Silvio PELLICO (1789-1854). L.A.S., 1er janvier 1844, à Vincenzo Gioberti; 2pages in-8, adresse; en italien.
Belle lettre amicale. [Vincenzo Gioberti (1801-1852) venait de publier son Primato morale e civile degli Italiani, proposant une confédération des états italiens sous l’autorité du Pape, qui aura une grande influence sur le Risorgimento.]
Pellico envoie ses vœux à Gioberti, le remerciant de lui avoir fait connaître Giuseppe Massari (1821-1884), qui lui semble capable de grandes choses, d’autant plus qu’il est catholique. Même les plus grands esprits, lorsqu’ils ne discernent pas la véritable vérité religieuse, trébuchent gravement. («questo Massari sia mente da produre cose di vaglia, e lo spero vieppiu perch’egli è cattolico. Gl’ingegni anche alti quando non discernono il vero religioso, incianpano gravemente»). Pellico vit en solitaire, mais non en sauvage. Il fuit, autant que possible, les paroles vaines, curieuses ou vulgaires; et quand il ne peut y échapper, il écoute et parle, car en toute âme humaine gît quelque trésor, petit ou grand: «Io vivo un po solitario, ma non affatto selvaggio. […] Sfuggo, per quanto è possibile, i parolai vani, curisi, volgari, che son molti. E quando non posso sfuggirli, penso che non bisogna essere scortese, ed ascolto e parlo; in ogni anima umana vi è qualche tesoro, picciolo o grande»…
On joint: 3 L.A.S. du traducteur de Pellico, Antoine de Latour, 1872-1875, concernant notamment André Chénier; et une L.A.S. d’Alexandre Andryane, compagnon de prison de Pellico, à l’éditeur Ladvocat, au sujet de la réédition de ses Mémoires d’un prisonnier (1859).
Live mardi 4 novembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°230

Silvio PELLICO (1789-1854). L.A.S., 1er janvier 1844, à Vincenzo Gioberti; 2pages in-8, adresse; en italien. Belle lettre amicale. [Vincenzo Gioberti (1801-1852) venait de publier son Primato morale e civile degli Italiani, proposant une confédération des états italiens sous l’autorité du Pape, qui aura une grande influence sur le Risorgimento.] Pellico envoie ses vœux à Gioberti, le remerciant de lui avoir fait connaître Giuseppe Massari (1821-1884), qui lui semble capable de grandes choses, d’autant plus qu’il est catholique. Même les plus grands esprits, lorsqu’ils ne discernent pas la véritable vérité religieuse, trébuchent gravement. («questo Massari sia mente da produre cose di vaglia, e lo spero vieppiu perch’egli è cattolico. Gl’ingegni anche alti quando non discernono il vero religioso, incianpano gravemente»). Pellico vit en solitaire, mais non en sauvage. Il fuit, autant que possible, les paroles vaines, curieuses ou vulgaires; et quand il ne peut y échapper, il écoute et parle, car en toute âme humaine gît quelque trésor, petit ou grand: «Io vivo un po solitario, ma non affatto selvaggio. […] Sfuggo, per quanto è possibile, i parolai vani, curisi, volgari, che son molti. E quando non posso sfuggirli, penso che non bisogna essere scortese, ed ascolto e parlo; in ogni anima umana vi è qualche tesoro, picciolo o grande»… On joint: 3 L.A.S. du traducteur de Pellico, Antoine de Latour, 1872-1875, concernant notamment André Chénier; et une L.A.S. d’Alexandre Andryane, compagnon de prison de Pellico, à l’éditeur Ladvocat, au sujet de la réédition de ses Mémoires d’un prisonnier (1859).

Estimation
500 € - 600 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Silvio PELLICO (1789-1854). L.A.S., 1er janvier 1844, à Vincenzo Gioberti; 2pages in-8, adresse; en italien. Belle lettre amicale. [Vincenzo Gioberti (1801-1852) venait de publier son Primato morale e civile degli Italiani, proposant une confédération des états italiens sous l’autorité du Pape, qui aura une grande influence sur le Risorgimento.] Pellico envoie ses vœux à Gioberti, le remerciant de lui avoir fait connaître Giuseppe Massari (1821-1884), qui lui semble capable de grandes choses, d’autant plus qu’il est catholique. Même les plus grands esprits, lorsqu’ils ne discernent pas la véritable vérité religieuse, trébuchent gravement. («questo Massari sia mente da produre cose di vaglia, e lo spero vieppiu perch’egli è cattolico. Gl’ingegni anche alti quando non discernono il vero religioso, incianpano gravemente»). Pellico vit en solitaire, mais non en sauvage. Il fuit, autant que possible, les paroles vaines, curieuses ou vulgaires; et quand il ne peut y échapper, il écoute et parle, car en toute âme humaine gît quelque trésor, petit ou grand: «Io vivo un po solitario, ma non affatto selvaggio. […] Sfuggo, per quanto è possibile, i parolai vani, curisi, volgari, che son molti. E quando non posso sfuggirli, penso che non bisogna essere scortese, ed ascolto e parlo; in ogni anima umana vi è qualche tesoro, picciolo o grande»… On joint: 3 L.A.S. du traducteur de Pellico, Antoine de Latour, 1872-1875, concernant notamment André Chénier; et une L.A.S. d’Alexandre Andryane, compagnon de prison de Pellico, à l’éditeur Ladvocat, au sujet de la réédition de ses Mémoires d’un prisonnier (1859).
Vente mardi 4 novembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris