Henry de TRIQUETI (1803-1874) Projet de mise en page avec illustrations pour un Saint Jean Crayon noir, plume et encre brune et rouge Légendé dans le haut «St Jean, chap.I» et numéroté dans le bas «126» 30,2 x 23 cm On joint un autre projet pour un saint Marc et un saint Matthieu ainsi qu’un autre dessin à sujet religieux, et une sanguine Triqueti a illustré, vers 1847, des Bibles à deux reprises avec sa mère Sophie de Salis Baronne de Triqueti: il dessine les vignettes tandis que sa mère rédige le texte. Ils travaillent sur les Évangiles, mais également sur «La vie de notre Seigneur Jésus», texte d’obédience protestante. Deux études similaires sont conservées au musée des Beaux -Arts de Paris (n°inv: PC 16594) Provenance : château du Perthuis. Note : Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891). Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille. Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».
Estimation
600 € - 800 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Henry de TRIQUETI (1803-1874)
Projet de mise en page avec illustrations pour un Saint Jean
Crayon noir, plume et encre brune et rouge
Légendé dans le haut «St Jean, chap.I» et numéroté dans le bas «126»
30,2 x 23 cm
On joint un autre projet pour un saint Marc et un saint Matthieu ainsi qu’un autre dessin à sujet religieux, et une sanguine
Triqueti a illustré, vers 1847, des Bibles à deux reprises avec sa mère Sophie de Salis Baronne de Triqueti: il dessine les vignettes tandis que sa mère rédige le texte. Ils travaillent sur les Évangiles, mais également sur «La vie de notre Seigneur Jésus», texte d’obédience protestante. Deux études similaires sont conservées au musée des Beaux -Arts de Paris (n°inv: PC 16594)
Provenance : château du Perthuis.
Note : Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891).
Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille.
Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».
Vente
jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris