Affaire DREYFUS. Pierre TEYSSONNIÈRES (1834-1912) expert en écriture, l’un des trois experts nommés par le garde des sceaux (avec Charavay et Pelletier), à la suite du rapport Bertillon, pour se prononcer sur l’auteur du bordereau; il fut le seul à se prononcer pour la culpabilité de Dreyfus. L.A.S., Paris 15 mai 1895, à un journaliste; 4pages in-8. Étonnante lettre, où l’expert confirme ses conclusions sur la culpabilité de Dreyfus, qui, selon lui, aurait volontairement falsifié son écriture. Après un long exposé de son parcours, il en vient à l’affaire: «Quatre experts furent commis et devaient produire un rapport séparément. À l’audience du Conseil de guerre, j’ai appris que trois de mes confrères concluaient à la non culpabilité d’Alfred Dreyfus. Seul je concluais à la culpabilité, et la condamnation prononcée à l’unanimité des membres du Conseil de guerre prouve que j’avais convaincu le conseil par des preuves tangibles et irréfutables». Le 22 octobre 1894, il a prêté serment, et déposé son rapport le 29. Le 18 novembre, il a été «rayé de la liste des experts, soit un mois avant l’audience du Conseil de guerre […]. Hasard, vouloir ou fatalité, on a brisé ma carrière d’expert en faisant peser sur moi des soupçons ou d’incapacité ou de manque de probité; mais je saurai me défendre. Profitant sans doute de ce désastre, mes confrères les graveurs n’ont pas manqué de profiter de ma déroute judiciaire pour m’humilier comme artiste»… Il demande de ne pas publier cette lettre...
Estimation
600 € - 800 €
Résultat
700 €
Frais de vente
30%
Affaire DREYFUS. Pierre TEYSSONNIÈRES (1834-1912) expert en écriture, l’un des trois experts nommés par le garde des sceaux (avec Charavay et Pelletier), à la suite du rapport Bertillon, pour se prononcer sur l’auteur du bordereau; il fut le seul à se prononcer pour la culpabilité de Dreyfus. L.A.S., Paris 15 mai 1895, à un journaliste; 4pages in-8.
Étonnante lettre, où l’expert confirme ses conclusions sur la culpabilité de Dreyfus, qui, selon lui, aurait volontairement falsifié son écriture. Après un long exposé de son parcours, il en vient à l’affaire: «Quatre experts furent commis et devaient produire un rapport séparément. À l’audience du Conseil de guerre, j’ai appris que trois de mes confrères concluaient à la non culpabilité d’Alfred Dreyfus. Seul je concluais à la culpabilité, et la condamnation prononcée à l’unanimité des membres du Conseil de guerre prouve que j’avais convaincu le conseil par des preuves tangibles et irréfutables». Le 22 octobre 1894, il a prêté serment, et déposé son rapport le 29. Le 18 novembre, il a été «rayé de la liste des experts, soit un mois avant l’audience du Conseil de guerre […]. Hasard, vouloir ou fatalité, on a brisé ma carrière d’expert en faisant peser sur moi des soupçons ou d’incapacité ou de manque de probité; mais je saurai me défendre. Profitant sans doute de ce désastre, mes confrères les graveurs n’ont pas manqué de profiter de ma déroute judiciaire pour m’humilier comme artiste»… Il demande de ne pas publier cette lettre...
Vente
mercredi 5 novembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris