Alexandre SÉON (1855 - 1917)
Portrait de Charles Dumas dans un paysage symboliste (1881-1914)
Crayon noir, esquisse de sanguine, et rehauts de crayons de couleurs sur papier beige.
Signé, daté et dédicacé en bas à droite « Au poète, Charles Dumas, 1901 ».
(Légèrement insolé, petites rousseurs, petites pliures sur les bords).
46 x 57,7 cm

 Élève de Lehmann, ami et collaborateur de Puvis de Chavannes, Alexandre Séon est un peintre symboliste. Entre 1892 et 1897, Séon est très actif dans la confrérie de Péladan qui avait pour but de défendre l’art idéaliste, la tradition pour base, la Beauté pour moyen, et de lutter contre le réalisme. Il participe ainsi aux Salons de la Rose + Croix qui réunissaient les artistes symbolistes français et européens, et réalise des frontispices et autres dessins pour Péladan et ses suiveurs. En 1890, il découvre l’île de Bréhat et, fasciné par ses rochers rouges, y fait l’acquisition d’une maison de pêcheur.
Nous pouvons comparer notre dessin à une toile intitulée La Fille de la mer datée de 1903, qui rend hommage aux naufragés portés disparus.

La même année que notre dessin, l’oncle de Charles Dumas, Roger-Miles (cat. n° 111), écrit la préface de l’exposition d’Alexandre Séon à la galerie George Petit. Dans cette préface Charles Dumas insère un de ses poèmes « Humanité ». Alexandre Séon envoie au Salon de 1902 « un portrait de Charles Dumas, le dessin Rêveuse et deux peintures dont une allégorie de l’ile de Bréhat » (voir Jean David Jumeau-Lafond, catalogue d’exposition, « Alexandre Séon La Beauté Idéale », Musée des Beaux-Arts de Quimper 19 juin 28 septembre 2015, p. 268). Notre dessin est sans doute celui exposé, et a dû être réalisé sur l’ile de Bréhat, comme les autres œuvres envoyées cette année-là par Séon. En effet le paysage au fond de notre dessin est très proche de celui de La fille de la mer, auquel notre dessin semble répondre. (Opus cité supra, n°87, repr. p.226).
Live vendredi 28 mars 2025・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°92

Alexandre SÉON (1855 - 1917) Portrait de Charles Dumas dans un paysage symboliste (1881-1914) Crayon noir, esquisse de sanguine, et rehauts de crayons de couleurs sur papier beige. Signé, daté et dédicacé en bas à droite « Au poète, Charles Dumas, 1901 ». (Légèrement insolé, petites rousseurs, petites pliures sur les bords). 46 x 57,7 cm Élève de Lehmann, ami et collaborateur de Puvis de Chavannes, Alexandre Séon est un peintre symboliste. Entre 1892 et 1897, Séon est très actif dans la confrérie de Péladan qui avait pour but de défendre l’art idéaliste, la tradition pour base, la Beauté pour moyen, et de lutter contre le réalisme. Il participe ainsi aux Salons de la Rose + Croix qui réunissaient les artistes symbolistes français et européens, et réalise des frontispices et autres dessins pour Péladan et ses suiveurs. En 1890, il découvre l’île de Bréhat et, fasciné par ses rochers rouges, y fait l’acquisition d’une maison de pêcheur. Nous pouvons comparer notre dessin à une toile intitulée La Fille de la mer datée de 1903, qui rend hommage aux naufragés portés disparus. La même année que notre dessin, l’oncle de Charles Dumas, Roger-Miles (cat. n° 111), écrit la préface de l’exposition d’Alexandre Séon à la galerie George Petit. Dans cette préface Charles Dumas insère un de ses poèmes « Humanité ». Alexandre Séon envoie au Salon de 1902 « un portrait de Charles Dumas, le dessin Rêveuse et deux peintures dont une allégorie de l’ile de Bréhat » (voir Jean David Jumeau-Lafond, catalogue d’exposition, « Alexandre Séon La Beauté Idéale », Musée des Beaux-Arts de Quimper 19 juin 28 septembre 2015, p. 268). Notre dessin est sans doute celui exposé, et a dû être réalisé sur l’ile de Bréhat, comme les autres œuvres envoyées cette année-là par Séon. En effet le paysage au fond de notre dessin est très proche de celui de La fille de la mer, auquel notre dessin semble répondre. (Opus cité supra, n°87, repr. p.226).

Estimation
6 000 € - 8 000 €
Résultat
37 700 €
Frais de vente
30%
Alexandre SÉON (1855 - 1917) Portrait de Charles Dumas dans un paysage symboliste (1881-1914) Crayon noir, esquisse de sanguine, et rehauts de crayons de couleurs sur papier beige. Signé, daté et dédicacé en bas à droite « Au poète, Charles Dumas, 1901 ». (Légèrement insolé, petites rousseurs, petites pliures sur les bords). 46 x 57,7 cm Élève de Lehmann, ami et collaborateur de Puvis de Chavannes, Alexandre Séon est un peintre symboliste. Entre 1892 et 1897, Séon est très actif dans la confrérie de Péladan qui avait pour but de défendre l’art idéaliste, la tradition pour base, la Beauté pour moyen, et de lutter contre le réalisme. Il participe ainsi aux Salons de la Rose + Croix qui réunissaient les artistes symbolistes français et européens, et réalise des frontispices et autres dessins pour Péladan et ses suiveurs. En 1890, il découvre l’île de Bréhat et, fasciné par ses rochers rouges, y fait l’acquisition d’une maison de pêcheur. Nous pouvons comparer notre dessin à une toile intitulée La Fille de la mer datée de 1903, qui rend hommage aux naufragés portés disparus. La même année que notre dessin, l’oncle de Charles Dumas, Roger-Miles (cat. n° 111), écrit la préface de l’exposition d’Alexandre Séon à la galerie George Petit. Dans cette préface Charles Dumas insère un de ses poèmes « Humanité ». Alexandre Séon envoie au Salon de 1902 « un portrait de Charles Dumas, le dessin Rêveuse et deux peintures dont une allégorie de l’ile de Bréhat » (voir Jean David Jumeau-Lafond, catalogue d’exposition, « Alexandre Séon La Beauté Idéale », Musée des Beaux-Arts de Quimper 19 juin 28 septembre 2015, p. 268). Notre dessin est sans doute celui exposé, et a dû être réalisé sur l’ile de Bréhat, comme les autres œuvres envoyées cette année-là par Séon. En effet le paysage au fond de notre dessin est très proche de celui de La fille de la mer, auquel notre dessin semble répondre. (Opus cité supra, n°87, repr. p.226).
Vente vendredi 28 mars 2025・14:00 (Europe/Paris)
Salle 6 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris