RICTUS (Jehan). Les Soliloques du Pauvre. Paris : Société du Mercure de France, 1897. — In-12, 181 x 115 : 208 pp., (4 ff. dernier blanc), couverture imprimée. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné de filets dorés, premier plat de couverture conservé (reliure de l’époque). Seconde édition, en partie originale, parue la même année que la première, achevée d’imprimer le 23 mai 1897 soit seulement quelques jours après cette dernière publiée à compte d’auteur le 4 mai de la même année et qui fut très rapidement épuisée. Elle contient 4 quatrains nouveaux dans le long poème intituléLe Printemps(premier, second et troisième quatrains page 166 [« Mes poteaux ?…» à « Et la scionnée du sacrifice. »] et second quatrain page 168 [« Et j’me vois comme à l’ambulance… » à « Et bouffer l’pain d’l’obéissance. »]). La plupart des exemplaires portent une mention fictive d’édition, celui-ci porte celle de « Troisième édition ». Exemplaire du chansonnier montmartrois, journaliste, pamphlétaire et syndicaliste Jean-Baptiste Clément (1836-1903),enrichi de cet envoi autographe signé de l’auteur sur le faux titre Pour J. B. Clément // Son fidèle // GR. // Jehan Rictus // (Juin 1897) À la suite, il a recopié ce quatrain tiré du poème Espoir: On se souvient des Communeux Dont on questionnait la cervelle En leur plantant les vitreux À coups d’ribouis et d’point’s d’ombrelles JR // (extrait des Soliloques) Jean Baptiste Clément, issu d’une famille aisée, quitte jeune le foyer pour exercer divers métiers avant de s’engager dans la militance socialiste à Paris. Il écrit la célèbre chanson Le Temps des cerises en 1866, qui deviendra quelques années plus tard la chanson culte célébrant l’espoir de l’insurrection de la Commune. Il s’oppose à l’Empire en collaborant avec des journaux d’opposition. Membre de la Commune de Paris en 1871, il participe à la répression des révoltes puis s’exile à Londres, où il poursuit son combat. Rapatrié après l’amnistie de 1880, il fonde des organisations socialistes et contribue à la création du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire. Il meurt en 1903 et son inhumation au Père-Lachaise attira entre quatre et cinq mille personnes. Cette provenance est intéressante et émouvante lorsque l’on sait que Rictus et Clément furent, à quelques années de distances, des figures engagées dans la chanson populaire et la poésie contestataire. Dos en partie défait. Coiffes et charnières frottées, manque à un mors.
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RICTUS (Jehan).
Les Soliloques du Pauvre.
Paris : Société du Mercure de France, 1897. — In-12, 181 x 115 : 208 pp., (4 ff. dernier blanc), couverture imprimée. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné de filets dorés, premier plat de couverture conservé (reliure de l’époque).
Seconde édition, en partie originale, parue la même année que la première, achevée d’imprimer le 23 mai 1897 soit seulement quelques jours après cette dernière publiée à compte d’auteur le 4 mai de la même année et qui fut très rapidement épuisée.
Elle contient 4 quatrains nouveaux dans le long poème intituléLe Printemps(premier, second et troisième quatrains page 166 [« Mes poteaux ?…» à « Et la scionnée du sacrifice. »] et second quatrain page 168 [« Et j’me vois comme à l’ambulance… » à « Et bouffer l’pain d’l’obéissance. »]).
La plupart des exemplaires portent une mention fictive d’édition, celui-ci porte celle de « Troisième édition ».
Exemplaire du chansonnier montmartrois, journaliste, pamphlétaire et syndicaliste Jean-Baptiste Clément (1836-1903),enrichi de cet envoi autographe signé de l’auteur sur le faux titre
Pour J. B. Clément // Son fidèle // GR. // Jehan Rictus // (Juin 1897)
À la suite, il a recopié ce quatrain tiré du poème Espoir:
On se souvient des Communeux
Dont on questionnait la cervelle
En leur plantant les vitreux
À coups d’ribouis et d’point’s d’ombrelles
JR // (extrait des Soliloques)
Jean Baptiste Clément, issu d’une famille aisée, quitte jeune le foyer pour exercer divers métiers avant de s’engager dans la militance socialiste à Paris. Il écrit la célèbre chanson Le Temps des cerises en 1866, qui deviendra quelques années plus tard la chanson culte célébrant l’espoir de l’insurrection de la Commune. Il s’oppose à l’Empire en collaborant avec des journaux d’opposition. Membre de la Commune de Paris en 1871, il participe à la répression des révoltes puis s’exile à Londres, où il poursuit son combat. Rapatrié après l’amnistie de 1880, il fonde des organisations socialistes et contribue à la création du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire. Il meurt en 1903 et son inhumation au Père-Lachaise attira entre quatre et cinq mille personnes.
Cette provenance est intéressante et émouvante lorsque l’on sait que Rictus et Clément furent, à quelques années de distances, des figures engagées dans la chanson populaire et la poésie contestataire.
Dos en partie défait. Coiffes et charnières frottées, manque à un mors.
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vendredi 19 septembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
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17, rue de la Grange-Batelière
75009 Paris