BAZOUGE (Francis). Les Grands enterrements. Paris : H. Simonis Empis, 1892. — In-8, 230 x 175 : 102 pp., (1 f. blanc), couverture illustrée. Chagrin noir à la Bradel, dos lisse, tête dorée, non rogné, couverture conservée(E. Jarrigeon). Crauzat, 561. Édition originale dédiée à Émile Zola et préfacée par Émile Giboyer, de ce remarquable ouvrage satirique de l’historien et romancier Francis Bazouge. Ce dernier, « en homme macabre, imagine d’y enterrer avant l’heure certains contemporains illustres ou mal famés, et de confier leur dernier éloge à des ennemis triés sur le volet, quand il n’en charge pas, avec une perfidie encore plus gracieuse, les meilleurs amis de l’enterré» (Maurice Talmeyr,Causerie. Les Grandes réceptions, in :Le Revue hebdomadaire. tome XIX, décembre 1893, p. 151). Ainsi, l’auteur imagine les obsèques de diverses personnalités, accompagnées des discours prononcés par des figures telles que Jules Lemaître, Jules Claretie et Henri Becque pour Francisque Sarcey ; Renan, Naquet et Charles Chincholle pour Georges Ohnet ; Edmond de Goncourt, Camille Doucet et Henri Meilhac pour Ernest Renan ; le bâtonnier, M. Bullier et M. de Labruyère pour Toutée ; Maurice Barrès, Jean Coquelin et Claretie fils pour Le Bar Gy ; enfin, Arsène Houssaye, Tony Révillon et Bisch pour Madame Leprince. Le caractère humoristique de l’ensemble est renforcé par les nombreuses illustrations qui accompagnent les textes. Chaque cérémonie funéraire est en effet illustrée par des œuvres réalisées par un illustrateur spécifique : celles de Sarcey comportent quatre illustrations de Jean-Louis Forain, dont une en pleine page ; celles d’Ohnet comprennent cinq compositions de Heidbrinck, dont une en pleine page ; celles de Toutée sont ornées de dix-huit vignettes de STEINLEN, dont une sur double page ; celles de Le Bar Gy sont illustrées de trois compositions de Legrand ; et celles de Bisch ont été enrichies de six œuvres par Albert Guillaume. Les illustrations de STEINLEN proposent une intéressante procession, représentant de profil les personnes conviées aux grands enterrements, allant des figures du haut monde aux membres du petit peuple. PRÉCIEUX EXEMPLAIRE ENRICHI DU DESSIN ORIGNAL SIGNÉ DE STEINLEN DE LA FRISE QUASI COMPLÈTE REPRODUITE DANS L’OUVRAGE. Ces dessins ont été réalisés à l’encre de Chine, parfois avec des rehauts de crayon bleu, sur une ou plusieurs bandes de papier. Ces bandes ont ensuite été découpées en sections d’une longueur appropriée pour être reproduites sur les pages du livre. Au total, on compte 17 sections, composées d’un ou plusieurs morceaux collés ; il manque celle qui était prévue pour être reproduite en bas de la page 64. Joint un dessin original à l’encre, non signé mais attribué à STEINLEN, représentant un (ou deux) bœuf de profil. Quelques petits frottements d’usage à la reliure. Quelques salissures et brunissures à la couverture.
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BAZOUGE (Francis).
Les Grands enterrements.
Paris : H. Simonis Empis, 1892. — In-8, 230 x 175 : 102 pp., (1 f. blanc), couverture illustrée. Chagrin noir à la Bradel, dos lisse, tête dorée, non rogné, couverture conservée(E. Jarrigeon).
Crauzat, 561.
Édition originale dédiée à Émile Zola et préfacée par Émile Giboyer, de ce remarquable ouvrage satirique de l’historien et romancier Francis Bazouge.
Ce dernier, « en homme macabre, imagine d’y enterrer avant l’heure certains contemporains illustres ou mal famés, et de confier leur dernier éloge à des ennemis triés sur le volet, quand il n’en charge pas, avec une perfidie encore plus gracieuse, les meilleurs amis de l’enterré» (Maurice Talmeyr,Causerie. Les Grandes réceptions, in :Le Revue hebdomadaire. tome XIX, décembre 1893, p. 151).
Ainsi, l’auteur imagine les obsèques de diverses personnalités, accompagnées des discours prononcés par des figures telles que Jules Lemaître, Jules Claretie et Henri Becque pour Francisque Sarcey ; Renan, Naquet et Charles Chincholle pour Georges Ohnet ; Edmond de Goncourt, Camille Doucet et Henri Meilhac pour Ernest Renan ; le bâtonnier, M. Bullier et M. de Labruyère pour Toutée ; Maurice Barrès, Jean Coquelin et Claretie fils pour Le Bar Gy ; enfin, Arsène Houssaye, Tony Révillon et Bisch pour Madame Leprince.
Le caractère humoristique de l’ensemble est renforcé par les nombreuses illustrations qui accompagnent les textes. Chaque cérémonie funéraire est en effet illustrée par des œuvres réalisées par un illustrateur spécifique : celles de Sarcey comportent quatre illustrations de Jean-Louis Forain, dont une en pleine page ; celles d’Ohnet comprennent cinq compositions de Heidbrinck, dont une en pleine page ; celles de Toutée sont ornées de dix-huit vignettes de STEINLEN, dont une sur double page ; celles de Le Bar Gy sont illustrées de trois compositions de Legrand ; et celles de Bisch ont été enrichies de six œuvres par Albert Guillaume.
Les illustrations de STEINLEN proposent une intéressante procession, représentant de profil les personnes conviées aux grands enterrements, allant des figures du haut monde aux membres du petit peuple.
PRÉCIEUX EXEMPLAIRE ENRICHI DU DESSIN ORIGNAL SIGNÉ DE STEINLEN DE LA FRISE QUASI COMPLÈTE REPRODUITE DANS L’OUVRAGE.
Ces dessins ont été réalisés à l’encre de Chine, parfois avec des rehauts de crayon bleu, sur une ou plusieurs bandes de papier. Ces bandes ont ensuite été découpées en sections d’une longueur appropriée pour être reproduites sur les pages du livre. Au total, on compte 17 sections, composées d’un ou plusieurs morceaux collés ; il manque celle qui était prévue pour être reproduite en bas de la page 64.
Joint un dessin original à l’encre, non signé mais attribué à STEINLEN, représentant un (ou deux) bœuf de profil.
Quelques petits frottements d’usage à la reliure. Quelques salissures et brunissures à la couverture.
Vente
vendredi 19 septembre 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
17, rue de la Grange-Batelière
75009 Paris