont été ajoutés à l’avant-plan. 
Lorsque sa fidèle collaboratrice sur le chantier de la chapelle Wosley et son amante, la sculptrice Susan Durant décède tragiquement en 1873 en laissant derrière elle leur fils secret et illégitime âgé de 4 ans, Triqueti embellit son monument funéraire au cimetière du Père Lachaise avec une épreuve en bronze d’après cette œuvre. Quelle plus belle preuve d’amour et de reconnaissance aurait-il pu donner que celle de confier la tombe de sa bien-aimée à ces messagers invisibles habitant le Paradis? […]

NOUS VOUS INVITONS À CONSULTER LA DESCRIPTION DÉTAILLÉE EN TÉLÉCHARGEANT LE DOCUMENT « FICHE COMPLÈTE » SUR DROUOT.COM OU EN VOUS RÉFÉRANT AU CATALOGUE PDF.
Live jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°82

Henry de TRIQUETI (1803-1874) Concert d’anges, 1872 Médaillon sculpté en très bas-relief en marbre blanc et rehauts d’or Signé des initiales « T.H » et daté « 1872 » sur la face au niveau du genou de l’ange de droite D. : 51 cm Provenance : château du Perthuis. C’est tout autant en raison de sa grande admiration pour l’art de la Renaissance que de son profond sentiment religieux que Triqueti est attiré tout au long de carrière par les figures angéliques, médiatrices entre le monde divin et le monde humain. Dans un tondo sculpté en très bas-relief, hommage au stiacciato de Donatello, il donne vie, dans un décor de rotonde, à un chœur de sept personnages en buste. Ils sont accompagnés de deux putti ailés supportant l’antiphonaire en premier plan, à l’instar des reliefs de la Cantoria de Luca Della Robbia au Duomo de Florence. Le sculpteur réalise une de ses premières scènes de chœur angélique en 1861, lorsqu’il acquiert à Florence pour le duc d’Aumale un manuscrit musical du XVe siècle auquel il manque le frontispice (Allégorie de la musique, frontispice du manuscrit de chansons, plume, encre noire et rouge sur parchemin, 38,7x28,5cm, Chantilly, musée Condé, n°inv. DE1208). En 1863, il choisit à nouveau ce sujet pour une de ses premières œuvres appliquant la technique de la tarsia commandée par la famille Fane de Salis pour décorer l’église de Teffont Evias, près de Salisbury. Réalisé en 1872 ce grand médaillon en marbre, l’une des dernières œuvres réalisées par l’artiste avant son décès en 1874, s’inspire directement des figures d’anges inventées par le sculpteur pour son imposant chantier de la chapelle Wolsey qui l’occupe de 1864 à sa mort. On y retrouve en effet la même idée que dans David dictant les psaumes sous l’inspiration divine daté de 1865 et surtout les mêmes typologies d’anges en buste qui ornent les bordures inférieures des scènes (Ange tenant un livre fermé, étude pour un bas-relief du panneau d’Abraham et l’ange ramenant Isaac à Sarah après le sacrifice, Paris, ENSBA, n°inv. EBA 5048). Une première version de la composition nous est connue, aujourd’hui conservée au musée des beaux-arts d’Orléans (n°inv. 2035). Il pourrait s’agir de la première pensée de l’artiste: le médaillon en plâtre d’un diamètre de 61cm est annoté de deux cercles tracés au compas. Le diamètre de l’un des deux correspond à la dimension de notre tondo en marbre réalisé en 1872 et à la composition modifiée: les deux angelots ont été ajoutés à l’avant-plan. Lorsque sa fidèle collaboratrice sur le chantier de la chapelle Wosley et son amante, la sculptrice Susan Durant décède tragiquement en 1873 en laissant derrière elle leur fils secret et illégitime âgé de 4 ans, Triqueti embellit son monument funéraire au cimetière du Père Lachaise avec une épreuve en bronze d’après cette œuvre. Quelle plus belle preuve d’amour et de reconnaissance aurait-il pu donner que celle de confier la tombe de sa bien-aimée à ces messagers invisibles habitant le Paradis? […] NOUS VOUS INVITONS À CONSULTER LA DESCRIPTION DÉTAILLÉE EN TÉLÉCHARGEANT LE DOCUMENT « FICHE COMPLÈTE » SUR DROUOT.COM OU EN VOUS RÉFÉRANT AU CATALOGUE PDF.

Estimation
20 000 € - 40 000 €
Résultat
42 200 €
Frais de vente
30%
Henry de TRIQUETI (1803-1874) Concert d’anges, 1872 Médaillon sculpté en très bas-relief en marbre blanc et rehauts d’or Signé des initiales « T.H » et daté « 1872 » sur la face au niveau du genou de l’ange de droite D. : 51 cm Provenance : château du Perthuis. C’est tout autant en raison de sa grande admiration pour l’art de la Renaissance que de son profond sentiment religieux que Triqueti est attiré tout au long de carrière par les figures angéliques, médiatrices entre le monde divin et le monde humain. Dans un tondo sculpté en très bas-relief, hommage au stiacciato de Donatello, il donne vie, dans un décor de rotonde, à un chœur de sept personnages en buste. Ils sont accompagnés de deux putti ailés supportant l’antiphonaire en premier plan, à l’instar des reliefs de la Cantoria de Luca Della Robbia au Duomo de Florence. Le sculpteur réalise une de ses premières scènes de chœur angélique en 1861, lorsqu’il acquiert à Florence pour le duc d’Aumale un manuscrit musical du XVe siècle auquel il manque le frontispice (Allégorie de la musique, frontispice du manuscrit de chansons, plume, encre noire et rouge sur parchemin, 38,7x28,5cm, Chantilly, musée Condé, n°inv. DE1208). En 1863, il choisit à nouveau ce sujet pour une de ses premières œuvres appliquant la technique de la tarsia commandée par la famille Fane de Salis pour décorer l’église de Teffont Evias, près de Salisbury. Réalisé en 1872 ce grand médaillon en marbre, l’une des dernières œuvres réalisées par l’artiste avant son décès en 1874, s’inspire directement des figures d’anges inventées par le sculpteur pour son imposant chantier de la chapelle Wolsey qui l’occupe de 1864 à sa mort. On y retrouve en effet la même idée que dans David dictant les psaumes sous l’inspiration divine daté de 1865 et surtout les mêmes typologies d’anges en buste qui ornent les bordures inférieures des scènes (Ange tenant un livre fermé, étude pour un bas-relief du panneau d’Abraham et l’ange ramenant Isaac à Sarah après le sacrifice, Paris, ENSBA, n°inv. EBA 5048). Une première version de la composition nous est connue, aujourd’hui conservée au musée des beaux-arts d’Orléans (n°inv. 2035). Il pourrait s’agir de la première pensée de l’artiste: le médaillon en plâtre d’un diamètre de 61cm est annoté de deux cercles tracés au compas. Le diamètre de l’un des deux correspond à la dimension de notre tondo en marbre réalisé en 1872 et à la composition modifiée: les deux angelots ont été ajoutés à l’avant-plan. Lorsque sa fidèle collaboratrice sur le chantier de la chapelle Wosley et son amante, la sculptrice Susan Durant décède tragiquement en 1873 en laissant derrière elle leur fils secret et illégitime âgé de 4 ans, Triqueti embellit son monument funéraire au cimetière du Père Lachaise avec une épreuve en bronze d’après cette œuvre. Quelle plus belle preuve d’amour et de reconnaissance aurait-il pu donner que celle de confier la tombe de sa bien-aimée à ces messagers invisibles habitant le Paradis? […] NOUS VOUS INVITONS À CONSULTER LA DESCRIPTION DÉTAILLÉE EN TÉLÉCHARGEANT LE DOCUMENT « FICHE COMPLÈTE » SUR DROUOT.COM OU EN VOUS RÉFÉRANT AU CATALOGUE PDF.
Vente jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris