Jean VILAR
L.A.S., [Sète fin septembre 1947], à Élisabeth Prévost; 3 pages in-8 à en-tête Compagnie des Sept. Bilan après la première aventure d?Avignon. « Je tâche ici de retrouver un équilibre perdu. La vie de famille m?a repris, pas tout entier à vrai dire et Andrée le sent bien. Mais enfin trois mois de tension s?achevant sur l?interprétation d?un rôle aussi complexe que celui de Richard m?ont déshabitué des devoirs les plus simples vis-à-vis de tous ceux que j?approche. Je m?en défends et tente de cacher tout cela mais qu?y faire: si je m?écoutais, si j?étais lâche (ou artiste) je m?en irais pendant 15 jours loin de tous et de toutes. Je voudrais pour l?an prochain trouver des metteurs en scène éprouvés qui continuent la tâche que les 30 que nous étions ont assumée cette année. Je ne m?occuperais alors que de l?organisation et de la réception des gens». Il est préoccupé par «la question financière» qu?il faut arranger, afin de payer Gischia et Prassinos, ainsi que Philippe et Di Rosa qui «sont des gens très chics, et leur aide nous a été et nous sera toujours trop utile»... Il compte donc sur le paiement du déficit de 350.000 F... «je suis vidé, incapable d?écrire»..
Live jeudi 21 mars 2013・11:00 (Europe/Paris)
Lot n°499

Jean VILAR L.A.S., [Sète fin septembre 1947], à Élisabeth Prévost; 3 pages in-8 à en-tête Compagnie des Sept. Bilan après la première aventure d?Avignon. « Je tâche ici de retrouver un équilibre perdu. La vie de famille m?a repris, pas tout entier à vrai dire et Andrée le sent bien. Mais enfin trois mois de tension s?achevant sur l?interprétation d?un rôle aussi complexe que celui de Richard m?ont déshabitué des devoirs les plus simples vis-à-vis de tous ceux que j?approche. Je m?en défends et tente de cacher tout cela mais qu?y faire: si je m?écoutais, si j?étais lâche (ou artiste) je m?en irais pendant 15 jours loin de tous et de toutes. Je voudrais pour l?an prochain trouver des metteurs en scène éprouvés qui continuent la tâche que les 30 que nous étions ont assumée cette année. Je ne m?occuperais alors que de l?organisation et de la réception des gens». Il est préoccupé par «la question financière» qu?il faut arranger, afin de payer Gischia et Prassinos, ainsi que Philippe et Di Rosa qui «sont des gens très chics, et leur aide nous a été et nous sera toujours trop utile»... Il compte donc sur le paiement du déficit de 350.000 F... «je suis vidé, incapable d?écrire»..

Estimation
700 € - 800 €
Résultat
900 €
Frais de vente
0%
Jean VILAR L.A.S., [Sète fin septembre 1947], à Élisabeth Prévost; 3 pages in-8 à en-tête Compagnie des Sept. Bilan après la première aventure d?Avignon. « Je tâche ici de retrouver un équilibre perdu. La vie de famille m?a repris, pas tout entier à vrai dire et Andrée le sent bien. Mais enfin trois mois de tension s?achevant sur l?interprétation d?un rôle aussi complexe que celui de Richard m?ont déshabitué des devoirs les plus simples vis-à-vis de tous ceux que j?approche. Je m?en défends et tente de cacher tout cela mais qu?y faire: si je m?écoutais, si j?étais lâche (ou artiste) je m?en irais pendant 15 jours loin de tous et de toutes. Je voudrais pour l?an prochain trouver des metteurs en scène éprouvés qui continuent la tâche que les 30 que nous étions ont assumée cette année. Je ne m?occuperais alors que de l?organisation et de la réception des gens». Il est préoccupé par «la question financière» qu?il faut arranger, afin de payer Gischia et Prassinos, ainsi que Philippe et Di Rosa qui «sont des gens très chics, et leur aide nous a été et nous sera toujours trop utile»... Il compte donc sur le paiement du déficit de 350.000 F... «je suis vidé, incapable d?écrire»..
Vente jeudi 21 mars 2013・11:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris