Louis-Charles-Antoine DESAIX. L.A.S., vis-à-vis Jaffa 18 nivose VIII (8 janvier 1800), au général en chef Kleber au Caire ; 2 pages in-fol., adresse (lég. fente réparée).Belle lettre de la fin de la campagne d’Égypte, sur les pourparlers que mène Desaix avec Sydney Smith, représentant des Anglais, qui aboutiront à la signature de la Convention d’El-Arich, le 24 janvier 1800. Malgré le mauvais temps et le mal de mer, il est en vue de Jaffa où il attendra « le retour de M. Smit qui a été à El Arich rejoindre le grand Vizir et prendre des arrangements avec lui pour la trève ». Il se dit satisfait du Commodore Smith : « il a beaucoup de raison, entend bien les intérêts généraux des nations, il a de la philosophie, mais un certain fond d’humeur du mauvais traitement éprouvé en France fait qu’il voit en noir tout ce qui se passe dans notre pays ». Il envoie à Kléber les nouvelles jusqu’au 26 octobre, avec l’arrivée de Bonaparte en France, accueilli avec enthousiasme, la situation en Hollande, en Suisse et en Italie ; partout se manifeste « le désir général de la paix. J’espère qu’elle n’est pas impossible. Notre gouvernement paroit marcher avec bien de l’ensemble, beaucoup de vigueur et de bon sens […] Malte paroit attaquée par le général Nelson et des Napolitains […] la mer Méditerranée parait avoir peu de vaisseaux ennemis. Je ne désespère pas du tout de notre négociation elle est vraiment interressante quand elle n’est pas melé de discussions sur les événements intérieurs. M. Schmit voit très sagement, désire la paix l’amélioration du sort de l’espèce humaine, et j’ai eu assez de plaisir à l’entendre sur tous ces objets là. Il a de l’estime pour vous ». Il espère que « la nation sortira heureusement de la crise difficile où elle se trouve et que nous aurons le même bonheur en Égypte. Notre gloire est toute notre fortune et nous ne la perdrons pas, j’espère que nous ne quitterons l’Égypte qu’avec toute la considération que nous méritons et qu’on aura point de reproches 
Live jeudi 27 juin 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°262

Louis-Charles-Antoine DESAIX. L.A.S., vis-à-vis Jaffa 18 nivose VIII (8 janvier 1800), au général en chef Kleber au Caire ; 2 pages in-fol., adresse (lég. fente réparée).Belle lettre de la fin de la campagne d’Égypte, sur les pourparlers que mène Desaix avec Sydney Smith, représentant des Anglais, qui aboutiront à la signature de la Convention d’El-Arich, le 24 janvier 1800. Malgré le mauvais temps et le mal de mer, il est en vue de Jaffa où il attendra « le retour de M. Smit qui a été à El Arich rejoindre le grand Vizir et prendre des arrangements avec lui pour la trève ». Il se dit satisfait du Commodore Smith : « il a beaucoup de raison, entend bien les intérêts généraux des nations, il a de la philosophie, mais un certain fond d’humeur du mauvais traitement éprouvé en France fait qu’il voit en noir tout ce qui se passe dans notre pays ». Il envoie à Kléber les nouvelles jusqu’au 26 octobre, avec l’arrivée de Bonaparte en France, accueilli avec enthousiasme, la situation en Hollande, en Suisse et en Italie ; partout se manifeste « le désir général de la paix. J’espère qu’elle n’est pas impossible. Notre gouvernement paroit marcher avec bien de l’ensemble, beaucoup de vigueur et de bon sens […] Malte paroit attaquée par le général Nelson et des Napolitains […] la mer Méditerranée parait avoir peu de vaisseaux ennemis. Je ne désespère pas du tout de notre négociation elle est vraiment interressante quand elle n’est pas melé de discussions sur les événements intérieurs. M. Schmit voit très sagement, désire la paix l’amélioration du sort de l’espèce humaine, et j’ai eu assez de plaisir à l’entendre sur tous ces objets là. Il a de l’estime pour vous ». Il espère que « la nation sortira heureusement de la crise difficile où elle se trouve et que nous aurons le même bonheur en Égypte. Notre gloire est toute notre fortune et nous ne la perdrons pas, j’espère que nous ne quitterons l’Égypte qu’avec toute la considération que nous méritons et qu’on aura point de reproches 

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
2 100 €
Frais de vente
0%
Louis-Charles-Antoine DESAIX. L.A.S., vis-à-vis Jaffa 18 nivose VIII (8 janvier 1800), au général en chef Kleber au Caire ; 2 pages in-fol., adresse (lég. fente réparée).Belle lettre de la fin de la campagne d’Égypte, sur les pourparlers que mène Desaix avec Sydney Smith, représentant des Anglais, qui aboutiront à la signature de la Convention d’El-Arich, le 24 janvier 1800. Malgré le mauvais temps et le mal de mer, il est en vue de Jaffa où il attendra « le retour de M. Smit qui a été à El Arich rejoindre le grand Vizir et prendre des arrangements avec lui pour la trève ». Il se dit satisfait du Commodore Smith : « il a beaucoup de raison, entend bien les intérêts généraux des nations, il a de la philosophie, mais un certain fond d’humeur du mauvais traitement éprouvé en France fait qu’il voit en noir tout ce qui se passe dans notre pays ». Il envoie à Kléber les nouvelles jusqu’au 26 octobre, avec l’arrivée de Bonaparte en France, accueilli avec enthousiasme, la situation en Hollande, en Suisse et en Italie ; partout se manifeste « le désir général de la paix. J’espère qu’elle n’est pas impossible. Notre gouvernement paroit marcher avec bien de l’ensemble, beaucoup de vigueur et de bon sens […] Malte paroit attaquée par le général Nelson et des Napolitains […] la mer Méditerranée parait avoir peu de vaisseaux ennemis. Je ne désespère pas du tout de notre négociation elle est vraiment interressante quand elle n’est pas melé de discussions sur les événements intérieurs. M. Schmit voit très sagement, désire la paix l’amélioration du sort de l’espèce humaine, et j’ai eu assez de plaisir à l’entendre sur tous ces objets là. Il a de l’estime pour vous ». Il espère que « la nation sortira heureusement de la crise difficile où elle se trouve et que nous aurons le même bonheur en Égypte. Notre gloire est toute notre fortune et nous ne la perdrons pas, j’espère que nous ne quitterons l’Égypte qu’avec toute la considération que nous méritons et qu’on aura point de reproches 
Vente jeudi 27 juin 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris