Fusil à silex d’honneur du premier type du citoyen Walmin. Canon rond à pans au tonnerre et queue de culasse tous les deux non marqués. Platine à tambour poinçonnée «Bn01» «Manufr à Versailles» et barrette Boutet dans le ressort. Pied de batterie avec bride. Garnitures en argent poinçonné de 1er titre (1799-1808), de garantie (1799-1808) et d’orfèvre «JM». Retour de plaque de couche au modèle de la Garde du Directoire, à la grenade explosante. Grenadière en fer changée postérieurement. Crosse en noyer portant la plaque en argent gravé: «Le Premier Consul au Cen WALMIN Capal de la 96 1/2/ Bde de ligne, lequel blessé grièvement à la bataille de Marengo et ne pouvant plus être compte au nombre des combattants dépassa encore la ligne de 50 pas en exhortant ses camarades à suivre son exemple». Longueur du canon: 108 cm - Longueur totale: 147 cm A.B.E. (Trous d’insectes rebouchés). Baguette quille en fer. Époque Consulat. Le canon est vierge de tout marquage et porte les traces d’une mise à percussion puis remis à silex. La platine est entièrement d’origine. On y joint une baïonnette à douille à virole médiane et fourreau en cuir à bouterole en laiton. Longueur: 47,5 cm Historique: Etienne WALMIN, né dans la Haute-Marne, sergent à la 96e demi-brigade de ligne. Obtient un fusil d’honneur le 17 vendémiaire An XI pour avoir donné de grandes preuves de valeur à la bataille de Marengo, où quoique blessé, il continue à combatte avec ses camarades. «Citons aussi la belle conduite de la 96° de ligne. Le sergent-major de grenadiers Durand, le sergent Durot, le fourrier Pluchard et le caporal Oudard, tous quatre appartenant à cette demi-brigade, abordent les premiers à la baïonnette une position formidable, qu’ils gravissent au milieu de la mitraille et d’un feu roulant de mousqueterie, et d’où ils réussissent à débusquer l’ennemi, dont les bataillons sont culbutés. Le sergent Boisson prend le commandement de sa compagnie, dont les officiers ont péri pendant le combat et guide ses camarades au plus épais de la mêlée. Les caporaux Robert, Walmin et le fusilier Ducoisy dépassent de plus de cinquante pas la ligne de leur bataillon (qui n’est pas à demi-portée de fusil de l’ennemi), pour attaquer l’ennemi de plus près. Walmin, qui s’avance le premier, est déjà grièvement blessé; Robert et Ducosy font feu pendant quelques instants ; mais atteints à leur tour, ils sont forcés de se replier.»
Estimation
15 000 € - 20 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Fusil à silex d’honneur du premier type du citoyen Walmin.
Canon rond à pans au tonnerre et queue de culasse tous les deux non marqués. Platine à tambour poinçonnée «Bn01» «Manufr à Versailles» et barrette Boutet dans le ressort. Pied de batterie avec bride. Garnitures en argent poinçonné de 1er titre (1799-1808), de garantie (1799-1808) et d’orfèvre «JM».
Retour de plaque de couche au modèle de la Garde du Directoire, à la grenade explosante. Grenadière en fer changée postérieurement.
Crosse en noyer portant la plaque en argent gravé: «Le Premier Consul au Cen WALMIN Capal de la 96 1/2/ Bde de ligne, lequel blessé grièvement à la bataille de Marengo et ne pouvant plus être compte au nombre des combattants dépassa encore la ligne de 50 pas en exhortant ses camarades à suivre son exemple».
Longueur du canon: 108 cm - Longueur totale: 147 cm
A.B.E. (Trous d’insectes rebouchés). Baguette quille en fer.
Époque Consulat.
Le canon est vierge de tout marquage et porte les traces d’une mise à percussion puis remis à silex. La platine est entièrement d’origine.
On y joint une baïonnette à douille à virole médiane et fourreau en cuir à bouterole en laiton.
Longueur: 47,5 cm
Historique:
Etienne WALMIN, né dans la Haute-Marne, sergent à la 96e demi-brigade de ligne. Obtient un fusil d’honneur le 17 vendémiaire An XI pour avoir donné de grandes preuves de valeur à la bataille de Marengo, où quoique blessé, il continue à combatte avec ses camarades.
«Citons aussi la belle conduite de la 96° de ligne. Le sergent-major de grenadiers Durand, le sergent Durot, le fourrier Pluchard et le caporal Oudard, tous quatre appartenant à cette demi-brigade, abordent les premiers à la baïonnette une position formidable, qu’ils gravissent au milieu de la mitraille et d’un feu roulant de mousqueterie, et d’où ils réussissent à débusquer l’ennemi, dont les bataillons sont culbutés. Le sergent Boisson prend le commandement de sa compagnie, dont les officiers ont péri pendant le combat et guide ses camarades au plus épais de la mêlée. Les caporaux Robert, Walmin et le fusilier Ducoisy dépassent de plus de cinquante pas la ligne de leur bataillon (qui n’est pas à demi-portée de fusil de l’ennemi), pour attaquer l’ennemi de plus près. Walmin, qui s’avance le premier, est déjà grièvement blessé; Robert et Ducosy font feu pendant quelques instants ; mais atteints à leur tour, ils sont forcés de se replier.»
Vente
jeudi 18 décembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris