Marie-Joseph de LAFAYETTE. L.S., Paris 23 juillet 1789 ; 1 page et quart in-4.Après les massacres de l’intendant Foulon et de Bertier, Lafayette souhaite donner sa démission. « Appellé par la confiance des citoyens au commandement militaire de la Capitale, je n’ai cessé de déclarer que dans la circonstance actuelle, il falloit que cette confiance, pour être utile fut entière et universelle, je n’ai cessé de dire au peuple qu’autant j’étois dévoué à ses intérêts jusqu’à mon dernier soupir, autant j’étois incapable d’acheter sa faveur par une injuste complaisance ». Or, « de deux hommes qui ont péri hier l’un étoit placé sous une garde, l’autre avoit été ammené par nos Troupes, et tous les deux étoient destinés par le pouvoir civil à subir un procès régulier : c’étoit le moyen de satisfaire à la justice de connoître les coupables, les complices, de remplir les engagemens solemnels pris par tous les citoyens envers l’assemblée nationale et le Roi. Le peuple n’a pas écouté mes avis et le jour où il manque à la confiance qu’il m’avoit promise, je dois comme je l’ai dit d’avance quitter un poste ou je ne puis plus être utile »…
Live jeudi 27 juin 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°294

Marie-Joseph de LAFAYETTE. L.S., Paris 23 juillet 1789 ; 1 page et quart in-4.Après les massacres de l’intendant Foulon et de Bertier, Lafayette souhaite donner sa démission. « Appellé par la confiance des citoyens au commandement militaire de la Capitale, je n’ai cessé de déclarer que dans la circonstance actuelle, il falloit que cette confiance, pour être utile fut entière et universelle, je n’ai cessé de dire au peuple qu’autant j’étois dévoué à ses intérêts jusqu’à mon dernier soupir, autant j’étois incapable d’acheter sa faveur par une injuste complaisance ». Or, « de deux hommes qui ont péri hier l’un étoit placé sous une garde, l’autre avoit été ammené par nos Troupes, et tous les deux étoient destinés par le pouvoir civil à subir un procès régulier : c’étoit le moyen de satisfaire à la justice de connoître les coupables, les complices, de remplir les engagemens solemnels pris par tous les citoyens envers l’assemblée nationale et le Roi. Le peuple n’a pas écouté mes avis et le jour où il manque à la confiance qu’il m’avoit promise, je dois comme je l’ai dit d’avance quitter un poste ou je ne puis plus être utile »…

Estimation
1 000 € - 1 200 €
Résultat
1 300 €
Frais de vente
0%
Marie-Joseph de LAFAYETTE. L.S., Paris 23 juillet 1789 ; 1 page et quart in-4.Après les massacres de l’intendant Foulon et de Bertier, Lafayette souhaite donner sa démission. « Appellé par la confiance des citoyens au commandement militaire de la Capitale, je n’ai cessé de déclarer que dans la circonstance actuelle, il falloit que cette confiance, pour être utile fut entière et universelle, je n’ai cessé de dire au peuple qu’autant j’étois dévoué à ses intérêts jusqu’à mon dernier soupir, autant j’étois incapable d’acheter sa faveur par une injuste complaisance ». Or, « de deux hommes qui ont péri hier l’un étoit placé sous une garde, l’autre avoit été ammené par nos Troupes, et tous les deux étoient destinés par le pouvoir civil à subir un procès régulier : c’étoit le moyen de satisfaire à la justice de connoître les coupables, les complices, de remplir les engagemens solemnels pris par tous les citoyens envers l’assemblée nationale et le Roi. Le peuple n’a pas écouté mes avis et le jour où il manque à la confiance qu’il m’avoit promise, je dois comme je l’ai dit d’avance quitter un poste ou je ne puis plus être utile »…
Vente jeudi 27 juin 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris