Une importante et ancienne figure de reliquaire d’une grande force expressive appartient au corpus des figures Okak, réalisées par les Fang, peuple bantou établi dans les régions forestières du Gabon, du sud du Cameroun et de la Guinée équatoriale. Ces sculptures étaient étroitement liées au Byeri, une société initiatique vouée au culte des ancêtres. Elles étaient utilisées pour garder les reliquaires contenant des restes humains, agissant comme protectrices et intermédiaires entre les vivants et le monde des morts.
La figure, sobrement stylisée, présente une posture recueillie, avec des bras surdimensionnés reposant le long du corps et une tête imposante aux traits puissants et aux yeux marqués de plaques métalliques lui conférant une présence singulière. La surface du bois, polie et patinée par le temps et les manipulations rituelles, témoigne de son usage ancien et régulier. Comme beaucoup de sculptures Fang, cette œuvre évoque une intériorité silencieuse, une présence méditative, chargée de sens.
Cette pièce a été acquise  en Guinée équatoriale par Íñigo Xavier de Aranzadi Cuervas-Mons (1922–2003), ingénieur agronome, écrivain et ethnologue. Fonctionnaire du gouvernement général de la province du Río Muni, il vécut dix-sept années dans la région à partir de 1951. Aranzadi mena un travail d’observation et de documentation ethnographique d’une rare précision, consacrant une attention particulière à l’art fang et aux traditions orales. Son engagement permis la préservation de nombreux objets rituels, ainsi que de précieux témoignages sur les pratiques et cosmologies locales dans une démarche à la fois scientifique et humaniste
Par sa beauté formelle et sa profondeur symbolique, cette figure fang s’inscrit dans le patrimoine d’un art africain sacré, dont la puissance a marqué durablement les regards occidentaux, jusqu’aux avant-gardes. artistiques du XXe siècle.
Fang, Rio Muni, Guinée Equatoriale
Bois, plaques metalliques, clous, manques anciens visibles, légères érosions de surface, belle et ancienne patine d’usage et rituelle.
H. : 43,5 cm 

Provenance : 
- Collection Inigo Xavier de Aranzadi Cuervas Mons, Madrid
- Antonio Casanovas, Madrid
- Pace Primitive, New York
- Collection privée, France
Live mercredi 25 juin 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°84

Une importante et ancienne figure de reliquaire d’une grande force expressive appartient au corpus des figures Okak, réalisées par les Fang, peuple bantou établi dans les régions forestières du Gabon, du sud du Cameroun et de la Guinée équatoriale. Ces sculptures étaient étroitement liées au Byeri, une société initiatique vouée au culte des ancêtres. Elles étaient utilisées pour garder les reliquaires contenant des restes humains, agissant comme protectrices et intermédiaires entre les vivants et le monde des morts. La figure, sobrement stylisée, présente une posture recueillie, avec des bras surdimensionnés reposant le long du corps et une tête imposante aux traits puissants et aux yeux marqués de plaques métalliques lui conférant une présence singulière. La surface du bois, polie et patinée par le temps et les manipulations rituelles, témoigne de son usage ancien et régulier. Comme beaucoup de sculptures Fang, cette œuvre évoque une intériorité silencieuse, une présence méditative, chargée de sens. Cette pièce a été acquise en Guinée équatoriale par Íñigo Xavier de Aranzadi Cuervas-Mons (1922–2003), ingénieur agronome, écrivain et ethnologue. Fonctionnaire du gouvernement général de la province du Río Muni, il vécut dix-sept années dans la région à partir de 1951. Aranzadi mena un travail d’observation et de documentation ethnographique d’une rare précision, consacrant une attention particulière à l’art fang et aux traditions orales. Son engagement permis la préservation de nombreux objets rituels, ainsi que de précieux témoignages sur les pratiques et cosmologies locales dans une démarche à la fois scientifique et humaniste Par sa beauté formelle et sa profondeur symbolique, cette figure fang s’inscrit dans le patrimoine d’un art africain sacré, dont la puissance a marqué durablement les regards occidentaux, jusqu’aux avant-gardes. artistiques du XXe siècle. Fang, Rio Muni, Guinée Equatoriale Bois, plaques metalliques, clous, manques anciens visibles, légères érosions de surface, belle et ancienne patine d’usage et rituelle. H. : 43,5 cm Provenance : - Collection Inigo Xavier de Aranzadi Cuervas Mons, Madrid - Antonio Casanovas, Madrid - Pace Primitive, New York - Collection privée, France

Estimation
70 000 € - 100 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
Une importante et ancienne figure de reliquaire d’une grande force expressive appartient au corpus des figures Okak, réalisées par les Fang, peuple bantou établi dans les régions forestières du Gabon, du sud du Cameroun et de la Guinée équatoriale. Ces sculptures étaient étroitement liées au Byeri, une société initiatique vouée au culte des ancêtres. Elles étaient utilisées pour garder les reliquaires contenant des restes humains, agissant comme protectrices et intermédiaires entre les vivants et le monde des morts. La figure, sobrement stylisée, présente une posture recueillie, avec des bras surdimensionnés reposant le long du corps et une tête imposante aux traits puissants et aux yeux marqués de plaques métalliques lui conférant une présence singulière. La surface du bois, polie et patinée par le temps et les manipulations rituelles, témoigne de son usage ancien et régulier. Comme beaucoup de sculptures Fang, cette œuvre évoque une intériorité silencieuse, une présence méditative, chargée de sens. Cette pièce a été acquise en Guinée équatoriale par Íñigo Xavier de Aranzadi Cuervas-Mons (1922–2003), ingénieur agronome, écrivain et ethnologue. Fonctionnaire du gouvernement général de la province du Río Muni, il vécut dix-sept années dans la région à partir de 1951. Aranzadi mena un travail d’observation et de documentation ethnographique d’une rare précision, consacrant une attention particulière à l’art fang et aux traditions orales. Son engagement permis la préservation de nombreux objets rituels, ainsi que de précieux témoignages sur les pratiques et cosmologies locales dans une démarche à la fois scientifique et humaniste Par sa beauté formelle et sa profondeur symbolique, cette figure fang s’inscrit dans le patrimoine d’un art africain sacré, dont la puissance a marqué durablement les regards occidentaux, jusqu’aux avant-gardes. artistiques du XXe siècle. Fang, Rio Muni, Guinée Equatoriale Bois, plaques metalliques, clous, manques anciens visibles, légères érosions de surface, belle et ancienne patine d’usage et rituelle. H. : 43,5 cm Provenance : - Collection Inigo Xavier de Aranzadi Cuervas Mons, Madrid - Antonio Casanovas, Madrid - Pace Primitive, New York - Collection privée, France
Vente mercredi 25 juin 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris