Henry de TRIQUETI (1803-1874) 
La Miséricorde divine accueillant le Repentir
Groupe en ivoire
Signé «H de TRIQUETI» sur le côté gauche du trône;
Porte l’inscription latine sur le côté droit: «ET MANSIT TANTUM MISERA CUM MISERICORDIA»
31,5 x 13 x 18 cm ; Poids brut : 5488 g

Provenance : château du Perthuis.

L’œuvre a obtenu son certificat CIC portant le numéro FR2504501478-K, délivré le 19 novembre 2025 qui sera remis à l’acquéreur. Ce certificat autorise le déplacement de l’ivoire au sein de la Communauté Européenne, mais pas hors de la CE, sauf exception.

Ce groupe sculpté en ivoire représentant La Miséricorde divine accueillant le Repentir est indiscutablement, tant par sa dimension que par sa qualité, une des œuvres majeures de Henry de Triqueti et l’un des chefs-d’œuvre de l’art de l’ivoire en France au XIXe siècle. La sculpture synthétise à elle seule tout l’Art de l’artiste favori des familles princières d’Orléans et de Windsor. 
A travers la figuration d’une vertu chrétienne, l’œuvre témoigne de l’influence encore prégnante du néo-classicisme et de l’engouement de l’artiste pour les décors Renaissants. Le choix du sujet et son sens dramatique s’inscrivent dans la mouvance romantique dont Triqueti est l’un des plus célèbres représentants, tout en répondant à son profond sentiment religieux. Enfin, le choix d’un matériau comme l’ivoire témoigne de l’ouverture d’esprit de Triqueti, de sa créativité protéiforme et éclectique, ainsi que de son intérêt constant pour les techniques traditionnelles ou innovantes.

Les deux figures taillées dans deux blocs d’ivoire distincts qui s’enchevêtrent et s’insèrent au niveau des coudes et des avant-bras forcent l’admiration par leur qualité d’exécution et leur charge émotionnelle. Une femme à la longue chevelure, dénudée et agenouillée, s’agrippe au cou d’une autre femme maternelle et majestueuse, richement vêtue à l’antique et assise sur un trône aux attributs impériaux d’un luxe inouï. Une phrase latine inscrite sur le côté gauche du trône illustre cet épisode : QUE MANSIT.TANTUM.MISERA./CUM/MISERICORDIA tient lieu de titre et d’explication du sujet.
L’œuvre peut incontestablement être considérée comme un objet de dévotion, à l’instar des petites œuvres médiévales en ivoire - statuettes de Vierge à l’Enfant, diptyques ou retables portatifs. 
L’artiste se distingue toutefois de cette production en faisant preuve d’une innovation visuelle spectaculaire : le groupe présente deux séquences narratives parallèles sur chacun des côtés. Sur le côté gauche, on observe Marie-Madeleine le flanc complètement dénudé. Image symbolique d’Ève « la fautive », elle implore à genoux l’absolution de ses péchés auprès de la femme impérieuse qu’elle agrippe, pleine d’espoir. Cette dernière a déjà tendrement glissé sa main gauche dans la chevelure sensuelle de la repentante. La connexion visuelle entre les deux femmes est d’une intensité hors norme, passionnée. Dans le regard de Marie-Madeleine se lit la supplication, dans celui de la Miséricorde, l’amour et le pardon. Le côté droit de l’œuvre affiche le moment si émouvant du pardon. La Miséricorde enlace d’un geste maternel et semble protéger Marie-Madeleine dans son giron, tout en couvrant pudiquement sa nudité de son manteau aux nombreux plis. De son pied droit elle écrase en signe de victoire le crâne de Vanité, attribut traditionnel de la sainte, symbole de la fragilité de la chair invitant au repentir. 
Si la genèse de l’œuvre est bien circonscrite, la date de son exécution reste quant à elle incertaine. Sujette à différentes fluctuations, elle ne fait pas l’unanimité des spécialistes. Dans son article « La renaissance de l’ivoire » de 1991, la spécialiste de la sculpture du XIXe siècle, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre, avançait l’hypothèse d’une date précoce de création, juste après l’exécution de la première esquisse réalisée à Pise en 1836. Le spécialiste de l’artiste Richard Dagorne avance prudemment en 2007 qu’une note manuscrite conservée chez les héritiers la daterait de 1869. Dans le catalogue de l’exposition dédiée à l’artiste qui s’est tenue en 2007, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre soutient aussi cette date. L’habitude de l’artiste de reprendre régulièrement des modèles et des sujets qu’il aime tout au long de sa carrière ne facilite pas une datation certaine [...]

NOUS VOUS INVITONS À CONSULTER LA DESCRIPTION DÉTAILLÉE EN TÉLÉCHARGEANT LE DOCUMENT « FICHE COMPLÈTE » SUR DROUOT.COM OU EN VOUS RÉFÉRANT AU CATALOGUE PDF.
Live jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°13

Henry de TRIQUETI (1803-1874) La Miséricorde divine accueillant le Repentir Groupe en ivoire Signé «H de TRIQUETI» sur le côté gauche du trône; Porte l’inscription latine sur le côté droit: «ET MANSIT TANTUM MISERA CUM MISERICORDIA» 31,5 x 13 x 18 cm ; Poids brut : 5488 g Provenance : château du Perthuis. L’œuvre a obtenu son certificat CIC portant le numéro FR2504501478-K, délivré le 19 novembre 2025 qui sera remis à l’acquéreur. Ce certificat autorise le déplacement de l’ivoire au sein de la Communauté Européenne, mais pas hors de la CE, sauf exception. Ce groupe sculpté en ivoire représentant La Miséricorde divine accueillant le Repentir est indiscutablement, tant par sa dimension que par sa qualité, une des œuvres majeures de Henry de Triqueti et l’un des chefs-d’œuvre de l’art de l’ivoire en France au XIXe siècle. La sculpture synthétise à elle seule tout l’Art de l’artiste favori des familles princières d’Orléans et de Windsor. A travers la figuration d’une vertu chrétienne, l’œuvre témoigne de l’influence encore prégnante du néo-classicisme et de l’engouement de l’artiste pour les décors Renaissants. Le choix du sujet et son sens dramatique s’inscrivent dans la mouvance romantique dont Triqueti est l’un des plus célèbres représentants, tout en répondant à son profond sentiment religieux. Enfin, le choix d’un matériau comme l’ivoire témoigne de l’ouverture d’esprit de Triqueti, de sa créativité protéiforme et éclectique, ainsi que de son intérêt constant pour les techniques traditionnelles ou innovantes. Les deux figures taillées dans deux blocs d’ivoire distincts qui s’enchevêtrent et s’insèrent au niveau des coudes et des avant-bras forcent l’admiration par leur qualité d’exécution et leur charge émotionnelle. Une femme à la longue chevelure, dénudée et agenouillée, s’agrippe au cou d’une autre femme maternelle et majestueuse, richement vêtue à l’antique et assise sur un trône aux attributs impériaux d’un luxe inouï. Une phrase latine inscrite sur le côté gauche du trône illustre cet épisode : QUE MANSIT.TANTUM.MISERA./CUM/MISERICORDIA tient lieu de titre et d’explication du sujet. L’œuvre peut incontestablement être considérée comme un objet de dévotion, à l’instar des petites œuvres médiévales en ivoire - statuettes de Vierge à l’Enfant, diptyques ou retables portatifs. L’artiste se distingue toutefois de cette production en faisant preuve d’une innovation visuelle spectaculaire : le groupe présente deux séquences narratives parallèles sur chacun des côtés. Sur le côté gauche, on observe Marie-Madeleine le flanc complètement dénudé. Image symbolique d’Ève « la fautive », elle implore à genoux l’absolution de ses péchés auprès de la femme impérieuse qu’elle agrippe, pleine d’espoir. Cette dernière a déjà tendrement glissé sa main gauche dans la chevelure sensuelle de la repentante. La connexion visuelle entre les deux femmes est d’une intensité hors norme, passionnée. Dans le regard de Marie-Madeleine se lit la supplication, dans celui de la Miséricorde, l’amour et le pardon. Le côté droit de l’œuvre affiche le moment si émouvant du pardon. La Miséricorde enlace d’un geste maternel et semble protéger Marie-Madeleine dans son giron, tout en couvrant pudiquement sa nudité de son manteau aux nombreux plis. De son pied droit elle écrase en signe de victoire le crâne de Vanité, attribut traditionnel de la sainte, symbole de la fragilité de la chair invitant au repentir. Si la genèse de l’œuvre est bien circonscrite, la date de son exécution reste quant à elle incertaine. Sujette à différentes fluctuations, elle ne fait pas l’unanimité des spécialistes. Dans son article « La renaissance de l’ivoire » de 1991, la spécialiste de la sculpture du XIXe siècle, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre, avançait l’hypothèse d’une date précoce de création, juste après l’exécution de la première esquisse réalisée à Pise en 1836. Le spécialiste de l’artiste Richard Dagorne avance prudemment en 2007 qu’une note manuscrite conservée chez les héritiers la daterait de 1869. Dans le catalogue de l’exposition dédiée à l’artiste qui s’est tenue en 2007, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre soutient aussi cette date. L’habitude de l’artiste de reprendre régulièrement des modèles et des sujets qu’il aime tout au long de sa carrière ne facilite pas une datation certaine [...] NOUS VOUS INVITONS À CONSULTER LA DESCRIPTION DÉTAILLÉE EN TÉLÉCHARGEANT LE DOCUMENT « FICHE COMPLÈTE » SUR DROUOT.COM OU EN VOUS RÉFÉRANT AU CATALOGUE PDF.

Résultat
527 500 €
Frais de vente
30%
Henry de TRIQUETI (1803-1874) La Miséricorde divine accueillant le Repentir Groupe en ivoire Signé «H de TRIQUETI» sur le côté gauche du trône; Porte l’inscription latine sur le côté droit: «ET MANSIT TANTUM MISERA CUM MISERICORDIA» 31,5 x 13 x 18 cm ; Poids brut : 5488 g Provenance : château du Perthuis. L’œuvre a obtenu son certificat CIC portant le numéro FR2504501478-K, délivré le 19 novembre 2025 qui sera remis à l’acquéreur. Ce certificat autorise le déplacement de l’ivoire au sein de la Communauté Européenne, mais pas hors de la CE, sauf exception. Ce groupe sculpté en ivoire représentant La Miséricorde divine accueillant le Repentir est indiscutablement, tant par sa dimension que par sa qualité, une des œuvres majeures de Henry de Triqueti et l’un des chefs-d’œuvre de l’art de l’ivoire en France au XIXe siècle. La sculpture synthétise à elle seule tout l’Art de l’artiste favori des familles princières d’Orléans et de Windsor. A travers la figuration d’une vertu chrétienne, l’œuvre témoigne de l’influence encore prégnante du néo-classicisme et de l’engouement de l’artiste pour les décors Renaissants. Le choix du sujet et son sens dramatique s’inscrivent dans la mouvance romantique dont Triqueti est l’un des plus célèbres représentants, tout en répondant à son profond sentiment religieux. Enfin, le choix d’un matériau comme l’ivoire témoigne de l’ouverture d’esprit de Triqueti, de sa créativité protéiforme et éclectique, ainsi que de son intérêt constant pour les techniques traditionnelles ou innovantes. Les deux figures taillées dans deux blocs d’ivoire distincts qui s’enchevêtrent et s’insèrent au niveau des coudes et des avant-bras forcent l’admiration par leur qualité d’exécution et leur charge émotionnelle. Une femme à la longue chevelure, dénudée et agenouillée, s’agrippe au cou d’une autre femme maternelle et majestueuse, richement vêtue à l’antique et assise sur un trône aux attributs impériaux d’un luxe inouï. Une phrase latine inscrite sur le côté gauche du trône illustre cet épisode : QUE MANSIT.TANTUM.MISERA./CUM/MISERICORDIA tient lieu de titre et d’explication du sujet. L’œuvre peut incontestablement être considérée comme un objet de dévotion, à l’instar des petites œuvres médiévales en ivoire - statuettes de Vierge à l’Enfant, diptyques ou retables portatifs. L’artiste se distingue toutefois de cette production en faisant preuve d’une innovation visuelle spectaculaire : le groupe présente deux séquences narratives parallèles sur chacun des côtés. Sur le côté gauche, on observe Marie-Madeleine le flanc complètement dénudé. Image symbolique d’Ève « la fautive », elle implore à genoux l’absolution de ses péchés auprès de la femme impérieuse qu’elle agrippe, pleine d’espoir. Cette dernière a déjà tendrement glissé sa main gauche dans la chevelure sensuelle de la repentante. La connexion visuelle entre les deux femmes est d’une intensité hors norme, passionnée. Dans le regard de Marie-Madeleine se lit la supplication, dans celui de la Miséricorde, l’amour et le pardon. Le côté droit de l’œuvre affiche le moment si émouvant du pardon. La Miséricorde enlace d’un geste maternel et semble protéger Marie-Madeleine dans son giron, tout en couvrant pudiquement sa nudité de son manteau aux nombreux plis. De son pied droit elle écrase en signe de victoire le crâne de Vanité, attribut traditionnel de la sainte, symbole de la fragilité de la chair invitant au repentir. Si la genèse de l’œuvre est bien circonscrite, la date de son exécution reste quant à elle incertaine. Sujette à différentes fluctuations, elle ne fait pas l’unanimité des spécialistes. Dans son article « La renaissance de l’ivoire » de 1991, la spécialiste de la sculpture du XIXe siècle, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre, avançait l’hypothèse d’une date précoce de création, juste après l’exécution de la première esquisse réalisée à Pise en 1836. Le spécialiste de l’artiste Richard Dagorne avance prudemment en 2007 qu’une note manuscrite conservée chez les héritiers la daterait de 1869. Dans le catalogue de l’exposition dédiée à l’artiste qui s’est tenue en 2007, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre soutient aussi cette date. L’habitude de l’artiste de reprendre régulièrement des modèles et des sujets qu’il aime tout au long de sa carrière ne facilite pas une datation certaine [...] NOUS VOUS INVITONS À CONSULTER LA DESCRIPTION DÉTAILLÉE EN TÉLÉCHARGEANT LE DOCUMENT « FICHE COMPLÈTE » SUR DROUOT.COM OU EN VOUS RÉFÉRANT AU CATALOGUE PDF.
Vente jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris