Jean-Baptiste Camille COROT (1796-1875) Souvenir de Mortefontaine, 1864. Plume et encre de chine avec légers traits de pierre noire sur vergé. En pied, trois lignes manuscrites à la plume: «D?après votre désir je vous fais remettre le croquis d?un tableau / (Souvenir de Morte-fontaine) que j?envois [sic] cette année au Salon. / ce 17 mars 1864 C Corot». (Rousseurs claires, petites salissures en pied; longue déchirure oblique en travers du tiers supérieur du feuillet, sommairement consolidée au verso; annotations d?encadreur au verso). 25,5 x 31,5 cm. Cet important dessin offre l?esquisse assez accomplie du tableau que Corot présenta au Salon de 1864, l?un des premiers que l?État acheta directement à l?artiste. La toile demeura quelque temps à Fontainebleau avant d?entrer au Louvre en 1889. L?artiste y met en évidence la composition synthétique du tableau, non pas peint sur le motif mais issu de la recomposition des souvenirs de ses visites aux étangs de Mortefontaine, près d?Ermenonville, où il aimait à étudier les effets de l?eau et de la lumière. Notre croquis fait porter l?accent sur le mouvement des arbres à droite, comme irrésistiblement poussés vers la gauche par un vent violent, tandis que les figures des jeunes filles à gauche créent un contrepoint fragile à ces forces de la Nature. Cette puissance dynamique du croquis se trouve quelque peu assagie dans le tableau, qui invite surtout le spectateur à se perdre dans les lointains du lac et dans ses reflets. Provenance: Galerie Marcel Guiot
Estimation
4 000 € - 5 000 €
Résultat
12 000 €
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Jean-Baptiste Camille COROT (1796-1875)
Souvenir de Mortefontaine, 1864. Plume et encre de chine avec légers traits de pierre noire sur vergé. En pied, trois lignes manuscrites à la plume: «D?après votre désir je vous fais remettre le croquis d?un tableau / (Souvenir de Morte-fontaine) que j?envois [sic] cette année au Salon. / ce 17 mars 1864 C Corot». (Rousseurs claires, petites salissures en pied; longue déchirure oblique en travers du tiers supérieur du feuillet, sommairement consolidée au verso; annotations d?encadreur au verso). 25,5 x 31,5 cm. Cet important dessin offre l?esquisse assez accomplie du tableau que Corot présenta au Salon de 1864, l?un des premiers que l?État acheta directement à l?artiste. La toile demeura quelque temps à Fontainebleau avant d?entrer au Louvre en 1889. L?artiste y met en évidence la composition synthétique du tableau, non pas peint sur le motif mais issu de la recomposition des souvenirs de ses visites aux étangs de Mortefontaine, près d?Ermenonville, où il aimait à étudier les effets de l?eau et de la lumière. Notre croquis fait porter l?accent sur le mouvement des arbres à droite, comme irrésistiblement poussés vers la gauche par un vent violent, tandis que les figures des jeunes filles à gauche créent un contrepoint fragile à ces forces de la Nature. Cette puissance dynamique du croquis se trouve quelque peu assagie dans le tableau, qui invite surtout le spectateur à se perdre dans les lointains du lac et dans ses reflets. Provenance: Galerie Marcel Guiot
Vente
jeudi 11 avril 2013・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris