Pablo Picasso (1881-1973)
La Colombe. 1949. Lithographie. À vue: 748x545mm. Bloch 583; Mourlot 141; Güse-Rau414. Belle épreuve sur vélin, annotée «Bon à tirer» et signée verticalement en marge gauche au crayon rouge (inscriptions très passées), insolée. Petite fracture au bord droit. Marges. Tirage définitif à 50 épreuves. Cadre (non examinée hors du cadre). 

Au sujet du plumage de l’oiseau, Mourlot écrit: «Cette composition est une des plus belles lithos qui ait jamais été réussi […] Cette planche […] donne le maximum de ce qu’on peut obtenir avec de l’encre litho employée en lavis.» (Cité par E.-G. Güse et B. Rau, Pablo Picasso, Die Lithographien, Stuttgart, Verlag Gerd Hatje, 1988, p.247).

En 1949, le monde sort à peine de la Seconde Guerre mondiale. Le Congrès mondial des partisans de la paix se tient à Paris en avril 1949, organisé par le Mouvement de la paix, proche du Parti communiste. L’objectif est de rassembler des intellectuels et artistes du monde entier pour promouvoir la paix et s’opposer à la guerre froide naissante. Picasso propose un dessin: une colombe, symbole universel de paix. Il s’inspire d’une colombe offerte par Matisse, que Françoise Gilot et lui ramènent à Vallauris. Picasso avait déjà dessiné une colombe pour une lithographie en 1947, raison pour laquelle Matisse lui offrit quatre des colombes de sa propre volière. La colombe de 1949 devient l’emblème du Congrès. Elle est reproduite en affiche et en lithographie, et connaît un immense succès. Picasso en fera plusieurs versions par la suite, et la colombe deviendra l’un de ses motifs les plus célèbres. Aragon, en tant qu’organisateur et poète, écrit un texte pour accompagner l’affiche et la lithographie. Il voit dans la colombe de Picasso un symbole fort pour la paix, et contribue à sa diffusion internationale.
Live mercredi 10 décembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°311

Pablo Picasso (1881-1973) La Colombe. 1949. Lithographie. À vue: 748x545mm. Bloch 583; Mourlot 141; Güse-Rau414. Belle épreuve sur vélin, annotée «Bon à tirer» et signée verticalement en marge gauche au crayon rouge (inscriptions très passées), insolée. Petite fracture au bord droit. Marges. Tirage définitif à 50 épreuves. Cadre (non examinée hors du cadre). Au sujet du plumage de l’oiseau, Mourlot écrit: «Cette composition est une des plus belles lithos qui ait jamais été réussi […] Cette planche […] donne le maximum de ce qu’on peut obtenir avec de l’encre litho employée en lavis.» (Cité par E.-G. Güse et B. Rau, Pablo Picasso, Die Lithographien, Stuttgart, Verlag Gerd Hatje, 1988, p.247). En 1949, le monde sort à peine de la Seconde Guerre mondiale. Le Congrès mondial des partisans de la paix se tient à Paris en avril 1949, organisé par le Mouvement de la paix, proche du Parti communiste. L’objectif est de rassembler des intellectuels et artistes du monde entier pour promouvoir la paix et s’opposer à la guerre froide naissante. Picasso propose un dessin: une colombe, symbole universel de paix. Il s’inspire d’une colombe offerte par Matisse, que Françoise Gilot et lui ramènent à Vallauris. Picasso avait déjà dessiné une colombe pour une lithographie en 1947, raison pour laquelle Matisse lui offrit quatre des colombes de sa propre volière. La colombe de 1949 devient l’emblème du Congrès. Elle est reproduite en affiche et en lithographie, et connaît un immense succès. Picasso en fera plusieurs versions par la suite, et la colombe deviendra l’un de ses motifs les plus célèbres. Aragon, en tant qu’organisateur et poète, écrit un texte pour accompagner l’affiche et la lithographie. Il voit dans la colombe de Picasso un symbole fort pour la paix, et contribue à sa diffusion internationale.

Estimation
15 000 € - 18 000 €
Résultat
23 400 €
Frais de vente
30%
Pablo Picasso (1881-1973) La Colombe. 1949. Lithographie. À vue: 748x545mm. Bloch 583; Mourlot 141; Güse-Rau414. Belle épreuve sur vélin, annotée «Bon à tirer» et signée verticalement en marge gauche au crayon rouge (inscriptions très passées), insolée. Petite fracture au bord droit. Marges. Tirage définitif à 50 épreuves. Cadre (non examinée hors du cadre). Au sujet du plumage de l’oiseau, Mourlot écrit: «Cette composition est une des plus belles lithos qui ait jamais été réussi […] Cette planche […] donne le maximum de ce qu’on peut obtenir avec de l’encre litho employée en lavis.» (Cité par E.-G. Güse et B. Rau, Pablo Picasso, Die Lithographien, Stuttgart, Verlag Gerd Hatje, 1988, p.247). En 1949, le monde sort à peine de la Seconde Guerre mondiale. Le Congrès mondial des partisans de la paix se tient à Paris en avril 1949, organisé par le Mouvement de la paix, proche du Parti communiste. L’objectif est de rassembler des intellectuels et artistes du monde entier pour promouvoir la paix et s’opposer à la guerre froide naissante. Picasso propose un dessin: une colombe, symbole universel de paix. Il s’inspire d’une colombe offerte par Matisse, que Françoise Gilot et lui ramènent à Vallauris. Picasso avait déjà dessiné une colombe pour une lithographie en 1947, raison pour laquelle Matisse lui offrit quatre des colombes de sa propre volière. La colombe de 1949 devient l’emblème du Congrès. Elle est reproduite en affiche et en lithographie, et connaît un immense succès. Picasso en fera plusieurs versions par la suite, et la colombe deviendra l’un de ses motifs les plus célèbres. Aragon, en tant qu’organisateur et poète, écrit un texte pour accompagner l’affiche et la lithographie. Il voit dans la colombe de Picasso un symbole fort pour la paix, et contribue à sa diffusion internationale.
Vente mercredi 10 décembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris