GUERRE DE 1870. Recueil de 35 lettres et documents, dont 8 lettres du baron de TRIQUETI, intitulé Le Perthuis pendant la Guerre, 1870-1871; le tout monté sur onglets en un volume in-4 relié demi-vélin, dos lisse avec titre calligraphié. Provenance : château du Perthuis. Très intéressant ensemble sur l’occupation prussienne dans le Gâtinais, et l’action du baron de Triqueti pour protéger ses concitoyens. Les documents sont classés dans l’ordre chronologique ; nous les regroupons ici. * 5 L.A.S. de J.C. DESTRÉES au baron de Triqueti au Perthuis par Montargis, 7 et 21 novembre, [15 ?] décembre 1870, et [20 ?] janvier 1871, écrites sur le dernier feuillet vierge de la Lettre-Journal de Paris, Gazette des Absents (nos 5 et 9 [5 et 19 novembre], 16 et 20 avec son supplément [14 et 28 décembre] et 29 [19 janvier], plus le supplément du n° 15), et envoyées par ballon monté (timbres et cachets postaux) : nouvelles des combats (notamment celui du Bourget, des élections des maires, de la situation à Paris ; sur l’atelier du sculpteur et les marbres du monument Yates ; Destrées parle aussi de son travail de gravure à l’atelier et de celui des autres praticiens, compliqués par leurs devoirs militaires ; il est aussi question du service des ballons et des pigeons, du service de la garde nationale, des problèmes d’approvisionnement et de chauffage, etc. * Henry de TRIQUETI. 3 minutes de lettres (dictées à sa femme Julia), et 3 L.A.S. (minutes), au Kronprinz Friedrich-Wilhelm, écrites du château du Perthuis ; 8 et 12 pages in-4. – 22 novembre 1870. Il fait appel à la bonté et à la justice du Prince. « Montargis, ville ouverte, n’a fait aucune résistance ». Il implore le Prince « pour nos familles et nos enfants que toutes les ruines menacent à la fois »… – 12 décembre. Il remercie du sauf-conduit dont il n’a pas fait usage : « Mon devoir est de rester dans mon pays, mon âge ne me permet plus de rendre qu’un seul service, celui de protéger les malheureux, de soigner ceux qui sont blessés ». Il rappelle la conduite courageuse du maire de Montargis Garnier : « la ville a été convertie en ambulance où les malheureux blessés Prussiens ou Français ont reçu les soins les plus dévoués »… Il implore la justice du Prince en faveur des deux otages, « âgés, malades », emmenés avec le maire Garnier, et demande de les rendre tous trois à la ville de Montargis ; et il déplore que les plans faits avec la Princesse Royale soient ruinés, et espère pouvoir exprimer sa reconnaissance et celle de ses compatriotes « par mon travail et mon dévouement à Vos Altesses Royales »… – 1er janvier 1871. « J’ai éprouvé une grande consolation lorsque je vous ai porté le tableau de nos misères. J’ai trouvé votre cœur tel que je l’avais vu autrefois ; bon, chrétien ; compatissant à nos maux » ; mais il regrette de n’avoir rien pu obtenir. À son retour, il a été atteint d’une ophtalmie violente et a failli perdre la vue. Il appuie la requête des pauvres habitants de Ferrières, ses voisins… – 15 janvier. Il plaide longuement la cause de M. Garnier, maire de Montargis, dont il rapporte en détail la conduite courageuse, et qui est toujours prisonnier, alors que le sous-préfet républicain est libre sur parole à Coblentz ; il explique que la ville de Montargis est écrasée de contributions et doit pourvoir aux soins à donner aux blessés prussiens (une note jointe calcule les dépenses occasionnées à la ville par l’occupation prussienne). Il prie le Prince de porter ces éléments à la connaissance du prince Frédéric-Charles. – 15 février. Il implore à nouveau le Prince en faveur de la ville de Montargis, qui ne peut payer la « contribution de guerre de près de quatre millions » ; la lettre est accompagnée de la requête autographe pour l’Empereur. – 22 février. Il dit la reconnaissance et la confiance de la municipalité de Montargis pour obtenir du Prince l’effacement de la nouvelle contribution de guerre, alors que « les contributions de toute nature déjà payées s’élèvent au-dessus de deux millions et demi »… * L.A.S. au commandant la place de Montargis, château du Perthuis 23 janvier 1871 (2 p. in-4), rappelant son « amitié intime » avec le Prince et la Princesse Royale de Prusse, et demandant une sauvegarde pour ses chevaux ; avec note a.s. de renvoi du commandant baron von Kleist. * L.A. à sa fille Blanche Lee Childe, 24 février 1871 (2 p. in-8), racontant son voyage à Versailles et son entrevue avec le Prince Royal pour plaider la cause de Montargis ; le succès de sa démarche a contribué à rétablir sa santé ; il ne retournera à Paris « qu’à bon escient, ville propre, atelier chauffé, Prussiens partis » […] NOUS VOUS INVITONS À CONSULTER LA DESCRIPTION DÉTAILLÉE EN TÉLÉCHARGEANT LE DOCUMENT « FICHE COMPLÈTE » SUR DROUOT.COM OU EN VOUS RÉFÉRANT AU CATALOGUE
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GUERRE DE 1870.
Recueil de 35 lettres et documents, dont 8 lettres du baron de TRIQUETI, intitulé Le Perthuis pendant la Guerre, 1870-1871; le tout monté sur onglets en un volume in-4 relié demi-vélin, dos lisse avec titre calligraphié.
Provenance : château du Perthuis.
Très intéressant ensemble sur l’occupation prussienne dans le Gâtinais, et l’action du baron de Triqueti pour protéger ses concitoyens. Les documents sont classés dans l’ordre chronologique ; nous les regroupons ici.
* 5 L.A.S. de J.C. DESTRÉES au baron de Triqueti au Perthuis par Montargis, 7 et 21 novembre, [15 ?] décembre 1870, et [20 ?] janvier 1871, écrites sur le dernier feuillet vierge de la Lettre-Journal de Paris, Gazette des Absents (nos 5 et 9 [5 et 19 novembre], 16 et 20 avec son supplément [14 et 28 décembre] et 29 [19 janvier], plus le supplément du n° 15), et envoyées par ballon monté (timbres et cachets postaux) : nouvelles des combats (notamment celui du Bourget, des élections des maires, de la situation à Paris ; sur l’atelier du sculpteur et les marbres du monument Yates ; Destrées parle aussi de son travail de gravure à l’atelier et de celui des autres praticiens, compliqués par leurs devoirs militaires ; il est aussi question du service des ballons et des pigeons, du service de la garde nationale, des problèmes d’approvisionnement et de chauffage, etc.
* Henry de TRIQUETI. 3 minutes de lettres (dictées à sa femme Julia), et 3 L.A.S. (minutes), au Kronprinz Friedrich-Wilhelm, écrites du château du Perthuis ; 8 et 12 pages in-4. – 22 novembre 1870. Il fait appel à la bonté et à la justice du Prince. « Montargis, ville ouverte, n’a fait aucune résistance ». Il implore le Prince « pour nos familles et nos enfants que toutes les ruines menacent à la fois »… – 12 décembre. Il remercie du sauf-conduit dont il n’a pas fait usage : « Mon devoir est de rester dans mon pays, mon âge ne me permet plus de rendre qu’un seul service, celui de protéger les malheureux, de soigner ceux qui sont blessés ». Il rappelle la conduite courageuse du maire de Montargis Garnier : « la ville a été convertie en ambulance où les malheureux blessés Prussiens ou Français ont reçu les soins les plus dévoués »… Il implore la justice du Prince en faveur des deux otages, « âgés, malades », emmenés avec le maire Garnier, et demande de les rendre tous trois à la ville de Montargis ; et il déplore que les plans faits avec la Princesse Royale soient ruinés, et espère pouvoir exprimer sa reconnaissance et celle de ses compatriotes « par mon travail et mon dévouement à Vos Altesses Royales »… – 1er janvier 1871. « J’ai éprouvé une grande consolation lorsque je vous ai porté le tableau de nos misères. J’ai trouvé votre cœur tel que je l’avais vu autrefois ; bon, chrétien ; compatissant à nos maux » ; mais il regrette de n’avoir rien pu obtenir. À son retour, il a été atteint d’une ophtalmie violente et a failli perdre la vue. Il appuie la requête des pauvres habitants de Ferrières, ses voisins… – 15 janvier. Il plaide longuement la cause de M. Garnier, maire de Montargis, dont il rapporte en détail la conduite courageuse, et qui est toujours prisonnier, alors que le sous-préfet républicain est libre sur parole à Coblentz ; il explique que la ville de Montargis est écrasée de contributions et doit pourvoir aux soins à donner aux blessés prussiens (une note jointe calcule les dépenses occasionnées à la ville par l’occupation prussienne). Il prie le Prince de porter ces éléments à la connaissance du prince Frédéric-Charles. – 15 février. Il implore à nouveau le Prince en faveur de la ville de Montargis, qui ne peut payer la « contribution de guerre de près de quatre millions » ; la lettre est accompagnée de la requête autographe pour l’Empereur. – 22 février. Il dit la reconnaissance et la confiance de la municipalité de Montargis pour obtenir du Prince l’effacement de la nouvelle contribution de guerre, alors que « les contributions de toute nature déjà payées s’élèvent au-dessus de deux millions et demi »… * L.A.S. au commandant la place de Montargis, château du Perthuis 23 janvier 1871 (2 p. in-4), rappelant son « amitié intime » avec le Prince et la Princesse Royale de Prusse, et demandant une sauvegarde pour ses chevaux ; avec note a.s. de renvoi du commandant baron von Kleist. * L.A. à sa fille Blanche Lee Childe, 24 février 1871 (2 p. in-8), racontant son voyage à Versailles et son entrevue avec le Prince Royal pour plaider la cause de Montargis ; le succès de sa démarche a contribué à rétablir sa santé ; il ne retournera à Paris « qu’à bon escient, ville propre, atelier chauffé, Prussiens partis » […]
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