Henry de TRIQUETI (1803-1874) Étude pour un monument en hommage au prince Albert, 1862 Plume et encre noire et rouge sur papier calque Signée en bas à droite et daté en bas à gauche «24 avril 1862» 20,5 x 12,6 cm Pliures verticales sur le bord droit Certainement la première idée du projet demandé par la Reine Provenance : château du Perthuis. Note: C’est à partir de 1862 que les projets honorant la mémoire du Prince Albert débutent. La reine Victoria souhaitait un obélisque de granit orné de sculptures à la base (voir lot 21). Triqueti lui proposa donc cette idée : une colonne avec un pilier réunissant les deux époux, surmonté d’une figure allégorique brandissant une couronne de lauriers. Le projet de Triqueti n’est pas retenu mais la Reine lui réserve le décor de la chapelle Wolsey. Le projet d’obélisque sera abandonné au profit d’un ciborium néo-gothique, réalisé par sir George Gilbert Scott dans les jardins de Kensington. Il sera inauguré en 1872. Notre album contient une partie importante des différents dessins préparatoires voués au premier projet de monument. On peut rapprocher quelques dessins de ceux conservés en France dans une collection particulière (voir le catalogue d’exposition, Henry de Triqueti, le sculpteur des princes, musée des Beaux-Arts d’Orléans - musée Girodet de Montargis, du 3 octobre 2007 au 6 janvier 2008, Hazan édition, 2007, p. 116,fig. 131 et 132, rep.). Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891). Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille. Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».
Estimation
600 € - 800 €
Résultat
791 €
Frais de vente
30%
Henry de TRIQUETI (1803-1874)
Étude pour un monument en hommage au prince Albert, 1862
Plume et encre noire et rouge sur papier calque
Signée en bas à droite et daté en bas à gauche «24 avril 1862»
20,5 x 12,6 cm
Pliures verticales sur le bord droit
Certainement la première idée du projet demandé par la Reine
Provenance : château du Perthuis.
Note: C’est à partir de 1862 que les projets honorant la mémoire du Prince Albert débutent. La reine Victoria souhaitait un obélisque de granit orné de sculptures à la base (voir lot 21). Triqueti lui proposa donc cette idée : une colonne avec un pilier réunissant les deux époux, surmonté d’une figure allégorique brandissant une couronne de lauriers. Le projet de Triqueti n’est pas retenu mais la Reine lui réserve le décor de la chapelle Wolsey. Le projet d’obélisque sera abandonné au profit d’un ciborium néo-gothique, réalisé par sir George Gilbert Scott dans les jardins de Kensington. Il sera inauguré en 1872.
Notre album contient une partie importante des différents dessins préparatoires voués au premier projet de monument.
On peut rapprocher quelques dessins de ceux conservés en France dans une collection particulière (voir le catalogue d’exposition, Henry de Triqueti, le sculpteur des princes, musée des Beaux-Arts d’Orléans - musée Girodet de Montargis, du 3 octobre 2007 au 6 janvier 2008, Hazan édition, 2007, p. 116,fig. 131 et 132, rep.).
Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891).
Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille.
Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».
Vente
jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris