André MARTEL dit Le Martélandre papapafol du P (1893-1976) E Toça ce tamoi? Technique mixte et collage sur papier. Au dos, une lettre adressée au docteur Gaston Ferdière. 20 x 28,5 cm Provenance : Collection Jean-Jacques Plaisance, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris. André Martel invente le Paralloïdre en 1949 afin de réenchanter son écriture. Martel l’utilise pour écrire des poèmes, mais également dans sa correspondance, et jusque dans ses écrits personnels. « Avec mon martel paralloïdre, j’ai tout cassé dans les dicos qui me sont apparus comme des ossuaires, et dans les grammaires où j’ai vu des instruments de tortures. Et quand, pour juger de mon beau travail d’iconoclaste, j’ai regardé ces débris du langage (tronçons syllabiques, morceaux de préfixes, de suffixes, bouts de racines, éclats de voyelles, de consonnes, de phonèmes de toute espèce), ô merveilles que le choc avait séparées de leurs attaches rigides et débarrassées de leur gangue pétrifiée ! j’ai découvert, quelle joie ! tous les matériaux premiers à l’état natif de l’âme humaine. » André Martel, « Le Paralloïdre », dans Bizarre, no IV, avril 1956, p. 121 (source : www.andre-martel.com).
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André MARTEL dit Le Martélandre papapafol du P (1893-1976)
E Toça ce tamoi?
Technique mixte et collage sur papier.
Au dos, une lettre adressée au docteur Gaston Ferdière.
20 x 28,5 cm
Provenance :
Collection Jean-Jacques Plaisance, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris.
André Martel invente le Paralloïdre en 1949 afin de réenchanter son écriture. Martel l’utilise pour écrire des poèmes, mais également dans sa correspondance, et jusque dans ses écrits personnels.
« Avec mon martel paralloïdre, j’ai tout cassé dans les dicos qui me sont apparus comme des ossuaires, et dans les grammaires où j’ai vu des instruments de tortures. Et quand, pour juger de mon beau travail d’iconoclaste, j’ai regardé ces débris du langage (tronçons syllabiques, morceaux de préfixes, de suffixes, bouts de racines, éclats de voyelles, de consonnes, de phonèmes de toute espèce), ô merveilles que le choc avait séparées de leurs attaches rigides et débarrassées de leur gangue pétrifiée ! j’ai découvert, quelle joie ! tous les matériaux premiers à l’état natif de l’âme humaine. » André Martel, « Le Paralloïdre », dans Bizarre, no IV, avril 1956, p. 121 (source : www.andre-martel.com).
Vente
mercredi 11 juin 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 10 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris