Henry de MONTHERLANT Manuscrit autographe signé, [Réponse à des critiques, février 1948]; 7 pages in-4. Réponse aux critiques formulées contre Le Maître de Santiago [créé le 26 janvier 1948 au théâtre Hébertot]. Le texte, abondamment corrigé, est écrit au dos de listes bibliographiques et de lettres adressées à Montherlant. Une version différente est publiée en annexe du texte de la pièce (Théâtre, Pléiade, p. 540-542).{CR} «On a beaucoup écrit que le christianisme de don Alvaro n?était pas valable. J?ai déjà répondu là-dessus, et je me résumerai en disant que le catholicisme - toujours habile - a fait place en lui à deux "familles spirituelles", celle des doux et celle des durs. Don Alvaro est de la famille des durs»... Du reste, lui-même s?était déjà exprimé sur son personnage dans l?édition de sa pièce et dans des publications qu?il énumère... Il ironise sur les interprétations de P.H. Simon, Fr. Ambrière et P. Guillard, qui cherchent à rattacher l?intrigue à l?actualité politique, puis sur les explications psychanalytiques: il déplore que ces insanités ne soient pas seulement le fait d?illettrés prétentieux, mais aussi de quelques plumes distinguées. Enfin il termine en analysant les réactions du public: «Rien ne me retirera de la tête que cette pièce lui fait horreur. [...] Il s?y presse sans doute pour ressentir cette horreur, comme certains auditoires se pressent à l?église, dit-on, quand le prédicateur est bien terrible»... Seule une petite minorité s?émeut d?entendre «des choses que personne ne lui disait plus depuis longtemps»..
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Henry de MONTHERLANT
Manuscrit autographe signé, [Réponse à des critiques, février 1948]; 7 pages in-4. Réponse aux critiques formulées contre Le Maître de Santiago [créé le 26 janvier 1948 au théâtre Hébertot]. Le texte, abondamment corrigé, est écrit au dos de listes bibliographiques et de lettres adressées à Montherlant. Une version différente est publiée en annexe du texte de la pièce (Théâtre, Pléiade, p. 540-542).{CR} «On a beaucoup écrit que le christianisme de don Alvaro n?était pas valable. J?ai déjà répondu là-dessus, et je me résumerai en disant que le catholicisme - toujours habile - a fait place en lui à deux "familles spirituelles", celle des doux et celle des durs. Don Alvaro est de la famille des durs»... Du reste, lui-même s?était déjà exprimé sur son personnage dans l?édition de sa pièce et dans des publications qu?il énumère... Il ironise sur les interprétations de P.H. Simon, Fr. Ambrière et P. Guillard, qui cherchent à rattacher l?intrigue à l?actualité politique, puis sur les explications psychanalytiques: il déplore que ces insanités ne soient pas seulement le fait d?illettrés prétentieux, mais aussi de quelques plumes distinguées. Enfin il termine en analysant les réactions du public: «Rien ne me retirera de la tête que cette pièce lui fait horreur. [...] Il s?y presse sans doute pour ressentir cette horreur, comme certains auditoires se pressent à l?église, dit-on, quand le prédicateur est bien terrible»... Seule une petite minorité s?émeut d?entendre «des choses que personne ne lui disait plus depuis longtemps»..
Vente
jeudi 21 mars 2013・11:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris