Paul VALÉRY. L.A.S., Samedi [1921], à « Mon cher confrère » [Joseph Kessel] ; 2 pages et demie in-8.Il félicite le jeune auteur de La Steppe Rouge pour son premier ouvrage (Gallimard 1921), et « aussi l’auteur de l’auteur » [son père Samuel Kessel, qui avait étudié avec Valéry à Montpellier] :« le livre est beau. J’y trouve l’épouvante et l’angoisse toutes nues, et toute la force d’une vérité actuelle et incroyable. Il y a aussi les qualités des deux littératures que vous devez posséder. Il y a la vie – ou la mort, – et la mesure. L’horrible et étrange histoire du bolchevisme, sa naïveté ensanglantée, la sensation d’une terrible simplification intervenue dans un monde peu éloigné, contemporain, et presque incompréhensible… Vous avez donné tout cela dans ces morceaux remarquablement sobres et retenus ». Il le remercie de lui avoir envoyé le livre, où il a trouvé « une carte de votre excellent père qui m’a fait le plus grand plaisir. Mes souvenirs de Montpellier, au temps lointain où nous agitions bien des idées, en compagnie de Kolbassine [Eugène Kolbassine, dédicataire de La Soirée avec Monsieur Teste], me sont très chers, et même ils le sont de plus en plus. L’âge le plus fervent doit demeurer le plus précieux »…
Live jeudi 27 juin 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°160

Paul VALÉRY. L.A.S., Samedi [1921], à « Mon cher confrère » [Joseph Kessel] ; 2 pages et demie in-8.Il félicite le jeune auteur de La Steppe Rouge pour son premier ouvrage (Gallimard 1921), et « aussi l’auteur de l’auteur » [son père Samuel Kessel, qui avait étudié avec Valéry à Montpellier] :« le livre est beau. J’y trouve l’épouvante et l’angoisse toutes nues, et toute la force d’une vérité actuelle et incroyable. Il y a aussi les qualités des deux littératures que vous devez posséder. Il y a la vie – ou la mort, – et la mesure. L’horrible et étrange histoire du bolchevisme, sa naïveté ensanglantée, la sensation d’une terrible simplification intervenue dans un monde peu éloigné, contemporain, et presque incompréhensible… Vous avez donné tout cela dans ces morceaux remarquablement sobres et retenus ». Il le remercie de lui avoir envoyé le livre, où il a trouvé « une carte de votre excellent père qui m’a fait le plus grand plaisir. Mes souvenirs de Montpellier, au temps lointain où nous agitions bien des idées, en compagnie de Kolbassine [Eugène Kolbassine, dédicataire de La Soirée avec Monsieur Teste], me sont très chers, et même ils le sont de plus en plus. L’âge le plus fervent doit demeurer le plus précieux »…

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
600 €
Frais de vente
0%
Paul VALÉRY. L.A.S., Samedi [1921], à « Mon cher confrère » [Joseph Kessel] ; 2 pages et demie in-8.Il félicite le jeune auteur de La Steppe Rouge pour son premier ouvrage (Gallimard 1921), et « aussi l’auteur de l’auteur » [son père Samuel Kessel, qui avait étudié avec Valéry à Montpellier] :« le livre est beau. J’y trouve l’épouvante et l’angoisse toutes nues, et toute la force d’une vérité actuelle et incroyable. Il y a aussi les qualités des deux littératures que vous devez posséder. Il y a la vie – ou la mort, – et la mesure. L’horrible et étrange histoire du bolchevisme, sa naïveté ensanglantée, la sensation d’une terrible simplification intervenue dans un monde peu éloigné, contemporain, et presque incompréhensible… Vous avez donné tout cela dans ces morceaux remarquablement sobres et retenus ». Il le remercie de lui avoir envoyé le livre, où il a trouvé « une carte de votre excellent père qui m’a fait le plus grand plaisir. Mes souvenirs de Montpellier, au temps lointain où nous agitions bien des idées, en compagnie de Kolbassine [Eugène Kolbassine, dédicataire de La Soirée avec Monsieur Teste], me sont très chers, et même ils le sont de plus en plus. L’âge le plus fervent doit demeurer le plus précieux »…
Vente jeudi 27 juin 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris