Jean ARP (1886 - 1966) Composition, vers 1960 Fusain et aquarelle. Signé en haut à droite. Une esquisse au dos. Une annotation d’Hansjörg Gisiger au dos :« Ce dessin m’a été donné par Jean Arp lors d’une visite à Meudon le 8 mars 1965. Il l’a signé devant moi, mais selon les dires de sa femme à l’envers. Le dessin doit dater de ../../60 / 8III65, Gisiger ». 37 x 26 cm Provenance : - Collection du sculpteur suisse Hansjörg Gisiger. Offert par l’artiste le 8 mars 1965. - Collection particulière, Paris. . «En arrivant peu après la fin de la guerre à Paris pour y passer une première fois tout un hiver, j’y retrouvai Jean Arp, non seulement le seul artiste que je connaissais, mais l’unique personne connue de moi à laquelle je pouvais m’adresser dans la capitale. Lui et sa compagne - qui n’était pas encore Madame Arp - me reçurent avec infiniment de gentillesse dans leur belle maison de Meudon, me firent connaître des membres de leur cercle dont ils pensaient qu’ils me seraient « utiles », ce qui, bien entendu, s’avéra illusoire. Arp, instruit de mes constants soucis de trésorerie, me proposa de travailler pour lui dans son atelier, ce que je refusai avec mille précautions. J’étais encore dans la phase où je me cherchais, où je cherchais mon style et mes moyens d’expression, et le voisinage d’un maître accompli n’aurait pu s’avérer que néfaste. J’ai toujours pensé qu’en art mieux vaut être un mauvais original qu’une bonne copie» (Gisiger, Et pourtant tout arrive, Mémoires, Lausanne, Éditions l’Âge d’homme, 1998, pp. 154-155).
Estimation
4 000 € - 6 000 €
Résultat
5 460 €
Frais de vente
30%
Jean ARP (1886 - 1966)
Composition, vers 1960
Fusain et aquarelle.
Signé en haut à droite.
Une esquisse au dos.
Une annotation d’Hansjörg Gisiger au dos :« Ce dessin m’a été donné par Jean Arp lors d’une visite à Meudon le 8 mars 1965. Il l’a signé devant moi, mais selon les dires de sa femme à l’envers. Le dessin doit dater de ../../60 / 8III65, Gisiger ».
37 x 26 cm
Provenance :
- Collection du sculpteur suisse Hansjörg Gisiger. Offert par l’artiste le 8 mars 1965.
- Collection particulière, Paris.
.
«En arrivant peu après la fin de la guerre à Paris pour y passer une première fois tout un hiver, j’y retrouvai Jean Arp, non seulement le seul artiste que je connaissais, mais l’unique personne connue de moi à laquelle je pouvais m’adresser dans la capitale. Lui et sa compagne - qui n’était pas encore Madame Arp - me reçurent avec infiniment de gentillesse dans leur belle maison de Meudon, me firent connaître des membres de leur cercle dont ils pensaient qu’ils me seraient « utiles », ce qui, bien entendu, s’avéra illusoire. Arp, instruit de mes constants soucis de trésorerie, me proposa de travailler pour lui dans son atelier, ce que je refusai avec mille précautions. J’étais encore dans la phase où je me cherchais, où je cherchais mon style et mes moyens d’expression, et le voisinage d’un maître accompli n’aurait pu s’avérer que néfaste. J’ai toujours pensé qu’en art mieux vaut être un mauvais original qu’une bonne copie» (Gisiger, Et pourtant tout arrive, Mémoires, Lausanne, Éditions l’Âge d’homme, 1998, pp. 154-155).
Vente
vendredi 28 mars 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 6 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris