*Stéphane MALLARMÉ – [Félicien ROPS]. Les Poésies photolithographiées du manuscrit définitif. Paris, Éditions de la Revue Indépendante, [fin septembre?] 1887, 9 livraisons reliées en 1 vol. in-4 maroquin jans. vert sapin, doublé de maroq. grenat serti d’un filet doré, gardes de soie vert foncé, tr. dor., toutes les 9 couv. cons. (Marius Michel). Édition originale tirée à 47 exemplaires sur Japon impérial dont 7 lettrés hors commerce (une épreuve justificative de la radiation des pierres est tirée). Un des 40, numéroté 25 à la presse sur chaque couverture qui porte élégamment en haut à gauche, en petits caractères, ce n° de l’exemplaire, le titre du recueil, le n° du cahier et en rouge le titre des poèmes, et dans le coin sup. droit la petite marque en noir de La Revue Indépendante estampillée des initiales ED du directeur [cf. 49]. Les couvertures sont «sur papier-feutre, raisin, de la manufacture de Tokio» (cf. le prospectus infra). Parution des 9 cahiers: Le 1er cahier est annoncé comme «vient de paraître» dans le rare bulletin de souscription glissé dans le supplément de La Revue Indépendante du [1er] mai 1887 (joint à l’exemplaire). En fait, il ne parut que quelques jours plus tard, car on sait que Mallarmé commença sa copie le 26 avril. La copie terminée le 17 août, le 9e et dernier cahier sortit sans doute fin septembre 1887, comme l’annonce l’achèvement de paraître en 4e de couv. de La Revue Indépendante du [1] octobre 1887 (n° 12). Toutefois, Mallarmé discutait encore le 28 septembre de la formulation de la justification (Marchal Corr. 846). Du fait du retard sans doute, un double f. en tête, le f. blanc et celui de la justif., ont été tirés à part sur un Japon feutré plus fort que celui des cahiers, le frontispice étant lui le plus léger, imprimé chez Delâtre. Sont-ils sortis avec le 9e ou plus tard? Cette livraison du [1] octobre de La Revue Indépendante contient également dans son supplément l’annonce de l’ex-libris de Félicien Rops pour À la gloire d’Antonia qui paraîtra plus tard début janvier 1888 [cf. 49]. Par deux fois, la mention «avec un ex-libris original de Félicien Rops» dans le même numéro devait attirer l’amateur. Félicien ROPS. – Frontispice: «[...] une de vos pures œuvres et ma constante admiration, est, selon moi, inséparable de l’humble texte qu’il décore, ou, du moins, lui confère un tel honneur!» (à Rops le 7 septembre 1894 lors du projet d’une nouvelle édition chez Deman, cf. infra; Marchal Corr. 2215). Sollicité prestement le 25 janvier 1887 par Édouard Dujardin, le grand écrivain et directeur de la revue, pour sa collaboration [voir lettre inédite 47/2a], – soit un mois après l’impression du programme détaillé sur la couverture de La Revue Indépendante du n° de janvier (paru en avance le 22 décembre 1886), – Rops est ajouté pour la première fois en 4e de couv. de la livraison suivante du [1er] février. 1) La Grande Lyre, avec l’inscription Ex Libris, frontispice héliogravé par le photograveur [Paul Dujardin], tiré sur un Japon vergé plus léger par A. Delâtre, [sept./oct. 1887], (Rouir le joint simplement au 796 comme documentation héliographique). Rare épreuve avant la lettre (Rouir, Hélio 2.1 reproduisant une épreuve volante sur un autre Japon impérial de la coll. Pereire/Odry/De Poortere du Musée Rops, Per E0424. 1P). Celle de l’édition porte toujours l’adresse «Imp. par A. Delâtre» à la pointe sous le champ à droite (Hélio 2.2, parfaitement lisible dans la reprod. de l’épreuve volante, issue sans doute d’un ex., sur le même Japon vergé léger des coll. citées du Musée Rops, Per E0424. 2P). Elle n’est pas ici effacée car on la retrouve très légèrement sur une épreuve de la plaque barrée [cf47/1b] qui le fut comme les pierres de l’édition. Rops fera faire un autre cuivre en février 1895 (infra), après avoir récupéré le dessin qu’il avait donné à sa «femme» [Léontine Duluc] en 1887 [voir 47/3]. 2) Exemplaire enrichi de La Lyre, petite planche réduite sans le mot Ex Libris, [février 1895]. Deux épreuves en deux états du frontispice de la future édition posthume de Deman en 1899. Hélios retouchées à la pointe sèche. Rops y ajoute, non décrit, un soupçon d’aquatinte: «J’ai ajouté à la photogravure un ciel à l’aquatinte d’une délicatesse et d’une finesse idéales. Un rien et le ciel n’y serait plus» (lettre à Deman du [28?] février 1895 p. 122, voir référence infra): 2a). – 2e état avec les 3 croquis dans la marge inf. [Rouir 822/2, date erronée de 1887. – Exsteens 526, peu au fait des éditions. Le Suppl. du cat. Ramiro de 1895 s’arrête au n° 678 de cet état en cours.] C’est celui-ci que Mallarmé aura reçu de Rops qu’il remercie le 10 mars 1895 en s’exclamant au «chef-d’œuvre entre les vôtres, évaporé de sa grandeur première dans mo
Estimation
20 000 € - 25 000 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
*Stéphane MALLARMÉ – [Félicien ROPS].
Les Poésies photolithographiées du manuscrit définitif. Paris, Éditions de la Revue Indépendante, [fin septembre?] 1887, 9 livraisons reliées en 1 vol. in-4 maroquin jans. vert sapin, doublé de maroq. grenat serti d’un filet doré, gardes de soie vert foncé, tr. dor., toutes les 9 couv. cons. (Marius Michel).
Édition originale tirée à 47 exemplaires sur Japon impérial dont 7 lettrés hors commerce (une épreuve justificative de la radiation des pierres est tirée).
Un des 40, numéroté 25 à la presse sur chaque couverture qui porte élégamment en haut à gauche, en petits caractères, ce n° de l’exemplaire, le titre du recueil, le n° du cahier et en rouge le titre des poèmes, et dans le coin sup. droit la petite marque en noir de La Revue Indépendante estampillée des initiales ED du directeur [cf. 49]. Les couvertures sont «sur papier-feutre, raisin, de la manufacture de Tokio» (cf. le prospectus infra).
Parution des 9 cahiers: Le 1er cahier est annoncé comme «vient de paraître» dans le rare bulletin de souscription glissé dans le supplément de La Revue Indépendante du [1er] mai 1887 (joint à l’exemplaire). En fait, il ne parut que quelques jours plus tard, car on sait que Mallarmé commença sa copie le 26 avril.
La copie terminée le 17 août, le 9e et dernier cahier sortit sans doute fin septembre 1887, comme l’annonce l’achèvement de paraître en 4e de couv. de La Revue Indépendante du [1] octobre 1887 (n° 12). Toutefois, Mallarmé discutait encore le 28 septembre de la formulation de la justification (Marchal Corr. 846). Du fait du retard sans doute, un double f. en tête, le f. blanc et celui de la justif., ont été tirés à part sur un Japon feutré plus fort que celui des cahiers, le frontispice étant lui le plus léger, imprimé chez Delâtre. Sont-ils sortis avec le 9e ou plus tard?
Cette livraison du [1] octobre de La Revue Indépendante contient également dans son supplément l’annonce de l’ex-libris de Félicien Rops pour À la gloire d’Antonia qui paraîtra plus tard début janvier 1888 [cf. 49]. Par deux fois, la mention «avec un ex-libris original de Félicien Rops» dans le même numéro devait attirer l’amateur.
Félicien ROPS. – Frontispice: «[...] une de vos pures œuvres et ma constante admiration, est, selon moi, inséparable de l’humble texte qu’il décore, ou, du moins, lui confère un tel honneur!» (à Rops le 7 septembre 1894 lors du projet d’une nouvelle édition chez Deman, cf. infra; Marchal Corr. 2215).
Sollicité prestement le 25 janvier 1887 par Édouard Dujardin, le grand écrivain et directeur de la revue, pour sa collaboration [voir lettre inédite 47/2a], – soit un mois après l’impression du programme détaillé sur la couverture de La Revue Indépendante du n° de janvier (paru en avance le 22 décembre 1886), – Rops est ajouté pour la première fois en 4e de couv. de la livraison suivante du [1er] février.
1) La Grande Lyre, avec l’inscription Ex Libris, frontispice héliogravé par le photograveur [Paul Dujardin], tiré sur un Japon vergé plus léger par A. Delâtre, [sept./oct. 1887], (Rouir le joint simplement au 796 comme documentation héliographique).
Rare épreuve avant la lettre (Rouir, Hélio 2.1 reproduisant une épreuve volante sur un autre Japon impérial de la coll. Pereire/Odry/De Poortere du Musée Rops, Per E0424. 1P).
Celle de l’édition porte toujours l’adresse «Imp. par A. Delâtre» à la pointe sous le champ à droite (Hélio 2.2, parfaitement lisible dans la reprod. de l’épreuve volante, issue sans doute d’un ex., sur le même Japon vergé léger des coll. citées du Musée Rops, Per E0424. 2P). Elle n’est pas ici effacée car on la retrouve très légèrement sur une épreuve de la plaque barrée [cf47/1b] qui le fut comme les pierres de l’édition. Rops fera faire un autre cuivre en février 1895 (infra), après avoir récupéré le dessin qu’il avait donné à sa «femme» [Léontine Duluc] en 1887 [voir 47/3].
2) Exemplaire enrichi de La Lyre, petite planche réduite sans le mot Ex Libris, [février 1895].
Deux épreuves en deux états du frontispice de la future édition posthume de Deman en 1899. Hélios retouchées à la pointe sèche. Rops y ajoute, non décrit, un soupçon d’aquatinte: «J’ai ajouté à la photogravure un ciel à l’aquatinte d’une délicatesse et d’une finesse idéales. Un rien et le ciel n’y serait plus» (lettre à Deman du [28?] février 1895 p. 122, voir référence infra):
2a). – 2e état avec les 3 croquis dans la marge inf. [Rouir 822/2, date erronée de 1887. – Exsteens 526, peu au fait des éditions. Le Suppl. du cat. Ramiro de 1895 s’arrête au n° 678 de cet état en cours.] C’est celui-ci que Mallarmé aura reçu de Rops qu’il remercie le 10 mars 1895 en s’exclamant au «chef-d’œuvre entre les vôtres, évaporé de sa grandeur première dans mo
Vente
lundi 16 juin 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris