ANNA QUINQUAUD (1890-1984) – COLLECTION PIERRE & SUZANNE RAZAFY-ANDRIAMIHAINGO (1914-1997) & (1916-2000) – PUIS PAR DESCENDANCE
Rencontre Mahafaly, le modèle conçu vers [1933], présenté à la Galerie Charpentier à Paris en 1934 puis à la Galerie Le Folklore à Limoges en 1943, seule épreuve en bronze de ce modèle connue à ce jour
Groupe sculpté.
Épreuve en bronze patiné vert de fouille nuancé.
Fonte à la cire perdue.
Édition ancienne.
Signé et daté A. QUINQUAUD 1933 et porte le cachet de fondeur C. VALSUANI Cire perdue sur la terrasse, porte la mention ou monogramme E.T. au tas à l’envers sur la tranche de la terrasse sur un côté.
Hauteur: 58,5cm
Terrasse: 31x15cm

Provenance: 
- Collection Pierre & Suzanne Razafy-Andriamihaingo (1914-1997) & (1916-2000); importantes personnalités malgaches du XXe siècle.
Pierre Razafy-Andriamihaingo- élève à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris, breveté de l’ENA, résistant, architecte DPLG à Paris (1940-1946), directeur de l’Architecture, de l’Urbanisme et de l’Habitat à Madagascar (1946-1956), diplomate (ambassadeur en Grèce, Italie, Israël, etc.) (1959-1965), architecte libéral et professeur à Paris (1965-1970), architecte libéral à Tananarive (1970 et après) 
Suzanne Razafy-Andriamihaingo- diplômée de l’École du Louvre, chargée de mission au Musée de Versailles et des Trianons, attachée culturelle, puis conservatrice du Musée du Palais de la Reine à Antananarivo, résistante, auteure.
- Puis par descendance.

Collection publique:
Musée des Beaux-Arts, Brest – Les épreuves en plâtre de la figure de la jeune fille et du jeune homme (groupe fracturé) sont conservées dans les collections de cette institution. 

Expositions:
- Anna Quinquaud. Mer Rouge et île Rouge, sculptures – Dessins – Galerie Jean Charpentier, Paris, du 2 au 17 juin 1934. Une épreuve (plâtre ou bronze) de notre modèle sculpture exposée lors de cette manifestation (N°61).
- Exposition Anna Quinquaud. Sculptures – Galerie Le Folklore, Limoges, 1943. Une épreuve (plâtre ou bronze) de notre modèle de sculpture exposée lors de cette manifestation (N°16). 

Bibliographie: 
- Anne Doridou-Heim – Anna Quinquaud, exploratrice, sculptrice – Voyage dans les années 30 – Somogy Éditions d’Art, Paris, 2011. Un modèle identique (ou notre œuvre)référencé sous le numéro 96 du catalogue et reproduit sur une photographie d’époque page 128; une épreuve en plâtre de la figure de la jeune fille référencée sous le numéro 96a du catalogue et reproduite page 128.
- Marie-Josèphe Conchon – Thérèse et Anna Quinquaud, la sculpture en partage – Les Ardents Éditeur, Limoges, 2022. Une photographie d’époque montrant une jeune femme Mahafaly et son enfant posant devant l’esquisse de la figure de la jeune fille reproduite page 158. 

 Anna Quinquaud (1890-1984) – Madagascar
Née dans un milieu artistique, Anna Quinquaud apprend très tôt la sculpture auprès de sa mère, Thérèse Caillaux (1859-1928), elle-même élève de Rodin (1840-1917) et consœur de Camille Claudel (1864-1943)1. Sous l’égide de cet apprentissage, de celui de Blanche Laurent et de l’École des Beaux-Arts qu’elle intègre en 1918, la jeune Quinquaud développe rapidement une sculpture au modelage unique, qui lui vaudra en 1924 l’obtention du second Prix de Rome. Refusant le traditionnel séjour à la Villa Médicis, elle choisira plutôt l’aventure africaine – laquelle décidera de l’orientation plastique et de l’affirmation de son art. 
Entre 1925 et le milieu des années 1930, Anna Quinquaud découvre ainsi le Soudan français, la Guinée, le Niger ou encore Madagascar. Parcourant les territoires, elle sculpte et dessine les peuples rencontrés. Fascinée par les nombreuses ethnies rencontrées, elle cherche à modeler leurs visages, leurs attitudes et leurs attributs. Loin des caricatures, la sculpture d’Anna Quinquaud tend à rendre l’essence même des figures. Traversée par les réflexions autour de l’art primitif et du cubisme, elle saura traduire ses sujets selon une architecture des formes qui lui est propre. 
L’artiste présentera lors de l’exposition Mes travaux de voyage en 1926 les œuvres issues de son premier séjour. Le succès est tel que deux des sculptures présentées lors de cette manifestation, dont la Porteuse d’eau Songoï, feront partie des modèles choisis par la Manufacture nationale de Sèvres pour une édition en céramique – à laquelle s’ajouteront ensuite quatre autres modèles. 
Obtenant le Prix de Madagascar au début des années 1930, elle se rendra sur la grande île pour son troisième voyage, et enseignera à l’École des Beaux-Arts d’Antananarivo, fondée quelques années plus tôt. Madagascar et ses habitants inspireront à l’artiste de nombreux modèles, à l’instar de la Rencontre Mahafaly, groupe sculpté figurant un homme et une femme de cette ethnie
Live vendredi 28 novembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°50

ANNA QUINQUAUD (1890-1984) – COLLECTION PIERRE & SUZANNE RAZAFY-ANDRIAMIHAINGO (1914-1997) & (1916-2000) – PUIS PAR DESCENDANCE Rencontre Mahafaly, le modèle conçu vers [1933], présenté à la Galerie Charpentier à Paris en 1934 puis à la Galerie Le Folklore à Limoges en 1943, seule épreuve en bronze de ce modèle connue à ce jour Groupe sculpté. Épreuve en bronze patiné vert de fouille nuancé. Fonte à la cire perdue. Édition ancienne. Signé et daté A. QUINQUAUD 1933 et porte le cachet de fondeur C. VALSUANI Cire perdue sur la terrasse, porte la mention ou monogramme E.T. au tas à l’envers sur la tranche de la terrasse sur un côté. Hauteur: 58,5cm Terrasse: 31x15cm Provenance: - Collection Pierre & Suzanne Razafy-Andriamihaingo (1914-1997) & (1916-2000); importantes personnalités malgaches du XXe siècle. Pierre Razafy-Andriamihaingo- élève à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris, breveté de l’ENA, résistant, architecte DPLG à Paris (1940-1946), directeur de l’Architecture, de l’Urbanisme et de l’Habitat à Madagascar (1946-1956), diplomate (ambassadeur en Grèce, Italie, Israël, etc.) (1959-1965), architecte libéral et professeur à Paris (1965-1970), architecte libéral à Tananarive (1970 et après) Suzanne Razafy-Andriamihaingo- diplômée de l’École du Louvre, chargée de mission au Musée de Versailles et des Trianons, attachée culturelle, puis conservatrice du Musée du Palais de la Reine à Antananarivo, résistante, auteure. - Puis par descendance. Collection publique: Musée des Beaux-Arts, Brest – Les épreuves en plâtre de la figure de la jeune fille et du jeune homme (groupe fracturé) sont conservées dans les collections de cette institution. Expositions: - Anna Quinquaud. Mer Rouge et île Rouge, sculptures – Dessins – Galerie Jean Charpentier, Paris, du 2 au 17 juin 1934. Une épreuve (plâtre ou bronze) de notre modèle sculpture exposée lors de cette manifestation (N°61). - Exposition Anna Quinquaud. Sculptures – Galerie Le Folklore, Limoges, 1943. Une épreuve (plâtre ou bronze) de notre modèle de sculpture exposée lors de cette manifestation (N°16). Bibliographie: - Anne Doridou-Heim – Anna Quinquaud, exploratrice, sculptrice – Voyage dans les années 30 – Somogy Éditions d’Art, Paris, 2011. Un modèle identique (ou notre œuvre)référencé sous le numéro 96 du catalogue et reproduit sur une photographie d’époque page 128; une épreuve en plâtre de la figure de la jeune fille référencée sous le numéro 96a du catalogue et reproduite page 128. - Marie-Josèphe Conchon – Thérèse et Anna Quinquaud, la sculpture en partage – Les Ardents Éditeur, Limoges, 2022. Une photographie d’époque montrant une jeune femme Mahafaly et son enfant posant devant l’esquisse de la figure de la jeune fille reproduite page 158. Anna Quinquaud (1890-1984) – Madagascar Née dans un milieu artistique, Anna Quinquaud apprend très tôt la sculpture auprès de sa mère, Thérèse Caillaux (1859-1928), elle-même élève de Rodin (1840-1917) et consœur de Camille Claudel (1864-1943)1. Sous l’égide de cet apprentissage, de celui de Blanche Laurent et de l’École des Beaux-Arts qu’elle intègre en 1918, la jeune Quinquaud développe rapidement une sculpture au modelage unique, qui lui vaudra en 1924 l’obtention du second Prix de Rome. Refusant le traditionnel séjour à la Villa Médicis, elle choisira plutôt l’aventure africaine – laquelle décidera de l’orientation plastique et de l’affirmation de son art. Entre 1925 et le milieu des années 1930, Anna Quinquaud découvre ainsi le Soudan français, la Guinée, le Niger ou encore Madagascar. Parcourant les territoires, elle sculpte et dessine les peuples rencontrés. Fascinée par les nombreuses ethnies rencontrées, elle cherche à modeler leurs visages, leurs attitudes et leurs attributs. Loin des caricatures, la sculpture d’Anna Quinquaud tend à rendre l’essence même des figures. Traversée par les réflexions autour de l’art primitif et du cubisme, elle saura traduire ses sujets selon une architecture des formes qui lui est propre. L’artiste présentera lors de l’exposition Mes travaux de voyage en 1926 les œuvres issues de son premier séjour. Le succès est tel que deux des sculptures présentées lors de cette manifestation, dont la Porteuse d’eau Songoï, feront partie des modèles choisis par la Manufacture nationale de Sèvres pour une édition en céramique – à laquelle s’ajouteront ensuite quatre autres modèles. Obtenant le Prix de Madagascar au début des années 1930, elle se rendra sur la grande île pour son troisième voyage, et enseignera à l’École des Beaux-Arts d’Antananarivo, fondée quelques années plus tôt. Madagascar et ses habitants inspireront à l’artiste de nombreux modèles, à l’instar de la Rencontre Mahafaly, groupe sculpté figurant un homme et une femme de cette ethnie

Estimation
40 000 € - 60 000 €
Résultat
58 500 €
Frais de vente
30%
ANNA QUINQUAUD (1890-1984) – COLLECTION PIERRE & SUZANNE RAZAFY-ANDRIAMIHAINGO (1914-1997) & (1916-2000) – PUIS PAR DESCENDANCE Rencontre Mahafaly, le modèle conçu vers [1933], présenté à la Galerie Charpentier à Paris en 1934 puis à la Galerie Le Folklore à Limoges en 1943, seule épreuve en bronze de ce modèle connue à ce jour Groupe sculpté. Épreuve en bronze patiné vert de fouille nuancé. Fonte à la cire perdue. Édition ancienne. Signé et daté A. QUINQUAUD 1933 et porte le cachet de fondeur C. VALSUANI Cire perdue sur la terrasse, porte la mention ou monogramme E.T. au tas à l’envers sur la tranche de la terrasse sur un côté. Hauteur: 58,5cm Terrasse: 31x15cm Provenance: - Collection Pierre & Suzanne Razafy-Andriamihaingo (1914-1997) & (1916-2000); importantes personnalités malgaches du XXe siècle. Pierre Razafy-Andriamihaingo- élève à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris, breveté de l’ENA, résistant, architecte DPLG à Paris (1940-1946), directeur de l’Architecture, de l’Urbanisme et de l’Habitat à Madagascar (1946-1956), diplomate (ambassadeur en Grèce, Italie, Israël, etc.) (1959-1965), architecte libéral et professeur à Paris (1965-1970), architecte libéral à Tananarive (1970 et après) Suzanne Razafy-Andriamihaingo- diplômée de l’École du Louvre, chargée de mission au Musée de Versailles et des Trianons, attachée culturelle, puis conservatrice du Musée du Palais de la Reine à Antananarivo, résistante, auteure. - Puis par descendance. Collection publique: Musée des Beaux-Arts, Brest – Les épreuves en plâtre de la figure de la jeune fille et du jeune homme (groupe fracturé) sont conservées dans les collections de cette institution. Expositions: - Anna Quinquaud. Mer Rouge et île Rouge, sculptures – Dessins – Galerie Jean Charpentier, Paris, du 2 au 17 juin 1934. Une épreuve (plâtre ou bronze) de notre modèle sculpture exposée lors de cette manifestation (N°61). - Exposition Anna Quinquaud. Sculptures – Galerie Le Folklore, Limoges, 1943. Une épreuve (plâtre ou bronze) de notre modèle de sculpture exposée lors de cette manifestation (N°16). Bibliographie: - Anne Doridou-Heim – Anna Quinquaud, exploratrice, sculptrice – Voyage dans les années 30 – Somogy Éditions d’Art, Paris, 2011. Un modèle identique (ou notre œuvre)référencé sous le numéro 96 du catalogue et reproduit sur une photographie d’époque page 128; une épreuve en plâtre de la figure de la jeune fille référencée sous le numéro 96a du catalogue et reproduite page 128. - Marie-Josèphe Conchon – Thérèse et Anna Quinquaud, la sculpture en partage – Les Ardents Éditeur, Limoges, 2022. Une photographie d’époque montrant une jeune femme Mahafaly et son enfant posant devant l’esquisse de la figure de la jeune fille reproduite page 158. Anna Quinquaud (1890-1984) – Madagascar Née dans un milieu artistique, Anna Quinquaud apprend très tôt la sculpture auprès de sa mère, Thérèse Caillaux (1859-1928), elle-même élève de Rodin (1840-1917) et consœur de Camille Claudel (1864-1943)1. Sous l’égide de cet apprentissage, de celui de Blanche Laurent et de l’École des Beaux-Arts qu’elle intègre en 1918, la jeune Quinquaud développe rapidement une sculpture au modelage unique, qui lui vaudra en 1924 l’obtention du second Prix de Rome. Refusant le traditionnel séjour à la Villa Médicis, elle choisira plutôt l’aventure africaine – laquelle décidera de l’orientation plastique et de l’affirmation de son art. Entre 1925 et le milieu des années 1930, Anna Quinquaud découvre ainsi le Soudan français, la Guinée, le Niger ou encore Madagascar. Parcourant les territoires, elle sculpte et dessine les peuples rencontrés. Fascinée par les nombreuses ethnies rencontrées, elle cherche à modeler leurs visages, leurs attitudes et leurs attributs. Loin des caricatures, la sculpture d’Anna Quinquaud tend à rendre l’essence même des figures. Traversée par les réflexions autour de l’art primitif et du cubisme, elle saura traduire ses sujets selon une architecture des formes qui lui est propre. L’artiste présentera lors de l’exposition Mes travaux de voyage en 1926 les œuvres issues de son premier séjour. Le succès est tel que deux des sculptures présentées lors de cette manifestation, dont la Porteuse d’eau Songoï, feront partie des modèles choisis par la Manufacture nationale de Sèvres pour une édition en céramique – à laquelle s’ajouteront ensuite quatre autres modèles. Obtenant le Prix de Madagascar au début des années 1930, elle se rendra sur la grande île pour son troisième voyage, et enseignera à l’École des Beaux-Arts d’Antananarivo, fondée quelques années plus tôt. Madagascar et ses habitants inspireront à l’artiste de nombreux modèles, à l’instar de la Rencontre Mahafaly, groupe sculpté figurant un homme et une femme de cette ethnie
Vente vendredi 28 novembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1-7 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris