Attribué à Fernand LÉGER (1881-1955)
Trois grâces, vers 1917-18
Douille d’obus repoussée.
(Petites fractures du métal).
Hauteur : 35 cm

Un certificat du Comité Léger pourra être remis à la demande et à la charge de l’acquéreur.

Une attestation de Madame Irus Hansma pourra être remise  à la demande et à la charge de l’acquéreur.
Fernand Léger écrit à son ami Louis Poughon le 30 mai 1915 : « C’est tout de même une guerre bien curieuse. (…) C’est l’orchestration parfaite de tous les moyens de tuer anciens et modernes. (…) C’est linéaire et sec comme un problème de géométrie. Tant d’obus en tant de temps sur une telle surface. (…) C’est l’abstraction pure, plus pure que la Peinture Cubiste « soi-même ». (…) Mais c’est long ! Ah ! Dieu, que c’est long. Je commence à en avoir plus que je ne peux porter. » (Fernand Léger. Une correspondance de guerre à Louis  Poughon 1914-1918, Paris, Éditions Centre Georges Pompidou, Les Cahiers du musée national d’art moderne, hors-série archives, 1990, p. 36).
Sa correspondance avec Louis Poughon témoigne de l’impact direct de la guerre sur l’artiste : d’abord source d’inspiration plastique, le front devient rapidement un lieu de désillusion. L’expérience des tranchées, la violence et la durée du conflit marquent durablement son regard et nourrissent l’évolution de son œuvre après 1918. 
Cette pièce témoigne des recherches plastiques menées par Fernand Léger dans les tranchées. Comme de nombreux soldats, il s’essaie à l’artisanat de guerre en sculptant une douille d’obus. Mais là où la production des poilus relève souvent d’un geste naïf, Léger transforme ce support en un véritable travail artistique. Cet objet rare illustre la capacité du peintre à poursuivre ses explorations formelles au cœur du conflit, faisant de l’artisanat de tranchée un terrain d’expérimentation pour un grand maître du XXe siècle.
Live vendredi 26 septembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°13

Attribué à Fernand LÉGER (1881-1955) Trois grâces, vers 1917-18 Douille d’obus repoussée. (Petites fractures du métal). Hauteur : 35 cm Un certificat du Comité Léger pourra être remis à la demande et à la charge de l’acquéreur. Une attestation de Madame Irus Hansma pourra être remise à la demande et à la charge de l’acquéreur. Fernand Léger écrit à son ami Louis Poughon le 30 mai 1915 : « C’est tout de même une guerre bien curieuse. (…) C’est l’orchestration parfaite de tous les moyens de tuer anciens et modernes. (…) C’est linéaire et sec comme un problème de géométrie. Tant d’obus en tant de temps sur une telle surface. (…) C’est l’abstraction pure, plus pure que la Peinture Cubiste « soi-même ». (…) Mais c’est long ! Ah ! Dieu, que c’est long. Je commence à en avoir plus que je ne peux porter. » (Fernand Léger. Une correspondance de guerre à Louis Poughon 1914-1918, Paris, Éditions Centre Georges Pompidou, Les Cahiers du musée national d’art moderne, hors-série archives, 1990, p. 36). Sa correspondance avec Louis Poughon témoigne de l’impact direct de la guerre sur l’artiste : d’abord source d’inspiration plastique, le front devient rapidement un lieu de désillusion. L’expérience des tranchées, la violence et la durée du conflit marquent durablement son regard et nourrissent l’évolution de son œuvre après 1918. Cette pièce témoigne des recherches plastiques menées par Fernand Léger dans les tranchées. Comme de nombreux soldats, il s’essaie à l’artisanat de guerre en sculptant une douille d’obus. Mais là où la production des poilus relève souvent d’un geste naïf, Léger transforme ce support en un véritable travail artistique. Cet objet rare illustre la capacité du peintre à poursuivre ses explorations formelles au cœur du conflit, faisant de l’artisanat de tranchée un terrain d’expérimentation pour un grand maître du XXe siècle.

Estimation
10 000 € - 12 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Attribué à Fernand LÉGER (1881-1955) Trois grâces, vers 1917-18 Douille d’obus repoussée. (Petites fractures du métal). Hauteur : 35 cm Un certificat du Comité Léger pourra être remis à la demande et à la charge de l’acquéreur. Une attestation de Madame Irus Hansma pourra être remise à la demande et à la charge de l’acquéreur. Fernand Léger écrit à son ami Louis Poughon le 30 mai 1915 : « C’est tout de même une guerre bien curieuse. (…) C’est l’orchestration parfaite de tous les moyens de tuer anciens et modernes. (…) C’est linéaire et sec comme un problème de géométrie. Tant d’obus en tant de temps sur une telle surface. (…) C’est l’abstraction pure, plus pure que la Peinture Cubiste « soi-même ». (…) Mais c’est long ! Ah ! Dieu, que c’est long. Je commence à en avoir plus que je ne peux porter. » (Fernand Léger. Une correspondance de guerre à Louis Poughon 1914-1918, Paris, Éditions Centre Georges Pompidou, Les Cahiers du musée national d’art moderne, hors-série archives, 1990, p. 36). Sa correspondance avec Louis Poughon témoigne de l’impact direct de la guerre sur l’artiste : d’abord source d’inspiration plastique, le front devient rapidement un lieu de désillusion. L’expérience des tranchées, la violence et la durée du conflit marquent durablement son regard et nourrissent l’évolution de son œuvre après 1918. Cette pièce témoigne des recherches plastiques menées par Fernand Léger dans les tranchées. Comme de nombreux soldats, il s’essaie à l’artisanat de guerre en sculptant une douille d’obus. Mais là où la production des poilus relève souvent d’un geste naïf, Léger transforme ce support en un véritable travail artistique. Cet objet rare illustre la capacité du peintre à poursuivre ses explorations formelles au cœur du conflit, faisant de l’artisanat de tranchée un terrain d’expérimentation pour un grand maître du XXe siècle.
Vente vendredi 26 septembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 1-7 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris