Henry de TRIQUETI (1803-1874)
Femme implorante 
Pierre noire, estompe et rehauts de craie blanche sur papier anciennement bleu 
21,2 x 10 cm 
Insolé, bande de papier ajoutée dans le haut 
Ancienne étiquette au verso de l’encadrement

Notre étude est un dessin préparatoire, en sens inverse, pour la figure de Sarah de la frise de l’aiguière des «Mères Israélites» conservée au musée Girodet de Montargis (voir le catalogue d’exposition, Henry de Triqueti, le sculpteur des princes, musée des Beaux-Arts d’Orléans - musée Girodet de Montargis, du 3 octobre 2007 au 6 janvier 2008, Hazan édition, 2007, p. 39, fig. 32)

Provenance : château du Perthuis. 

Note : Véritable artiste polymorphe, Triqueti porte un intérêt autant pour l’architecture que pour les arts décoratifs, présentant aux Salons de 1831 et 1832 de nombreux objets en bronze ou cire modelée. Sa démarche s’apparente à celle d’un sculpteur de la Renaissance, contrôlant strictement l’utilisation de ses modèles et le choix des praticiens, bronziers ou ivoiriers. S’il débute avec un répertoire historique et pittoresque, il se tourne après 1834 – année de la commande des portes de la Madeleine - vers des sujets inspirés par la Bible ou l’Antiquité. Triqueti est également sollicité pour travailler dans des églises, pour réaliser des chaires ou des pièces d’orfèvrerie religieuse, y compris à l’usage de la famille royale.


Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891).
Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille. 

Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».
Live jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°29

Henry de TRIQUETI (1803-1874) Femme implorante Pierre noire, estompe et rehauts de craie blanche sur papier anciennement bleu 21,2 x 10 cm Insolé, bande de papier ajoutée dans le haut Ancienne étiquette au verso de l’encadrement Notre étude est un dessin préparatoire, en sens inverse, pour la figure de Sarah de la frise de l’aiguière des «Mères Israélites» conservée au musée Girodet de Montargis (voir le catalogue d’exposition, Henry de Triqueti, le sculpteur des princes, musée des Beaux-Arts d’Orléans - musée Girodet de Montargis, du 3 octobre 2007 au 6 janvier 2008, Hazan édition, 2007, p. 39, fig. 32) Provenance : château du Perthuis. Note : Véritable artiste polymorphe, Triqueti porte un intérêt autant pour l’architecture que pour les arts décoratifs, présentant aux Salons de 1831 et 1832 de nombreux objets en bronze ou cire modelée. Sa démarche s’apparente à celle d’un sculpteur de la Renaissance, contrôlant strictement l’utilisation de ses modèles et le choix des praticiens, bronziers ou ivoiriers. S’il débute avec un répertoire historique et pittoresque, il se tourne après 1834 – année de la commande des portes de la Madeleine - vers des sujets inspirés par la Bible ou l’Antiquité. Triqueti est également sollicité pour travailler dans des églises, pour réaliser des chaires ou des pièces d’orfèvrerie religieuse, y compris à l’usage de la famille royale. Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891). Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille. Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».

Estimation
500 € - 600 €
Résultat
1 055 €
Frais de vente
30%
Henry de TRIQUETI (1803-1874) Femme implorante Pierre noire, estompe et rehauts de craie blanche sur papier anciennement bleu 21,2 x 10 cm Insolé, bande de papier ajoutée dans le haut Ancienne étiquette au verso de l’encadrement Notre étude est un dessin préparatoire, en sens inverse, pour la figure de Sarah de la frise de l’aiguière des «Mères Israélites» conservée au musée Girodet de Montargis (voir le catalogue d’exposition, Henry de Triqueti, le sculpteur des princes, musée des Beaux-Arts d’Orléans - musée Girodet de Montargis, du 3 octobre 2007 au 6 janvier 2008, Hazan édition, 2007, p. 39, fig. 32) Provenance : château du Perthuis. Note : Véritable artiste polymorphe, Triqueti porte un intérêt autant pour l’architecture que pour les arts décoratifs, présentant aux Salons de 1831 et 1832 de nombreux objets en bronze ou cire modelée. Sa démarche s’apparente à celle d’un sculpteur de la Renaissance, contrôlant strictement l’utilisation de ses modèles et le choix des praticiens, bronziers ou ivoiriers. S’il débute avec un répertoire historique et pittoresque, il se tourne après 1834 – année de la commande des portes de la Madeleine - vers des sujets inspirés par la Bible ou l’Antiquité. Triqueti est également sollicité pour travailler dans des églises, pour réaliser des chaires ou des pièces d’orfèvrerie religieuse, y compris à l’usage de la famille royale. Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891). Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille. Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».
Vente jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris